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Education Positive Pour Mon Enfant

Dauphine Photo Dauphine 23 Feb 2010

Bonjour, Une cousine m'a parlé d'une éducation positive pour mon bébé, qui a 11 mois... elle me dit qu'il ne faut pas tout le temps dire "non, ne touches pas", etc... que l'enfant au cours de toute son enfance entendra trop souvent le mot "non" et ce n'est pas bon... il faut, me dit elle, tourner chaque phrase en positif... etc... existe-t-il un livre sur des exemples de choses à ne pas dire et choses à dire pour un bon développement de l'enfant ? Aussi, si l'enfant va 10h par jour chez la nounou et que la nounou n'applique pas la même éducation, je suppose que l'éducation positive de la maison ne servira hélas pas à grand chose ??? Comment faire pour qu'elle ne casse pas tous les efforts fournis à la maison ? Merci d'avance pour vos conseils.
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Nico. Photo Nico. 23 Feb 2010

 Dauphine, le 23 February 2010 à 14:10, dit :

elle me dit qu'il ne faut pas tout le temps dire "non, ne touches pas", etc... que l'enfant au cours de toute son enfance entendra trop souvent le mot "non" et ce n'est pas bon... il faut, me dit elle, tourner chaque phrase en positif... etc...

Et pourquoi pas, tout simplement, dire "non" quand il y a besoin, sans vouloir "tourner autour du pot" et éviter ce mot maudis, mais à côté de ça, savoir renforcer positivement ce qu'il fait bien. Bref : équilibrer les "non" et les "oui" !?

Bien à toi,

Nico.
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Guest_la dragonne_* 23 Feb 2010

Bonjour Dauphine

dire non juste pour dire non, effectivement ça fait plus de mal que de bien
et trop expliquer c,est pas bon non plus à 11 mois

grosso modo je dirais ceci pour l'instant

il faut TOUT DE MÊME que ta petite entende le mot ''non'' de ta bouche, de la bouche de sa mère qui est son guide dans l,enfance, si ça n'a aucune sens du genre vider son bol de soupe sur le tapis du salon !

je me pose cette question , si ''non, ne touches pas à ça'' revient souvent est-cve que c,est parce qu'il y a trop d'objets ''interdits'' à sa portée ?

C'est plus simple et plus calme lorque l'environnement, la chambre, le séjour, sont moins encombré et plus adapté pour que l,enfant PUISSE troucher à plusieurs choses, pour satisfaire sa grande soif de l'Inconnu, sa curiosité, le développement de ses habiletés manuelles...

ouvrir le tiorir dews chaudrons et le vider une fois ou même 4 c'est suffisant, ensuite, il peut très bien apprendre que ''non'', maman trouve que c'est assez because elle a autre chose à faire, et bébé va se trouver autre chose.

Une chose importante , être claire et ferme avec douceur... exemple; si tu di non 3 fois et ensuite tu dis oui par impatience, l,enfant vient de faire une découverte qu'il va exploiter si tu vois le portrait !

Supposons le cas du vidage de l'armoire pour faire un exemple ; plutôt que ''non, ne touches pas'' ça pourrait tourner comme '' s.v.p. bébé, maman dit non, merci ma chérie'' et si elle insiste un peu, pas lâché.

Il y a une différence importante entre ''maman dit non'' et ''ne touches pas''...

Au début ça prend de la patience et de l'imagination, et ça devient plus simple et moins questionnant avec l,expérience.

