Les garanties écologiques en matière de gestion forestière internationale s'estompent notamment face aux conséquences du dixième et dernier principe de la charte, ajouté plus tardivement. En effet, il permet que la certification s'étende aux plantations:
Citation
La planification et la gestion des plantations doivent être conformes aux Principes et Critères 1 à 9 ainsi qu'au Principe 10 et à ses critères. Tout en pouvant fournir de nombreux bénéfices sociaux et économiques et contribuer à la satisfaction de la demande mondiale de produits forestiers, les plantations devraient servir à compléter les aménagements des forêts naturelles, réduire la pression qu'elles subissent, ainsi que promouvoir leur conservation et leur restauration.
Cet article a conduit à certifier de nombreuses monocultures mettant en danger l'équilibre environnemental et social de plusieurs régions du globe. Voici à ce sujet un article tout récent, tiré du dernier bulletin du Mouvement Mondial pour les Forêts :
Citation
Le FSC : de plus en plus seul sur le chemin de la certification des plantations d’arbres
Jusqu’à l’année dernière, le Forest Stewardship Council avait certifié 8,6 millions d’hectares de plantations industrielles d’arbres, en dépit des nombreuses preuves de la non-durabilité écologique et sociale des grandes plantations d’arbres en régime de monoculture.
Conscientes du fait que le label FSC servait surtout à donner une façade écologiste aux grandes entreprises, les ONG se sont retirées l’une après l’autre de cet organisme international de certification devenu de moins en moins crédible.
Cette fois, c’est l’organisation écologiste allemande Robin Wood qui a quitté le FSC International, après en avoir été membre pendant plus de douze ans. Comme ils l’expliquent, la raison de cette décision « est surtout que les plantations industrielles, par exemple les plantations d’eucalyptus, reçoivent elles aussi le label du FSC ». « Robin Wood ne trouve pas justifiable que les énormes plantations de pins et d’eucalyptus établies dans des pays du Sud tels que le Brésil, l’Afrique du Sud ou l’Uruguay, portent le sceau du FSC. L’expansion de ces plantations provoque souvent le déplacement de la population locale de son espace de vie traditionnel, ce qui se traduit à son tour par des conflits sociaux considérables. En outre, dans ces plantations on utilise des produits et des fertilisants chimiques. Par conséquent, du point de vue de Robin Wood elles ne sont pas compatibles avec l’écologie ni avec la justice sociale », affirme le communiqué de presse de l’organisation.
« Nous ne souhaitons plus être responsables du fait que le FSC cache derrière une ‘feuille de vigne verte’ la monoculture industrielle », explique Peter Gerhardt, responsable des forêts tropicales chez Robin Wood.
Source : “ROBIN WOOD leaves FSC-International”, communiqué de presse de Robin Wood, Hambourg, 16 mars 2009. Pour en savoir plus veuillez contacter Peter Gerhardt, tropenwald@robinwood.de, ou Rudolf Fenner, wald@robinwood.de.
Jusqu’à l’année dernière, le Forest Stewardship Council avait certifié 8,6 millions d’hectares de plantations industrielles d’arbres, en dépit des nombreuses preuves de la non-durabilité écologique et sociale des grandes plantations d’arbres en régime de monoculture.
Conscientes du fait que le label FSC servait surtout à donner une façade écologiste aux grandes entreprises, les ONG se sont retirées l’une après l’autre de cet organisme international de certification devenu de moins en moins crédible.
Cette fois, c’est l’organisation écologiste allemande Robin Wood qui a quitté le FSC International, après en avoir été membre pendant plus de douze ans. Comme ils l’expliquent, la raison de cette décision « est surtout que les plantations industrielles, par exemple les plantations d’eucalyptus, reçoivent elles aussi le label du FSC ». « Robin Wood ne trouve pas justifiable que les énormes plantations de pins et d’eucalyptus établies dans des pays du Sud tels que le Brésil, l’Afrique du Sud ou l’Uruguay, portent le sceau du FSC. L’expansion de ces plantations provoque souvent le déplacement de la population locale de son espace de vie traditionnel, ce qui se traduit à son tour par des conflits sociaux considérables. En outre, dans ces plantations on utilise des produits et des fertilisants chimiques. Par conséquent, du point de vue de Robin Wood elles ne sont pas compatibles avec l’écologie ni avec la justice sociale », affirme le communiqué de presse de l’organisation.
« Nous ne souhaitons plus être responsables du fait que le FSC cache derrière une ‘feuille de vigne verte’ la monoculture industrielle », explique Peter Gerhardt, responsable des forêts tropicales chez Robin Wood.
Source : “ROBIN WOOD leaves FSC-International”, communiqué de presse de Robin Wood, Hambourg, 16 mars 2009. Pour en savoir plus veuillez contacter Peter Gerhardt, tropenwald@robinwood.de, ou Rudolf Fenner, wald@robinwood.de.
Sachant qu'actuellement sont développées dans plusieurs pays des monocultures expérimentales d'arbres OGM, on peut se demander jusqu'où iront les compromissions ...
NB : Concernant la différence entre une forêt et une plantation, la confusion est également entretenue par la FAO de manière délibérée, la FAO considérant que les plantations font partie des forêts, elle les nomme "forêts plantées".
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Deuxième problème majeur, les forêts primaires ne sont pas toujours à l'abri derrière la certification FSC.
Greenpeace a récemment publié (février 2009) un rapport intitulé "Under the cover of forest certification - how the Forest Steward Council has failed to prevent the destruction of high conservation value forests in Sweden" (source+ traduction perso) :
Citation
le rapport révèle un réseau de complicités entre le FSC, qui a échoué dans sa mission de faire respecter en Suède les critères standardisés requis, les entreprises qui détruisent en toute conscience des forêts menacées à valeur de conservation supérieure ( HCVFs) et les organismes certificateurs qui n'agissent pas de manière responsable pour aider les entreprises à mettre en place les bonnes pratiques standardisées, et il donne plusieurs recommandations à prendre de toute urgence pour éviter que les dernières forêts primaires (HCVF) de Suède ne soient abattues.
Il faudrait par exemple arrêter de toute urgence certaines pratiques qui ont été constatées sur place dans 30 zones forestières différentes : abattage d'arbres de haute valeur pour la biodiversité, endommagement de la couverture du sol (troncs traînés par terre, terre saccagée par les roues des engins) dans des zones où poussent des arbres figurant sur la liste rouge des espèces menacées.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Aujourd'hui, il faut bien se mettre dans la tête qu'acheter un objet (un meuble, du papier etc) certifié FSC n'est pas le meilleur choix écologique, à moins d'en connaître strictement la provenance, ce qui est très rarement possible ... le bois tropical restant évidemment le pire des choix : 39 % des bois tropicaux importés en France le seraient actuellement de manière illégale (source).
Pensez bois local du pays et papier recyclé post-consommation, et avant ça, pensez récup et économies de papier, ça urge !













