Pour ma part, j'impute directement à la catastrophe de Tchernobyl une aggravation de mon état de santé.
J'étais déjà fragile. Ma mère a consommé durant ma gestation des "médicaments" nocifs. J'ai aussi mangé beaucoup de fruits avec la peau, bourrés de pesticides.
Depuis 1987 je souffre de la quasi absence de certains enzymes (entre autre myéloperoxydase), ce qui m'empêche de digérer le gluten et les produits laitiers. Trois nodules à la tyroïde. Douleurs articulaires et fatigue chronique. Aucun examen ne décèle rien de particulier (à part la fuite des enzymes).
Dans un document sur les conséquences de cette catastrophe en Norvège, (très exposée au Nord) j'ai eu la surprise de constater ce même type de "profil" chez des personnes irradiées. La destruction des enzymes fait donc partie des conséquences.
Ici bien sûr, aucune preuve.
On ne meurt pas, à de si faibles doses, comme se plaisent à le rappeler certains responsables.
Mais quelle vie, après ?
J'ai assisté durant les dernières années à une augmentation spectaculaire de personnes souffrant des mêmes symptômes. Ils envahissent les forums de santé, classés dans "fibromyalgies" et autres.
Des centaines de personnes sont handicapées sans être reconnues ni prises en charge financièrement. Ils doivent passer, selon les départements, par la case dépression, pour obtenir si nécessaire une maigre pension.
Les soins apportés sont des plus fantaisistes, voire nocifs, et de peu d'efficacité. Nous sommes parfois malmenés par les médecins, mauvais sujets récalcitrants à leur science, passant au mieux pour des hypocondriaques... des dérangés...
Les produits de régime sont devenus courant dans les grandes surfaces, mauvais signe. Témoignage dans les crèches : c'est devenu impossible de partager un goûter ensemble, tellement les enfants sont devenus allergiques...
Pauvres, pauvres Japonais.