Concernant le temps passé avec la nounou, est-ce bien 10 heures par jour toute la semaine ?

bonne fin de journée
merci de poser la question et ouvrir ce sujet
Pense aussi à ouvrir ta présentation à ton nom

dragonne loulie
au plaisir de t'y retrouver ?
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Dauphine Photo Dauphine 23 Feb 2010

Merci de vos réponses... c'est très intéressant, je vais appliquer ces conseils. Pour répondre à Dragonne, oui, j'ai aménagé le séjour et sa chambre de façon à ce qu'il n'y ait pas trop de choses interdite... (mais impossible de tout retirer).. Il y avait un meuble à tiroirs qu'elle s'acharnait à ouvrir malgré mes "nons"... et le meuble, léger, lui tombait dessus... alors je l'ai fixé au mur et y ai mis QUE des jouets à elle, comme ça elle peut ouvrir les tiroirs à volonté et se servir de jouets, sans "nons"... Pour la question de Dragonne concernant les 10h chez la nounou, pour l'instant elle ne va que 5 heures par jour, car je suis à la recherche d'un emploi, mais dès que j'aurai trouvé, ce sera au moins 10h, car 8-9h de travail, plus le trajet = environ 10h, voire même 11 !!! (hélas), mais je suis seule à l'élever, faut bien travailler pour gagner sa vie !
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Mélanie10 Photo Mélanie10 24 Feb 2010

Et aussi un truc tout bête : si bébé fait des choses bien, même totalement anodines, et bien, la féliciter.
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Dauphine Photo Dauphine 24 Feb 2010

Oui, merci Mélanie, je suis tout à fait d'accord

 Mélanie10, le 24 February 2010 à 09:43, dit :

Et aussi un truc tout bête : si bébé fait des choses bien, même totalement anodines, et bien, la féliciter.
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simplement-naturelle Photo simplement-naturelle 25 Feb 2010

 Dauphine, le 24 February 2010 à 21:12, dit :

Oui, merci Mélanie, je suis tout à fait d'accord

 Mélanie10, le 24 February 2010 à 09:43, dit :

Et aussi un truc tout bête : si bébé fait des choses bien, même totalement anodines, et bien, la féliciter.



Coucou, bon c'est que mon avis, mais

Je rejoins Nico, je ne pense pas que le "non" ne soit pas un mot maudit et qu'il n'est pas bon de trop enjoliver la réalité ou distraire l'enfant pas des subterfuges.


Ex : Si ton enfant s'approche de quelque chose qui brûle, vas-tu l'emmener ailleurs mine de rien sans rien lui dire ? Tu peux être sûre que le jour où tu n'y prendras pas garde il retournera vers le feu parce qu'il n'a pas été averti

A l'inverse, les parents qui hurlent en disant "tu vas te brûler" font plus peur à l'enfant par leur cris, ce qui n'est pas à mon sens très bon non plus. Ils transmettent leur angoisse à l'enfant et peuvent le rendre inutilement peureux et angoissé

Ceux qui disent "non tu ne peux pas" sans expliquer pourquoi, vont voir leur progéniture braver l'interdit dès qu'ils auront le dos tourné ...

Par contre, lui dire non fermement (j'insiste sur le fermement) mais sans être ni angoissé, ni agressif ni en colère, et s'il est assez grand (mais les enfants comprennent très très tôt) lui expliquer qu'il risque de se brûler portera plus de fruit à mon sens. Maintenant rien ne dit que de nouveau, l'enfant ne tentera pas le coup quand vous aurez le dos tourné. C'est normal que les enfants testent, surtout quand il s'agit de choses qu'ils ne connaissent pas ('"ça brûle" mais qu'est ce que ça veut dire?) S'il se brûle, à vous de lui réexpliquer, (sans non plus hurler comme si c'était la fin du monde) que vous l'aviez prévenu. Dans ce cas-ci l'enfant en retirera que vous avez dit la vérité. Il ne se brûlera probablement plus et peut-être aura t'il plus confiance la prochaine fois que vous le mettrez en garde contre un danger.

