Posté 12 September 2009 à 16:30
Chers tous,
voici un petit moment que je ne me suis plus trop manifestée sur ce forum, tout simplement pour cause de rentrée scolaire!! Bien occupée donc!
Je me réjouis beaucoup que tu aies annoncé cette conférence Eric, cela me donne l'idée d'en organiser une dans ma région, puisque l'orateur vit à 70 km de chez moi! C'est un ami de membres de ma famille, et j'ai cru comprendre que c'est quelqu'un de grande valeur.
Pour répondre à la question: y a-t-il des passages concernant le respect des animaux dans la Bible: oui, oui et oui!
Je n'aurais pas le temps de faire un exposé complet sur ce sujet ici, d'où l'intérêt de conférences comme celle proposée pour ceux que ça intéresse.
Je peux toutefois donner quelques exemples:
"au commencement...": livre de la Genèse: l'homme et les animaux étaient respectivement frugivores et herbivores. Dieu n'a pas créé de carnivores!
C'est après la séparation de l'homme d'avec son Créateur que la mort entre en action, si j'ose dire!
des animaux sont alors tués uniquement pour se faire des vêtements et pour être offerts en sacrifice;
Ce n'est qu'après le déluge que Dieu autorise l'humain à manger de la viande; tout simplement pour une question de survie, il semble que ce cataclysme ait entrainé des changements climatiques importants, notemment avec l'apparition de régions froides et de l'hiver sous certaines latitudes. C'est à partir de ce moment là que la longévité humaine commence sérieusement à décroitre, pour atteindre entre 70 et 120 ans dans les meilleurs des cas.
La loi de Moïse donne plusieurs règles concernant le respect des animaux, par exemple:
ne pas museler l'animal pendant qu'il travaille (laboure, tourne la meule...) afin qu'il puisse se nourrir lorsqu'il en a besoin.
Le jour du Sabbat (samedi), donc toutes les semaines, l'homme ET LES ANIMAUX DOMESTIQUES devaient se reposer.
Seuls quelques animaux étaient autorisés à la consommation, les autres ne devaient même pas être tués sauf pour se défendre en cas d'aggression, car leur cadavre rendait impur.
et il y en a d'autres
Bien sûr se pose la question des sacrifices. Pour un travail de thèse j'ai pas mal étudié les moeurs de l'Orient Ancien (Mésopotamie, Egypte, Hittites, Canaan, Hébreux) à l'époque de Moïse. Tous pratiquaient des sacrifices animaux, et parfois humains (ce qui est violemment réprouvé par le Dieu de la Bible).
La grande spécificité des sacrifices dans la Bible, c'est que contrairement aux autres nations, il n'ont pas pour but de satisfaire un dieu assoiffé de sang. Ils ont au contraire pour objectif de faire réaliser aux hommes la gravité de ce qui les sépare de Dieu (appelé péché le plus souvent). En effet le meurtre d'un animal innocent est scandaleux, et c'est bien ce que Dieu veut qu'il soit.
Un coupable peut-il mourir pour les fautes d'un autres? Non, il mourra des conséquences de ses propres fautes.
Si quelqu'un veut mourir pour un coupable il faut qu'il soit lui-même innocent. C'était le cas de ces pauvres bêtes, qui sont, dans la perspective biblique, une préfiguration de Jésus-Christ: totalement pur, innocent, jamais séparé de Dieu le Père, le nouvel Adam, qui s'offre en sacrifice pour notre culpabilité, afin que nous puissions être réconcilié avec notre Créateur et retrouver notre vocation: être aimé de Lui et nous aimer les uns les autres en Lui.
Il est intéressant de noter que c'est peu après la crucifiction de Jésus que le temple de Jérusalem a été détruit par les armées romaines, et que depuis il n'y a plus jamais eu de sacrifices d'animaux. Le Nouveau Testament les présente comme inutiles puisque celui du Christ en est la réalisation suffisante et toujours valable.
Chère Dragonne, j'étais un peu triste lorsque tu as déclaré vouloir quitter ce forum, aussi je suis heureuse de t'y retrouver. Je vois que tu n'as pas perdu de ta verve, les dragons crache du feu, il faut donc s'y attendre!!
Si tu es un peu ou beaucoup anglophone, cela t'intéressera peut-être de faire un tour sur le forum d'Ann Osborn (voir ici, sur écobio le fil: frugivorisme, Kristo a traduit son intervieuw, passionnant):www.iheartfruit.com (je crois que c'est ça?!). Ce site n'est pas chrétien, beaucoup de frugivores qui ne le sont manifestement pas non plus y interviennent.
Sur le post challenges, un dénommé Todd et une jeune femme sont eux très engagés dans la foi, ils en parlent dans leurs interventions très librement. Ce qui m'a frappée, ce sont les réponses des non-chrétiens: ils se réjouissent d'y lire ce que cet homme vit dans sa foi, de suivre son journal frugivore, ils l'encouragent, et lorsque leur avis est différent ils l'expriment avec beaucoup de délicatesse.
Tout ça pour dire que nous sommes très influencé par notre culture de la "vieille Europe" et surtout de la France où la laïcité est devenue en fait un militantisme anti chrétien. C'est assez spécifique à la France, et pour moi qui ai un peu voyagé et qui ai beaucoup d'amis étrangers, je vous assure que c'est frappant. Les dits "étrangers" sont même souvent choqués par une telle intolérance à l'égard du christianisme.
Aussi, peut-être qu'il serait bon de prendre un peu de recule par rapport à notre culture française, et à l'influence qu'elle exerce sur nous. Cela peut participer à une certaine liberté d'esprit, à plus de tolérance, à mieux écouter, sans trop d'à priori, ce que vivent d'autres, même chrétiens.
Et finalement, peut-être y a-t-il des richesses ignorées à découvrir au travers de l'expérience de certains chrétiens...Et peut-être même que c'est de ces richesses que ces à priori veulent nous priver? Le message de Jésus-Christ est si bouleversant quand on l'écoute vraiment.
Quant au prosélytisme, c'est un faux débat: dès que l'on partage avec autrui quelque chose qui nous plait, nous interpelle, nous a transformé...on l'influence, que ce soit volontaire ou non. Et si l'on est convaincu que quelque chose est benfaisant est-il juste de se taire, ne serait-ce pas égoïste? L'essentiel étant de le communiquer avec respect, en laissant chacun libre de ses positions, il me semble.
Bon, je me suis rattrappée de mon silence prolongé!! Alors j'arrête! pour cette fois...