Empreinte écologique De L'avion
#1
Posté 14 April 2009 à 16:19
j'étais dans la croyance que l'avion est une catastrophe écologique et que le voyage en bateau lui est préférable (idem pour la voiture et le train).
Or un lycéen scientifique (jeune certes...) se dirigeant vers les métiers de l'aéronautique , m'a avancé que ce n'étais pas forcément le cas (sauf par rapport au train), du fait du rapport énergie/passagers et du fait que le bateau (ferry) utilise des moteurs très puissant.
Avez vous des infos?
#2
Posté 14 April 2009 à 20:48
Voici ce que j'ai récolté comme information concernant la pollution et l'utilisation d'énergie des avions et autres moyens de transport. Je recopie plusieurs extraits d'info que j'ai glânées de ci de là ces dernières années. Elles ne constituent pas en soi une preuve ou une référence, mais donne une idée approximative des différences de consommation et pollution de nos marchandises, ou de nous-même, selon le moyen de transport.
Citation
(http://www.agendaplus.be/)
"Actuellement, une tonne transportée pendant un kilomètre consomme 1000g de pétrole par avion, 400g par véhicule utilitaire, 380g par poids lourd, 80g par péniche fluviale, 11g par train de marchandise, et 3g par bateau motorisé."
Citation
http://www.ecoconso....deco/adec29.htm
http://www.ecoconso....p.php?article28
Voyage voyage (mais si possible, pas en avion !)
Qu'il s'agisse de tourisme, de voyages d'affaires ou de transport de marchandises (fret), le transport aérien connaît une croissance soutenue. Au niveau mondial, le transport des passagers s'accroît ainsi de 5 % par an et le fret de 7%.
Des chiffres éloquents en Wallonie
A l'aéroport de Charleroi, le trafic de voyageurs a pratiquement été multiplié par dix entre 2000 et 2004, dépassant les deux millions de voyageurs. Quant à l'aéroport de Liège, il a vu son trafic augmenter de 300.000 à 400.000 tonnes de fret sur la même période.
Au niveau de l’Europe des 25, ce sont 700 millions de passagers et 11 millions de tonnes de fret qui ont été transportés en 2005.
Les émissions produites par l'aviation représentent actuellement près de 3 % du total des émissions de gaz à effet de serre (GES) de l'Union européenne. Ces émissions augmentent fortement (+87 % entre 1990 et 2004) tandis que l'on observe une réduction des émissions globales dans d'autres secteurs. Selon les prévisions, le trafic aérien devrait plus que doubler entre 2005 et 2020.
La majorité des émissions sont dues aux vols internationaux, qui ne sont pas soumis à des objectifs au titre du Protocole de Kyoto, alors que les émissions produites par les vols intérieurs le sont.
C'est le transport aérien qui génère la plus grande quantité d'émissions de CO2 par passager/km (et par tonne/km dans le cas du fret). En moyenne, un passager d'avion émet deux fois plus de CO2 qu’en voiture, 6 fois plus qu'en train, en métro ou en bus. Pour les marchandises, on évalue qu'il produit 6,5 fois plus de CO2 qu'un camion et 80 fois plus qu'un train ou un bateau. Tout ceci, sans parler du bruit dont sont victimes les riverains des aéroports …
Pas que le CO2 !
Lors d'un aller-retour Paris-New York, un avion émet environ 1,25 tonne de CO2 par passager (cela dépend de plusieurs facteurs comme le type de l’avion, le taux de remplissage, la présence de classe affaires...).
En dehors du CO2, un avion émet des oxydes d’azote (Nox), des particules, de la vapeur d’eau et provoque des traînées de condensation qui participent à la formation des Cirrus (nuages de haute altitude). Ces autres émissions s’ajoutent donc au pouvoir de réchauffement (l’effet radiatif) des seules émissions de CO2.
Les traînées de condensation des avions participent à l’effet de serre et à la formation de Cirrus.
Le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) propose de multiplier les émissions de CO2 de l’avion par 2,7 pour tenir compte de l'effet radiatif des autres émissions.
