Merci d'avance
Question À Propos De La Mâche
Commencé par Reinette, 13 Dec 2011 à 10:28
6 réponses dans ce topic
#1
Posté 13 December 2011 à 10:28
Voilà, j'ai acheté de la mâche bio chez un marchand de bio, et en la nettoyant de sa terre, j'ai vu des espèces de paillettes brillantes (vaguement dorées) sur ses pieds. Il y en avait vraiment beaucoup, sur tous les pieds, alors impossible de les rater. Heureusement, c'est parti tout seul au trempage. Je n'avais jamais vu ça auparavant (je n'achète pas non plus de la mâche bio souvent), et j'ai pensé qu'il s'agit des restes d'un produit employé durant sa culture. Alors, si quelqu'un savait ce que c'est et si c'est ok pour du bio, il pourrait me répondre ?
Merci d'avance
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#2
Posté 13 December 2011 à 11:27
Reinette dit :
des espèces de paillettes brillantes (vaguement dorées) sur ses pieds. Il y en avait vraiment beaucoup, sur tous les pieds
Vraisemblablement de la perlite ou de la vermiculite ; l’une et l’autre, des extraits de minéraux neutres qui servent à l’aération des substrats dans les mélanges terreux.
Cette mâche à été semée dans des plaques alvéolées puis repiquée en pleine terre après s’être enracinée dans les micros mottes, rien d’incompatible avec la norme Bio.
#3
Posté 13 December 2011 à 15:32
Merci pour ces informations, Carpensis, je n'ai pas besoin d'appeler le centre anti-poison, alors
#4
Posté 13 December 2011 à 19:10
Pas besoin, ce n’est pas pour toi que c’est nocif, du moins pas tout de suite.
Deux petites remarques cependant ; vu les renforts d’énergie pour neutraliser ces minéraux et les rendre propices à des mélanges terreux d’une part.
Le lieu et l’origine d’où sont extrait ces minéraux d’autre part ; démontrent encore une fois que les normes bio ne sont pas spécifiquement en faveur de la préservation de l’environnement et du développement durable mais pour un confort du à une nourriture certes plus saine.
D’un point de vu professionnel ; c’est aussi bien de faire des courbettes à la coopérative mondialisée car, moins pénible et encombrant de stocker des sacs de vermiculite venant d’une montagne défoncée à l’autre bout de la planète que de stocker du sable de rivière et des écorces finement broyées disponibles à proximité et, qui donnent le même résultat d’aération des substrat.
Deux petites remarques cependant ; vu les renforts d’énergie pour neutraliser ces minéraux et les rendre propices à des mélanges terreux d’une part.
Le lieu et l’origine d’où sont extrait ces minéraux d’autre part ; démontrent encore une fois que les normes bio ne sont pas spécifiquement en faveur de la préservation de l’environnement et du développement durable mais pour un confort du à une nourriture certes plus saine.
D’un point de vu professionnel ; c’est aussi bien de faire des courbettes à la coopérative mondialisée car, moins pénible et encombrant de stocker des sacs de vermiculite venant d’une montagne défoncée à l’autre bout de la planète que de stocker du sable de rivière et des écorces finement broyées disponibles à proximité et, qui donnent le même résultat d’aération des substrat.
#5
Posté 13 December 2011 à 21:27
C'est ça, il me semble bien qu'autrefois, ce qu'on trouvait sur la mâche c'était du sable.
Carpensis, est-ce que ces produits sont nocifs pour la terre ? Mis en balance avec le sable et les écorces, ça ne peut pas être aussi neutre il me semble.
Encore merci pour tes précisions.
Carpensis, est-ce que ces produits sont nocifs pour la terre ? Mis en balance avec le sable et les écorces, ça ne peut pas être aussi neutre il me semble.
Encore merci pour tes précisions.
#6
Posté 14 December 2011 à 11:46
Autrefois, le business d’achat et revente des jeunes plants n’était pas rependu comme aujourd’hui et le maraîcher semait la mâche directement en place sur un sol propice à cette culture ; en effet avec une grande teneur en sable de rivière pour faciliter la récolte.
Les endroits de grandes productions de mâches en fonction de la nature du sol ont changé principalement pour cause d’urbanisation.
