Gayanée,
rem : rebelotte : trop de citations dans mon message : je ne laisse donc que les citations doubles. Quand c'est ton message que je reprends, je le mets en italique.
Concernant l'inversion des tendances entre boulot pour l'intérêt et boulot pour gagner sa vie (dans ton message à Simplement-Naturelle), je suis totalement d'accord avec toi.
Citation
calispera : Dans mon esprit, se séparer consiste toujours en un échec.
Un échec, pourquoi?
Perso, je trouve qu'il vaut mieux se séparer si la situation ne convient plus aux 2, donc ça n'est pas un échec, c'est un arrêt.
Mieux vaut se séparer, en effet, que s'entretuer

mais pour moi un couple c'est fait pour durer le plus longtemps possible (le mariage va aussi dans ce sens). L'idée de commencer une relation de vraie amitié ou amoureuse, dans la perspective que c'est momentané, ça ne colle pas à ma conception de l'amitié et de l'amour. Je vois bien que dans la pratique on échoue souvent. Mais pour moi cela reste un échec. Car si on se sépare c'est tout de même parce qu'on se rend compte qu'on n'est pas capable de bien fonctionner ensemble, qu'on s'est trompé en partie sur la personne, qu'on a perdu ses illusions, qu'on a découvert le pot aux roses, ou qu'on a trouvé mieux ailleurs, ou inversément si c'est le conjoint qui s'en va.
Les relations vraies, ce n'est pas comme du travail : on fait équipe un moment puis on passe à autre chose, pas pour moi en tout cas.
Ca fait mal une séparation.
Citation
calispera : Ce serait d'ailleurs bien de créer un forum : écolo-bio-impro.
La chouette idée que voilà!
Bon bon, ben va falloir concrétiser alors, comment on pourrait faire ça? Juste y penser et la loi de l'attraction fera le reste?
Citation
calispera : Pour qu'on puisse faire ce que l'on veut vraiment, mieux vaut tout d'abord savoir qu'on a ce choix.
Il faut avoir toutes les clés en mains pour pouvoir faire le choix en conscience.
J'ai l'impression qu'on en revient chaque fois à la même chose : savoir qu'on a le choix, c'est vivre en conscience. En conscience de ce que l'on crée comme conséquences lors de chaque acte qu'on pose. Conséquences sur soi, sur les Autres (à qui il faut pouvoir laisser la responsabilité de "mal vivre" certaines choses dont nous sommes responsables mais pas pour autant "coupables"), mais également sur l'environnement.
Et ce sont les gens qui ont pris conscience de certaines choses (trier ses déchets, composter, etc. pour diminuer leur volume de poubelles, ça diminue la taille des décharges, ou la quantité de déchets incinérés et donc des fumées, du CO2 dégagés, etc.) qui ont commencé d'abord à agir dans leur coin, puis se sont regroupés, ce qui a eu tendance à faire bouger les choses dans la société entière (le tri sélectif est organisé mnt presque partout, ce sont les enfants qui nous expliquent ce qu'on peut ou non mettre au compost, etc.).
C'est à peu près comme ça que je conçois les choses aussi. Ce sont les plus lents en conscience qui donnent la vitesse de l'évolution de l'humanité, et ce sont les plus rapides qui doivent tirer les autres. Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir quelques longueurs d'avance (côté recherche de respecter la vie, l'environnement), et c'est assez vivable, mais je pense aux gens qui sont nés ya quelques centaines ou quelques milliers d'années, et qui avaient un niveau de conscience bien plus élevé que le nôtre, et en plus à leur époque : ce devait être le pur enfer.
A moins que ….. nos ancêtres aient été nettement plus évolués que nous , et que ce soit la civilisation capitaliste qui nous ait fait régresser tant. Nous serions alors moins évolués que nos parents, qui l'étaient moins que leurs parents, etc.
Je précise que quand je dis que « nous avons plusieurs longueurs d'avance », cela concerne quelques domaines, mais pas le reste. Il ne s'agit pas de se prétendre une sorte d'élite.
Bref, je trouve que le mot central, c'est "conscience"!
Et que, pour cela, la prévention, l'éducation et le fait d'être soi-même impliqué est le chemin le plus logique (à mes yeux en tout cas).