Autrement dit, l'effet du vol Paris-New York est le même que si l’on émettait l’équivalent de 3,4 tonnes de CO2 au sol !
Faire un aller-retour Paris-New York a donc pratiquement autant d’effet sur le climat que de rouler toute une année avec une voiture moyenne ou de chauffer une maison pendant un an.
Les vols court et moyen-courrier émettent proportionnellement plus de gaz à effet de serre car le décollage et l’atterrissage provoquent une surconsommation de carburant.
Un calcul sur www.compenco2.be donne les résultats suivants pour un aller-retour Paris-Londres (690 km) : 190 kg CO2 par personne en avion, 140 kg en voiture (2 personnes à bord) et à peine 50 kg en TGV et 40 kg en autobus. Les émissions de la voitures sont élevées du fait qu’il est tenu compte des l’amortissement de la fabrication du véhicule et des infrastructures routières.
Il est possible de calculer une évaluation du coût réel (en litres de kérosène et en production de CO2) pour un voyage en avion, dont on choisit l'origine et la destination sur une carte du monde, sur le site www.chooseclimate.org, qui est une mine d’informations à ce sujet.
Citation
- Bateau : 15 à 30 g/tonne km ;
- Train : 30 g/tonne km ;
- Voiture : 168 à 186 g/tonne km ;
- Camion : 210 à 1430 g/tonne km ;
- Avion : 570 à 1580 g/tonne km.
Il existe aussi un site « collectif avion rouge » : http://avionrouge.blogspot.com/
qui tente en Belgique d'obtenir qu'on légifère pour étiqueter tout produit vendu qui ait été transporté par les airs, afin justement de faire chuter ces ventes.
Le lycéen à qui tu as parlé, est probablement de bonne foi, mais il est probable qu'il ait été mal informé. Mieux vaudrait peut-être qu'il ait ce genre d'information avant de choisir une formation dans l'aéronautique.
Les moteurs très puissants des bateaux, qui le propulsent à du 50 km à l'heure, en flottant sur de l'eau, contre ceux de l'avion qui lui doit se hisser à 10.000 mètres d'altitude en se propulsant sur de l'air, et à une vitesse avoisinant les 1000 km à l'heure, ...... m'est avis qu'il y ait une faille dans le raisonnement
Ou alors c'est moi qui dois retourner à l'école
#3
Posté 21 April 2009 à 20:25
De manière générale, il me semble que les opinions vont plutôt dans ce sens (l'avion est le mode de transport le plus polluant) et c'est pourquoi je me suis toujours interdit de l'utiliser.
Après il faut peut être prendre en compte l'usage que l'on en fait : peut être que l'on va polluer en ayant voyagé jusqu'a telle ou telle destination mais que grâce à ce que l'on va faire ou trouver sur place on donnera plus par la suite que ce que l'on a causé comme dégats.
Pour ce qui est du lycéen qui m'a dit que l'avion était moins polluant que le bateau, il faut dire qu'il se destine à être pilote de ligne, donc peut être qu'il a accès a des informations que nous n'avons pas mais peut être aussi qu'il a " subi " un conditionnement favorisant l'usage de l'avion couplé à une volonté de le défendre étant donné que ça le passionne.
#4
Posté 09 April 2010 à 15:44
Je vis à Istanbul, et, ma famille est en France. Je fais le voyage 2 fois par an.
En Turquie, le train est quasi inexistant et ,ce sont de véritables tortues (a coté un train de banlieue parisienne est un TGV).
Par exemple, pour aller dans la région de mon mari (env 1200 km d'istanbul) : en avion : 1h 1/2 ; en bus : 24h ; en train : une trentaine d'heures ; en voiture : je pense une 20 aine.
Il n'y a pas d'autoroute.
La majorité de la population prend le bus, mais des qu'elle en a les moyens, elle prend l'avion (24h de bus , pour l'avoir fait c'est long!!!)