Ce qui était avant, un produit en plus dans l’année pour cultivateur local est aujourd’hui une production spécifique de l’exploitation, dans une région qui n’est pas forcément adéquate pour cette culture ; avec le business des jeunes plants, ça marche.
De nos jours il y a moins de maraîchers mais la demande est croissante donc c’est moins contraignant d’acheter des jeunes plants.
Moins contraignant, plus rapide car dés qu’une culture est terminée, une autre est déjà mis en place…
Moins chère aussi car le travail des semis était en général, à l’époque où il y avait plus de maraîcher, réservé à un ouvrier hautement qualifié et son apprenti ; c’était un passage assez technique et nécessaire pour la transmission des savoirs.
Ça ne se fait plus car rémunérer la main d’œuvre, c’est ce qui coute le plus cher !
Il y a maintenant des firmes qui ne font que des jeunes plants, d’autres qui élèvent et récoltent, d’autres qui transportent, d’autres qui vendent en gros, semi gros, d’autres au détail…
On parle des circuits courts mais ils sont loin d’être en place et, les surfaces cultivées en Bio ne sont que 2,47% de la SAU Française, peau de chagrin !
Pour finir, je ne sait pas si à la longue, la vermiculite ou la perlite sont nocives pour le sol, je ne crois pas… Ce n’est pas écolo, ça c’est sur.
Les endroits de grandes productions de mâches en fonction de la nature du sol ont changé principalement pour cause d’urbanisation.
Ce qui était avant, un produit en plus dans l’année pour cultivateur local est aujourd’hui une production spécifique de l’exploitation, dans une région qui n’est pas forcément adéquate pour cette culture ; avec le business des jeunes plants, ça marche.
De nos jours il y a moins de maraîchers mais la demande est croissante donc c’est moins contraignant d’acheter des jeunes plants.
Moins contraignant, plus rapide car dés qu’une culture est terminée, une autre est déjà mis en place…
Moins chère aussi car le travail des semis était en général, à l’époque où il y avait plus de maraîcher, réservé à un ouvrier hautement qualifié et son apprenti ; c’était un passage assez technique et nécessaire pour la transmission des savoirs.
Ça ne se fait plus car rémunérer la main d’œuvre, c’est ce qui coute le plus cher !
Il y a maintenant des firmes qui ne font que des jeunes plants, d’autres qui élèvent et récoltent, d’autres qui transportent, d’autres qui vendent en gros, semi gros, d’autres au détail…
On parle des circuits courts mais ils sont loin d’être en place et, les surfaces cultivées en Bio ne sont que 2,47% de la SAU Française, peau de chagrin !
Pour finir, je ne sait pas si à la longue, la vermiculite ou la perlite sont nocives pour le sol, je ne crois pas… Ce n’est pas écolo, ça c’est sur.
#7
Posté 15 December 2011 à 22:49
Rénette, les légumes bio sont forcément moins pollués que les chimiques ! De même que le vin et les fruits d'ailleurs .
Maintenant , ils ne sont pas obligatoirement produits d'une façon écolo .Le chimique encore moins, vous êtes bien d'accord ?
Le sable sur la mâche n'est indispensable que pour le ramassage mécanisé , d'un produit "rikiki" adapté à l'industrie conventionnelle et bio .
La mâche n'est pas une culture exigeante, si la rotation est bonne il n'y à nullement besoin de lui ramener de fertilisant , surtout en bio .
L'utilisation des plants simplifient peut être le travail du maraicher mais lui font perdre son âme ! Chaque année ils rachètent des végétaux qui ne sont pas issus de leur terroir donc physiologiquement inadaptés a l'endroit ou ils vont finir leur cycle .
Maintenant , ils ne sont pas obligatoirement produits d'une façon écolo .Le chimique encore moins, vous êtes bien d'accord ?
Le sable sur la mâche n'est indispensable que pour le ramassage mécanisé , d'un produit "rikiki" adapté à l'industrie conventionnelle et bio .
La mâche n'est pas une culture exigeante, si la rotation est bonne il n'y à nullement besoin de lui ramener de fertilisant , surtout en bio .
L'utilisation des plants simplifient peut être le travail du maraicher mais lui font perdre son âme ! Chaque année ils rachètent des végétaux qui ne sont pas issus de leur terroir donc physiologiquement inadaptés a l'endroit ou ils vont finir leur cycle .
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