Concernant le NON, j'ai un ami qui essaye de ne jamais dire à son enfant "Tu ne peux pas" mais plutôt "je ne veux pas" Bien sûr il le puni si il désobéit mais à ses yeux dire qu'il ne peut pas n'a pas de sens : quand les parents ne sont pas là, il pourrait très bien transgresser l'ordre sans que rien de négatif ne se passe, et par ailleurs les autres enfants sont pê autorisé à faire cette même chose ce qui est incompréhensible pour l'enfant. Exemple : Je ne veux pas que tu manges des chips. (et éventuellement "parce que je pense que c'est mauvais pour ta santé" si l'enfant est plus grand) a plus de poids (pour lui en tout cas) que hurler "non tu ne peux pas"

ça rejoint un peu ce que la dragonne dit : lui expliquer tu tu n'aimes pas que l'enfant fait quelque chose plutôt que lui interdire abruptement.

En tout les cas discuter avec l'enfant et lui expliquer (sans aller forcément dans les détails non plus) a énormément d'importance.

Les mots ont leur importance (on méconnaît trop souvent le poids des mots), je pense qu'il faut leur dire " attention tu risques de tomber" plutôt que " descend de là tu VAS tomber" (ce qui est faux si l'enfant ne tombe pas) En se sens, leur faire confiance est très très important. Laisser un enfant mettre la table avec vous (et non pas hurler qu'il va se couper avec le couteau) par exemple, leur faire participer dès tout petit à vos tâches ménagères, ne pas surestimer un danger en le menaçant inutilement mais sans non plus lui cacher ou mentir.

Le tout positif, j'y crois pas : on est pas au pays des bisounours

Le féliciter s'il fait quelque chose de "bien" ou de nouveau, surtout s'il vient vous le montrer tout heureux ce qu'il a fait, oui, mais le féliciter à tout bout de champs, non, ça n'a pas de sens (pour moi)

A l'inverse, s'il vous plaît, si un enfant vient vous montrer tout heureux un dessin par exemple, ou vous parler de quelque chose, ne jamais faire "oui oui" et l'ignorer en continuant ce qu'on faisait. Ni le contredire tout de suite ou lui dire non sans l'avoir entendu. Prendre le temps de s'arrêter, d'écouter son enfant, de lui répondre et de lui porter de l'intérêt. On imagine pas à quel point cela peut être frustrant et destructeur de ne pas rencontrer d'écoute ni d'intérêt pour ce que l'on fait de la part de sa famille, et/ou d'avoir une famille ou la place au dialogue n'existe pas, ou dans un seul sens (parent vers enfant.

C'est un point de vue personnel mais je pense qu'il faut avoir autant la fermeté de dire "non", dans le rôle d'instruction, d'autorité et d'accompagnement de l'enfant, tout en ayant l'humilité d'accepter qu'il a beaucoup à nous apprendre et qu'il a le droit aussi de s'exprimer, même s'il a tort (en supposant qu'il ait tort)


Après bien sûr une famille n'est pas l'autre, rien que déjà dans les valeurs morales qu'elle transporte qui ne seront pas les mêmes d'un foyer à l'autre, ainsi que dans ces "interdits" qui idem ne seront pas les mêmes d'une famille à l'autre, ou encore les questions éthiques voire religieuses : pourquoi une fille aura le droit de sortir le soir à 16 ans dans une famille et à 12 dans une autre, pourquoi une famille sera très exigeante sur les études et une autre complètement jem'enfoutiste, pourquoi on peut être dans une famille très unie et respectueuse des aînés et qu'ailleurs on vit plutôt en vase clos sans contact régulier avec la famille, et ainsi de suite.

Et dans toutes ces familles, il se trouve qu'un enfant n'est pas l'autre. Certains seront plus turbulents que d'autres, certains même infernaux et difficiles à "maîtriser" etc.

Je ne pense donc pas qu'il y ait de règle absolue. Mais en observant moi-même des familles et des enfants très différents, je pense qu'il y a tout de même des "mauvaises attitudes" et des "meilleures", ce qu'on pourrait appeler un espèce de "bon sens" qui devrait aller de soi si on prenait le temps d'y réfléchir, mais qui ne va jamais de soi puisque notre vécu, nos peurs, nos émotions entrent toujours en ligne de compte.

