Ca me parle également ce Yi King. Je l'ai vu et lu 100 fois, sans jamais trop savoir, comme on parle du Tao, du Bouddhisme, du Tai Shi, du Shiatsu, du yin et yang, du Ki Qong, du Reiki, de la voie, de la méditation, de l'ego, …...... Tous des termes, quand on n'y connait rien au départ qui donnent plutôt envie de fuir. Puis, plus on avance, plus tout ça fait sens finalement. Car ça se rejoint.
Tàri, Ce que tu dis me parle beaucoup.
Quand on est le nez sur une situation, c'est difficile de prendre du recul. Et pouvoir venir en parler aide à y arriver, surtout voir que d'autres vivent cela aussi. Et puis, le temps aussi : "Le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui." (Clémentine Faïk -Nzuyi)
Parfois on se tape la tête bien longtemps contre les murs avant de le prendre ce recul.
Pour ce qui est de l'ego, j'en lis de toutes les sortes à son sujet. Les uns (bouddhistes plutôt) préfèrent s'en détacher; d'autres proposent plutôt de le connaître et de « faire avec » en le respectant, sans pour autant lui permettre de nous dicter notre conduite en continu. La deuxième version (plus occidentale) me parle plus (on parle aussi de la part d'ombre dans ce cas).
Plus on se connait et on s'accepte, moins cet ego vient empiéter sur nos intentions. Certaines caractéristiques, qui à la base étaient considérées comme des défauts, finissent par s'avérer devenir des qualités. Mais bon, ya du pain sur la planche. Enfin.... je parle pour moi
Ah, ben, …..en parlant de Yi King, ….. je m'étais justement promis de venir donner un extrait d'un livre que je lis car l'idée m'a vraiment bien plus, et elle rejoint le sujet actuel, et cite le «Yi King » ben oui.
Bon j'introduis d'abord : le bouquin c'est « vivre sa colère sans violence » De C. Tal Schaller et J. Razanamahay. L'idée est de nettoyer notre colère comme on fait nos ablutions : en solo, donc sans l'éjecter sur les gens autour de nous (les auteurs proposent plein de moyens créatifs et ludiques, mais surtout efficaces pour y arriver).
Ils introduisent l'anecdote comme suit :
« ….lorsque nous veillons à dépolluer fréquemment notre corps émotionnel et la cathédrale de notre corps physique, le monde intérieur et le monde extérieur ne font plus qu'un, comme l'exprime avec délicatesse cette anecdote chinoise qui fut racontée à Jung par Richard Wilhelm, le premier traducteur du Yi King :
''A Kiaochou survint une terrible sécheresse. Hommes et animaux mouraient par milliers. Désespérés, les citoyens de cette ville firent appel à un faiseur de pluie qui vivait dans les montagnes. Celui-ci demanda à être laissé seul dans une petite hutte hors de la cité, et trois jours plus tard, il se mit à pleuvoir et même à neiger! Richard Wilhelm put obtenir un entretien avec cet homme remarquable et il lui demanda avec une extrême curiosité comment il avait pu faire venir la pluie. L'homme, dont le grand âge s'accompagnait d'un regard clair et malicieux, lui répondit : ''Je n'ai pas fait venir la pluie, bien sûr que non!'' Puis, après quelques minutes de silence, il ajouta : ''Voyez-vous, à cause de cette sécheresse, la nature, les hommes et les femmes étaient profondément troublés. Ils n'étaient plus dans l'harmonie du Tao. Quand je suis arrivé ici, je me suis senti, moi aussi, très perturbé, tellement secoué qu'il m'a fallu trois jours pour me remettre d'aplomb'.'' Et il conclut, avec un sourire : ''et alors, naturellement, il se mit à pleuvoir!'' »
Je n'ai jamais rien fait pleuvoir, mais il m'est déjà arrivé que quand je réglais à un niveau personnel un noeud d'émotions négatives, et que je retournais ensuite avec les gens avec lesquels ce noeud avait tendance à être ravivé, et bien, la relation était bien meilleure, le problème oublié. (On a déjà parlé d'un sujet parallèle sur l'échange Ho'oponopono :
http://www.eco-bio.i...__fromsearch__1 ).
Sinon, quand tu parles de ces fameuses tempêtes, difficile à gérer sur le moment, je pense aussi au livre de Eckart Tolle (Le pouvoir du moment présent) qui m'a été d'une précieuse aide pour mieux comprendre « le corps de souffrance », cette part de nous qui se réveille par moment, et nous secoue dans tous les sens, car liée à de vieilles souffrances/émotions ravivées (ce sujet a aussi déjà été discuté sur le forum :
http://www.eco-bio.i...__1
Et pour retourner côté bouddhisme, on parle du même genre de concept dans le livre de Pema Chödron (Pour faire la paix en temps de guerre), que j'ai résumé là :
http://sechangersoi....eviolence01.htm
Bon, ce sont des pistes, pour ceux qui ne les connaîtraient pas; celles qui pour moi ont aidé, et qui je pense pourraient aider d'autres si quelque chose fait écho en eux.
L'idée c'est que tant qu'on définit le problème chez les autres, ben on n'est pas prêt de le résoudre. Il ne s'agit pas de chercher un « problème » chez soi, mais plus on évolue, plus on devient conscient de nos modes de fonctionnement, de nos émotions, de nos pensées, plus le besoin de changer l'autre diminue et mieux cela se passe pour nous (et pour les autres).