=> Je prêche pour ma chapelle, encore ("une naissance en conscience"
)
Oui, mais qu'est-ce qu'on fait quand la prévention et l'éducation (de qualité) n'atteignent que trop peu de gens, et que ce sont des milliards qui sont impliqués dans le problème? L'incitation, on pourrait pas l'essayer?

Je me permets d'insister car je ne suis justement pas totalement convaincue
Citation
calispera : Penser qu'il faut mériter son pain pour pouvoir vivre, c'est penser aussi que les gens ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent, car ils doivent travailler d'abord.
L'idée de Créer OU Procréer, c'est penser aussi que les gens ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent, car ils doivent faire un choix d'abord.
;-)
C'est le principe même de la liberté et du libre arbitre d'avoir des choix à faire. Ce n'est pas une contrainte, au contraire. La plupart des gens estiment ne pas avoir de choix.
Je le lisais encore ces derniers jours dans un bouquin :
« Il vous arrive de devoir choisir entre la peste et le choléra mais cela reste un choix. C'est difficile à admettre parce qu'accepter cette notion de choix, c'est accepter votre responsabilité devant la vie et ce qu'elle vous sert. Dès lors, vous ne pourrez plus dire : 'je ne peux pas' ou 'je suis bien obligé de' ou 'si mon patron/mon mari/le gouvernement/le monde n'était pas...'
La simplicité volontaire c'est peut-être, pour la première fois, la possibilité de dire 'Je choisis donc je suis ». » (livre : L'art du désencombrement - écrit par Alice Le Guiffant et Laurence Paré (alias Cherryplum et Aspen ou inversement)
Tant qu'on ne se rend pas compte qu'on a un choix, on fait tout par obligation (même si parfois ça nous arrange bien). Et dans l'ensemble on mord plutôt sur sa chique : on entre dans la case, on fait les études vers lesquelles on nous a mené, on trouve le bon boulot, on prend le standing du boulot en question (costume/tailleur, voiture, quartier d'habitation), on fonde une famille, on achète une maison, on cherche à faire beaucoup d'argent. Et une fois qu'on est bien dans cette case et qu'on s'y emmerde profondément ou qu'on ne voit plus le bout (on rêve de vacances, de pension, de soirées, de télé, de week-ends), on dit qu'on n'a pas le choix.
Peut-être vaudrait-il mieux d'abord faire les choix à la base. Et même si on n'a pas fait les bons choix, refaire nos choix. Beaucoup de gens passent par la dépression ou la maladie car ils ne sont pas dans la bonne case, mais qu'ils n'imaginent pas pouvoir changer leurs choix. Et la dépression mènera suffisamment loin, jusqu'à ce que la personne puisse entre-ouvrir la porte de sa propre liberté (qu'elle tenait furieusement fermée jusque là).
Il y a une chouette citation qui explique cela :
« Nous sommes enfermés dans une prison et une voix nous dit : 'Sors!' Nous répondons : 'Impossible, la porte est verrouillée!' et la voix nous dit : 'Oui, mais elle est verrouillée de l'intérieur, regarde et ouvre!' » Christiane Singer
Ce n'est pas de la théorie pour moi, je parle de vécu.
Citation
Tu reviens plusieurs fois avec cette idée que
calispera : "beaucoup de choses de la société tournent là autour" (des enfants).
De mon côté, je trouve que ce qui existe et qui tourne autour des enfants est assez incroyablement mal adapté à leurs besoins. Je suis presque d'un avis contraire au tien : toute notre société tourne comme si elle ne devait pas accueillir d'enfants et satisfaire leurs besoins, comme s'ils n'étaient pas les futurs-adultes de demain, à éveiller, à émerveiller, à respecter, à encourager, à connaître, à écouter, à entourer, à aimer.
Je n'ai pas repris la totalité de l'extrait, et je suis foncièrement d'accord avec ce que tu dis. Nos enfants sont élevés, presque comme on élève des animaux. Seuls des parents plus conscients seront capables d'éduquer des enfants à être plus conscients. On est encore très sous-développé dans le domaine de l'éducation, et en particulier quand il s'agit de scolarité. (rem: je ne prétends pas que je serais une bonne éducatrice non plus).
Mais, …. ça ne contredit pas ce que j'ai dit. Ce n'est pas parce qu'on éduque très mal nos enfants, que l'infrastructure de la société ne tourne pas en grande partie autour de la famille.
