Mille-feuilles, le 24 April 2010 à 23:30, dit :
Merci de compatir à ma douleur, car effectivement, ce genre de relations, en génère souvent.
Heureusement, il y a une contrepartie, qui est qu'il m'arrive (de plus en plus ) fréquemment d'arriver à faire (entre)voir aux personnes chez qui j'interviens, d'autres façon de concevoir leur jardin.
En clair, tu fais VRAIMENT ton travail, tu ne contentes pas de faire bêtement ce que le client demande et de ramasser le fric, contrairement à bien d'autres
Mille-feuilles, le 24 April 2010 à 23:30, dit :
Y compris sur le résultat, surtout pour les arbustes à grosses feuilles genre laurier-cerise ! Mais quel travail, sincèrement, je t'admire. Un fléau pire que le taille-haie : le souffleur à feuilles, horriblement bruyant, polluant, inutile (on va plus vite avec un râteau à feuilles).
Mille-feuilles, le 24 April 2010 à 23:30, dit :
C'est tout à fait vrai ! La mousse ne s'installe que parce que l'herbe ne peut plus pousser (sol appauvri par les tontes répétées en l'absence de mulchage, sol compacté, sol humide, mal draîné, trop à l'ombre...). Les graminées sont l'une des cultures les plus contraignantes qui existent (du moins si on ne veut QUE ça), et la mode du gazon-moquette est un fléau environnemental. Cf cette histoire qu'on trouve sur tous les forums de jardinage : Dieu et St François et ce texte que l'on trouve sur le site du Courrier de l'Environnement de l'INRA.
Mille-feuilles, le 24 April 2010 à 23:30, dit :
Lors de ces discussions sur les façons de procéder, je peux souvent constater que la "peur de la nature", en plus de trouver son origine dans l'ignorance, est également auto-entretenue par la crainte du "qu'en dira t'on ?" (voir les "petites réflexions" du voisinage sur l'entretien "convenable/ou pas" du jardin"...)
Parfois une simple petite phrase pour rassurer sur la "normalité" (Par ex: "vous savez, tous les jardins qui ont ce type de conformation, sont "moussus"... D'ailleurs, moi je trouve cela plutôt joli...", "Vous savez, personne ne se soucie de ces quelques feuilles mortes devant votre portail..." etc), suffit pour faire revenir la personne à une vision des choses plus tranquilisée...
Ah ! Pourquoi n'y a-t-il pas plus de gens comme toi dans ta profession ?
Le conditionnement social fait que beaucoup considèrent comme « sale » la mauvaise herbe et « propre » le produit toxique qui la tue ! Combien de jardiniers brûlent encore leurs feuilles mortes... et vont ensuite acheter des sacs de terreau ?
Mille-feuilles, le 24 April 2010 à 23:30, dit :
Bien sûr, il arrive aussi des "points de rupture", et si je suis prêt à faire de multiples concessions, et céde bien souvent sur de nombreux points, j'ai également mes limites (consciemment décidées), et il est par exemple inutile de me demander de "passer du désherbant", car là, c'est "NON" (gentiment mais fermement).
Au demeurant, comme j'essaie de bien expliquer ma façon de travailler dés le départ, ce genre de situation se produit assez peu souvent (aussi parce que la population a quelque peu évolué sur ce point là).
Ouf, ça fait plaisir à entendre.
Mille-feuilles, le 24 April 2010 à 23:30, dit :
Bref, elle me comprenait, voir elle m'approuvait !!!
(Suite à quoi, elle m'a demandé que faire pour ôter l'herbe qui poussait dans sa cour de gravier, et je lui ai dit qu'il fallait s'accroupir avec des gants, une binette, une griffe et un rateau "à manches courts", et arracher patiemment tout ça...)
Faire aussi remarquer qu'une herbe détruite au désherbant est encore bien plus moche qu'une herbe vivante... et qu'il faut donc aussi l'arracher, donc l'avantage du désherbant est très faible.
Ici, alors que même nos petites communes sont équipées en épareuses (gyrobroyeurs) pour tondre les bas-côtés, on continue de demander aux employés municipaux de passer du désherbant partout... c'est vraiment du n'importe quoi
Les champs et le vignoble au printemps... comme c'est beau (j'ai photographié ça l'an dernier, mais c'est pareil tous les ans) :