#5
Posté 11 July 2010 à 00:30
Les seuls fruits exotiques qui conviennent à ma langue (oui elle est devenue difficile avec le temps) sont en général ceux qui viennent par avion... tout simplement car ils sont récoltés mûrs... donc ce ne sont pas des variétés cultivées pour être cueillies avant maturité et mangées croquantes sans goût.
Je préfère choisir des fruits exotique venus "par avion" plutot que financer une agriculture exotique dont les produits viennent par bateau. Car en général, les fruits frais qui se conservent 4 mois ne sont pas très naturels (variétés selectionnées pour leur conservation et non pour leur gout) et font beaucoups de gaspillage. Même à 50 ou 70 centimes pièce, vous n'avez pas l'impression d'être escroqués pour une mangue pas bonne? moi je préfère la payer 1€ ou plus et me régaler!
Voici un article qui montre le type d'agriculture comme bien plus polluant que le transport de la denrée...
http://www.visiondur...u-acheter-local
Si l'avion me permet de manger de bons fruits exotiques, tout en ralentissant la déforestation, alors je ne me prive pas!
La consommation de viande rouge entraine des flatulences chez les animaux d'élevage (surtout les herbivores qu'on nourrit aux céréales/farines) et cela est probablement pire que l'import par avion. N'oublions pas que la déforestation tropicale a lieu en grande partie pour :
- fabriquer des meubles bon marché
- faire du soja, de l'huile de palme et d'autres "matières premières" alimentaires bon marché (=> utilisées en partie pour les élevages industriels et l'industrie agroalimentaire)
- faire des hotels et complexes touristiques
La forêt tropicale permets de capter les gaz à effet de serre et appartient à l'équilibre global des climats/vents sur la planète, et la déforestation me semble plus grave que les gaz d'échappement (certes très nocifs) si l'on souhaite limiter les cyclones/raz de marées.
#6
Posté 11 July 2010 à 16:17
Les bananes, les mangues ainsi que les autres joyeusetés du commerce mondial ne survivront pas au pic du pétrole. Que la mangue soit bio ou pas, ça n'y changera rien. Pour te rassurer, je mangue aussi des bananes. D'ailleurs, les coopératives bio sont remplis de produits d'importation!!! Les avocats, les mangues, les citrons, les poires, les abricots, les pêches et toutti quanti. Le sucre aussi, ainsi que les fruits secs. Mais tant que c'est bio et que "c'est bon pour la santé" chutttt!!! Les gens se ruent sur les abricots du Portugal, ils n'attentent pas ceux du sud-ouest ou de leur région. Les coops bio vendent sans se poser de question en te distribuant des plaquettes sur la "nécessité de manger des fruits de saisons et locaux". Quelle fumisterie et quelle hypocrisie occidentale!
Tu sembles dire que ça vaut mieux que des vaches qui pètent? Pauvres bêtes sur-exploitées. Voilà t-y pas que si on mange des bananes lointaines, c'est de leur faute?
Tout cela ne sera bientôt qu'un doux rêve. Adieu l'abondance quand le liquide noir ne coulera plus. Les premières pénuries de pétrole sont prévues pour 2015. ca touchera d'abord les pauvres, puis ensuite les pays riches (2020?). Profitons-en bien...
#7
Posté 11 July 2010 à 19:14
Alain1, le 11 July 2010 à 16:17, dit :
tout à fait d'accord avec toi, mais à condition que je puisse me nourrir convenablement avec l'offre de fruits et légumes locaux. Ce qui n'est pas encore le cas
Donc pour subvenir à mes futurs besoin, je prévois des vergers avec un maximum de variétés: kakis, pommes, poires, prunes, nashi, kiwi, kiwai, asiminier, feijoa, cerises, pêches, framboises, cassis, mures, myrtilles, groseilles à maqueraux, muriers-platanes, fraises.....
j'obtiens ainsi des récolte étalée sur l'année (variétés précoces et tardives) et des gouts variés
En attendant, je reste persuadé que manger des produits d'usine à bon marché ou de la viande d'herbivore nourris aux céréales, est toxique pour moi. Donc je préfère le produit importé par avion, à la viande produite localement.