En bref, pour moi être parent c'est beaucoup de sagesse, d'amour, et ... d'erreurs qu'on regrette ensuite :6:

Je n'ai pas d'enfant, mais j'ai ma propre expérience d'ancien enfant ( :P ) J'ai pu comparer mon éducation à celles de mes camarades, et surtout depuis quelques années, je peux voir grandir de très près des enfants très jeunes dans mon entourage (ami, cousin...) Je peux apprécier leur éducation différente à chacun et l'impact qu'elle a sur eux, leur croissance, leur niveau d'éveil, d'apprentissage, la façon dont ils aiment faire les choses naturellement et en quoi leur parents les bloque ou au contraire les pousse vers l'avant, éteignent leur vivacité d'esprit ou la stimule, parfois simplement avec de bons ou de mauvais mots, une attitude ou l'autre.
Comme je vois aussi le lourd cadenassage de l'esprit d'un enfant à l'entrée à l'école vers 3 ans, son changement de caractère, et plus tard, son formatage intellectuel scolaire ;)

Autant de choses que je suis heureuse d'avoir pu remarquer moi, ce qui fait que quand j'aurai des enfants à mon tour, j'aurai un sacré recul et serai sans doute plus zen pour aborder leur éducation. (du moins j'espère)
Très certainement que si j'avais eu des enfants plus tôt, j'aurais fait les mêmes "erreurs" (à mon sens en tout cas) que celles que je vois (ou pense voir) chez mes amis sans m'en rendre compte.

Après comme je le disais, on a beau avoir toutes les théories du monde, souvent, et surtout avec nos enfants, c'est d'abord l'émotion qui parle, pas facile à gérer :siffle:
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Mélanie10 Photo Mélanie10 25 Feb 2010

Oui. Moi aussi j'avais de belles théories. Mais ça dépend tellement des enfants que c'est difficile à appliquer. Surtout quand tu coures partout toute la journée pour le boulot, la lessive, le ménage, les courses etc etc.
On ne prend pas le temps, c'est dommage.
Maintenant j'aimerais qu'on me dise quelle réaction je suis censée avoir quand mon petit garçon, assez perturbé me dit : j't'aime pas, t'es qu'une grosse co--e qui pue la me-de et je vais te foutre la gueu-e dans le feu comme tu seras morte... :tete-cogne:
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calispera Photo calispera 25 Feb 2010

Je n'ai pas d'enfant moi non plus, mais viens lire l'échange par intérêt. Et je voudrais dire que j'ai vraiment beaucoup apprécié ton message Simplement-Naturelle. Super bien écrit, on pourrait croire lire un livre. Mais surtout, ça me parle, ça me touche, et j'y ai trouvé plein de bon sens, voire même de sagesse ;)
Je trouvais que cela valait la peine d'être souligné. Je vois déjà ton cou se gonfler ;)

Pour moi une éducation positive ne se fait pas en changeant le langage, mais en travaillant à être positif soi-même. Le non n'est pas forcément signe de négativité, dans le sens qu'il met une limite, et qu'il est indispensable de donner des limites aux enfants, ne fut-ce que pour qu'ils se sentent en sécurité avec nous.

Si soi-même on est nettement plus positif, on aura tendance naturellement à ne plus utiliser de phrases négatives. Car il ne s'agit pas que du non, mais de l'utilisation de la forme négative « ne pas ».
Si à l'inverse on reste plutôt négatif, et qu'on force à changer nos phrases, ça risque de filer vers de l'hypocrisie, du coupage de cheveux en quatre, et l'enfant aura du mal à s'y retrouver.

Cela dit : travailler sur notre propre langage peut nous aider à devenir plus positif, mais mieux vaut le faire alors en dehors de l'éducation de l'enfant, et ne le lui transmettre qu'une fois que le changement a eu lieu. Sans être dans le "déni" du non ;)
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