bolabola, le 28 June 2012 à 11:37, dit :
Rapley c'est de l'ENV (éducation non violente)?
Gill Rapley a écrit un livre intitulé "Baby-led Weaning" qui est pour moi la suite logique de l'allaitement. Quand on allaite on nourrit l'enfant à la demande, on respecte son rythme, on se fie à son instinct. Puis vient le moment ou il faut lui donner autre chose et pour moi l'idée de nourrir mon fils à la cuiller me dérangeait, c'était comme lui reprendre cette liberté de pouvoir se nourrir à son rythme. J'ai découvert le livre de Gill Rapley qui conseille de laisser les enfants apprendre à se nourrir eux-mêmes, en leur donnant des morceaux (et en suivant certaines règles) et cela me semblait une suite logique. C'est très facile et en plus on ne doit pas vraiment cuisiner séparément pour bébé.
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Est-ce que tes convictions sont aussi à la base d'autres choix de style de vie? Par exemple relativement à la contraception (hormonale ou pas)?
Oui et non. Je ne pourrais pas avoir recours à une contraception abortive, parce que pour moi l'avortement c'est terminer une vie, et que selon mes convictions ce n'est pas à nous de décider de la vie ou de mort d'autrui. Même s'il y a plein de bonnes raisons.
Puis c'est vrai que rester ouvert à la vie, c'est se respecter soi-même, et que l'on retrouve cela dans la contraception des indices combinés (nfp), mais dans notre cas c'est assez compliqué, vu que j'ai déjà eu des cycles de 7 mois, ou 50 jours ou autre, et du coup les long cycles nous combinons avec le préservatif, même si ce n’est pas idéal.
La pilule m'est exclue pour raison de santé, mais même si ce n'était pas le cas, je ne la prendrais pas. Je n'ai pas envie d'aller jouer avec mon système hormonal, qui du reste n'est déjà pas terrible.
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Je me demande, en effet, ce qui pousse certain-e-s à faire des "choix informés" en matière d'écologie, d'éducation, de maternage, d'alimentation, etc... Ce que tu dis est très intéressant (la question du "bon sens" plutôt qu'une question "religieuse"). J'aimerais tester une hypothèse et savoir si ce sont - ou ne sont pas - des convictions de type religieux/spirituel/éthique qui importent (définition des termes complexe... j'y travaillerai aussi).
Pour moi c'est une suite logique. J'ai commencé avec l'allaitement, ou l'on conseille le cododo pour des raisons pratiques et autres. Comme je n'adore pas sortir du lit la nuit quand ce n'est pas nécessaire, c'est ce qu' l'on a fait. Laisser pleurer est déconseillé quand on allaite, de plus j'avais lu des articles ou c'était clairement déconseillé pour des raisons de santé. Puis comme expliqué plus haut, Rapley.
Portage, aussi par l'allaitement, et c'est tellement plus pratique que de trainer une poussette partout.
Pendant ma grossesse on a beaucoup réfléchi aux vaccinations à cause du tollé autour de la grippe AH1N1. On n'a pas fait le vaccin. Et cela nous a fait mettre en question les vaccinations proposées.
Je ne pense pas que nos convictions religieuses ont activement influencé ces choix, mais d’un autre côté nos convictions profondes colorent toute notre vie.
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Les personnes qui font ces choix alternatifs (comme l'accouchement à domicile par exemple) sont souvent décrites comme "illuminées" ou "sectaires", dans les médias notamment; ne trouvez-vous pas?
Tout comme allaiter longtemps ...
C'est parce que ce n'est pas dans nos habitudes, on n'aime pas ce que l'on ne connait pas.
Aux Pays-Bas la plupart des femmes accouche à domicile et il parait que leur taux de mortalité des femmes/bb à la naissance est plus bas que dans les pays ou l'accouchement est surmédicalisé.
Pour moi c'est exclu pour des raison de santé donc la question ne se pose pas.