Personnellement, si je devais avoir un enfant, je ne serais déjà sûrement pas satisfaite de mes propres méthodes d'éducation (on reproduit en général, inconsciemment, ce que nos parents ont fait, mais bon j'y travaillerais pour faire pour le mieux), mais lui faire subir l'école et tout ce qui concerne l'éducation extérieure au foyer, me ferait tout simplement horreur.
Je trouve qu'il faudrait beaucoup plus d'adultes autour des enfants, beaucoup plus d'infrastructures tournant autour de leur épanouissement! autour du soutien à la parentalité, créons des réseaux de soutien afin que chaque parent puisse offrir le meilleur à son enfant, engageons-y toute la société!
Pour moi ce n'est pas tant la quantité qui fait défaut que la qualité.
Vraiment, je prends le problème à l'envers... et je me dis que si on leur donnait VRAIMENT la place principale, à ces futurs-adultes, ils feraient ensuite des adultes bien plus "conscients", faisant des choix en SE respectant, en respectant les autres et l'environnement, et ceci de manière tout-à-fait naturelle. Si on ne les bride pas, ils n'auront pas de "mauvaise raison" d'avoir des enfants, eux-mêmes (je mets des guillemets, je ne juge pas), ils feront le choix d'en inviter dans leurs vies, ou non, en fonction de leurs priorités et non pas "pour faire comme les autres" parce qu'ils ne seront pas dans un système ultra-compétitif depuis le plus jeune âge et donc le regard des autres n'aura pas du tout le même impact sur eux qu'il n'a pu l'avoir sur nous, ou du moins sur une partie de la génération actuelle en âge d'avoir des enfants.
En d'autres termes ils seraient beaucoup plus conscients que nous. Et en attendant d'atteindre cette conscience-là, si on arrêtait de procréer au rythme où on le fait actuellement?
Et ça permettrait à ceux que ne sont pas eux-mêmes parents de pouvoir être tout de même des modèles, des personnes-ressources, des exemples, pour les enfants qu'ils côtoieraient dans leur quotidien, via les réseaux de soutien.
J'ai aussi coupé l'extrait, mais là aussi je suis tout à fait d'accord avec toi. Je ne pense pas qu'il faille « avoir » son enfant pour pouvoir aimer un enfant et jouer un rôle important dans sa vie. S'il y avait moins d'enfants, les enfants pourraient vraiment devenir les enfants-rois - pas parce qu'on leur accorderait tous leurs caprices - mais parce qu'ils recevraient le meilleur humainement de beaucoup de personnes : l'amour, l'attention, l'exemple, l'indulgence, etc.
Citation
Calispera : Je pense sincèrement qu'au niveau de l'évolution humaine actuelle, on pourrait arriver à ne plus considérer comme évident que tout un chacun devienne un jour parent (90% des adultes actuellement si mon souvenir est bon, probablement plus que jamais auparavant).
Je trouve cette idée intéressante, mais le point qui fait mal, sur quel(s) critère(s) est-ce "évident" ou non, de devenir parent?
A mon avis (en fonction de mon expérience dans d'autres domaines et de ce que j'observe chez les parents autour de moi), c'est probablement quand c'est un projet qu'on a depuis longtemps (depuis toujours pour certains?) que ça donne du sens à notre vie.
Je pense aussi que c'est un désir qui existe avant d'être en couple, et que ce n'est pas parce qu'on est dans un couple que ce désir surgit.
Je pense aussi que l'envie consiste à donner de l'amour à un petit humain, bien plus que d'avoir un projet de pouponner, de pouvoir montrer son enfant à un entourage, de pouvoir s'identifier à la maternité ou paternité (se sentir plus femme, etc.), de se faire un film de l'adulte épanoui et responsable que l'enfant deviendra, de se faire un film sur le fait d'avoir aussi un jour des petits-enfants, etc.
J'ai parfois aussi l'impression que certains jeunes parents se réjouissent de la venue d'un enfant, un peu comme quand on va choisir le cadeau de Noël. Ca crée de la reconnaissance dans l'entourage (« ça », ce n'est pas l'enfant, c'est l'événement ), on s'achète plein de choses pour le bébé, ça donne une foule de sujets de conversation, on va enfin pouvoir faire comme la copine, etc.
Citation
J'entends beaucoup
calispera (et d'autres) : "vocation", "sacrifice", contraintes"
liés au fait de devenir parent. Ben franchement, si c'est le cas, le jour où les enfants seront un peu plus "conscients", ils n'en feront plus! 
Quand on suit sa vocation on en accepte plus facilement les sacrifices et contraintes. Je pense que quand on veut vraiment être parent, on assume cela assez bien. Ceux qui l'assument moins portent un bien plus gros fardeau. Comment se fait-il que tant de parents achètent à leurs enfants tant de choses pour mieux parer à leur absence, et sont près à travailler plus d'heures pour pouvoir le faire? Pour beaucoup de parents, le travail est une soupape pour pouvoir se trouver hors de la famille. Beaucoup ne veut pas dire la majorité, j'en ignore la proportion, mais il suffit d'entendre certaines conversations de gens qui sont parents. Ou alors voir les comportements de parents qui ont tellement peu d'égard vis-à-vis de leurs enfants.
Un choix assumé est nettement plus léger que lorsqu'on ignore qu'il y a un choix et qu'on fait les choses par obligation.
Citation
calispera : Pour moi ce serait un peu pareil que de vouloir mettre dans la même balance la santé et le fait de faire un grand voyage : ya pas photo, c'est la santé qui passe avant.
Comme tu le dis "pour toi", je pense que c'est subjectif, même cet exemple-là.
Euh, j'ai du mal à imaginer qu'une majorité de gens choisirait de voyager au prix de mettre leur santé en péril. Je ne parle pas de grippe, mais s'il est question de choisir entre voyager et avoir un cancer, ou une sclérose en plaque, ou un membre amputé, y a-t-il vraiment quelqu'un qui ferait le choix du voyage, s'il n'est pas suicidaire ou fou?
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calispera : Pour les gens qui se sentent une vocation de parents : ya pas photo : ce sont les enfants qui passent avant. S'ils y voient des contraintes, ils les acceptent de bon coeur.
Ben, je ne pense pas qu'ils aient le choix, une fois qu'ils ont pris la décision d'inviter un enfant dans leur couple, d'accepter ou de refuser les contraintes que la société leur impose du fait de devenir une famille.
Comme dans l'extrait qui parle de la peste ou du choléra, quand on est conscient d'avoir le choix, on l'assume bien mieux.
Il y a des gens tout de même qui font le choix de l'avortement, d'autres qui font le choix d'abandonner leur enfant, d'autres encore qui font le choix de l'envoyer en pensionnat (tous les enfants en pensionnat ne sont pas dans ce cas). Certains autres choisissent de déscolariser leur enfant, ou encore de vivre sur un seul salaire pour être plus présent au foyer. D'autres encore vont continuer à vivre presque la même vie qu'avant, avec les enfants en plus (on prend des baby sitter pour les sorties, on dépose l'enfant chez la grand mère quand on veut faire du shopping, on laisse l'enfant devant sa télé pendant qu'on se délasse à autre chose, on a une femme de ménage et on achète des repas tout faits etc).
Il y a toutes sortes de choix qu'on peut faire quand on est parent.
Alors bien sûr la toute grande majorité des parents, va pousser les hauts cris quand on parle qu'ils auraient pu abandonner leur enfant. Ils n'y auraient jamais songé. Mais dans la tête, si on sait qu'on a un choix : on assume bien mieux le choix qu'on a fait, alors que si on dit : l'enfant est là, je n'ai pas le choix, on est en prison.
Et franchement, culturellement, j'ai l'impression qu'on est bien moins évolués que beaucoup de tribus où tout le monde se soutien autour des enfants (c'est juste une impression).
C'est pour moi une réalité.
Actuellement, il y a des familles monoparentales : plusieurs enfants avec un seul parent. Parent qui n'est pas toujours entouré d'autres adultes pour le seconder, donc quel boulot!!!
Combien de parents potentiels osent se poser la question : quid si on devient veuf, ou si on divorce? Car cette question est tout de même fondamentale quand on sait que 50% des couples divorcent. Ne pas tenir compte de cette perspective quand on veut procréer c'est selon moi un manque de conscience, car personne ne peut se prétendre à l'abri. Nous ne maîtriserons jamais tous les éléments de notre vie.