Peut-être que manger local réduit les émissions de gaz à effet de serre ("GES") issus du transport, mais manger végétal et non transformé réduit également les émissions de gaz à effets de serre issus des usines de transformation et de l'élevage.
Or il semblerait que la part la plus importante des "GES" vienne du type d'agriculture et non du transport: voir sur cette page http://www.visiondur...u-acheter-local
Je ne mangerai donc pas comme toi dans le seul but de réduire le trafic aérien et sa pollution.
Je préfère espérer que des carburants/moteurs plus propres existent et qu'il est possible de transporter de bons fruits exotiques par TGV si une ligne est construite jusqu'en Malaisie, par exemple!
De plus, je ne me fournit que peu en bio pour les fruits exotiques, car par exemple, en biocoop, les fruits viennent par bateau. Donc il s'agit exactement de ce que je veux éviter : des variétés sélectionnées pour leurs qualités de conservations plutot que pour leur qualités nutritives/gustatives.
D'autant plus que dans les pays où les papayes/mangues/bananes/avocats/durians poussent tout seuls à l'état sauvage, quel intérêt de vouloir certifier que ça pousse sans pesticides et seulement avec des débroussailleurs humains à machette?
Merci Alain1 pour ta contribution complémentaire!
#8
Posté 11 July 2010 à 21:55
gba, le 11 July 2010 à 19:14, dit :
En attendant, je reste persuadé que manger des produits d'usine à bon marché ou de la viande d'herbivore nourris aux céréales, est toxique pour moi. Donc je préfère le produit local, de saison, non transformé et végétarien à tout le reste.
Les fruits ?
=> à partir de fin mai, les cerises, jusqu'à mi-juillet ;
=> En juin-juillet, les framboises, les fraises, la rhubarbe ;
=> Juillet / août, les prunes, pèches, abricots, groseilles, cassis... ;
=> Août / septembre / octobre : les poires, pommes, coings, mures, melons + le retour des framboises, rhubarbe...
=> De novembre à avril : les pommes de conservation, mais aussi (au moins au début de l'hiver) les poires... Et tous les fruits transformés, mis en conserve, congelés de l'été... J'ai déjà fait une tournée de compote framboise/ rhubarbe, pour cet hiver : un régal !
Et j'en oublie évidemment beaucoup !
Bref : les fruits exotiques sont un luxe inutile, coûteux, polluant et bien moins bon pour la santé que les fruits locaux et de saison...
J'en consomme, bien sûr, mais ça reste très anecdotique : une ou deux banane par mois d'hiver, quelques citrons, de rares avocats...
Bien à toi,
Nico.
#9
Posté 12 July 2010 à 11:44
Nico., le 11 July 2010 à 21:55, dit :
Bref : les fruits exotiques sont un luxe inutile, coûteux, polluant et bien moins bon pour la santé que les fruits locaux et de saison...
J'en consomme, bien sûr, mais ça reste très anecdotique : une ou deux banane par mois d'hiver, quelques citrons, de rares avocats...
Bien à toi,
Nico.
Les avocat murissent l'automne/hiver en Espagne... les citrons poussent en corse et en Italie... sont-ils exotiques pour autant? sont-ils pour autant moins bons à la santé qu'une pomme golden cultivée en intensif et conservée 3 mois dans un frigo de supermarché?
En plus manger cru me permet de limiter les besoin d'énergie culinaire et de vaisselle, d'aromates, de produit vaisselle, (et bien + encore...) ce qui équilibre un minimum avec la pollution de l'import.
Et je suis persuadé que le crudivorisme est un mode de vie qui correspond bien plus au style de vie nomade:
je ne m'imagine pas transporter avec moi mon réchaud, mes bocaux de lacto-fermentation, mes plats/casseroles...
Cela dit, le locavorisme a ses vertus et je reste persuadé de tes bonnes intentions.
Merci Nico pour ta réflexion!
#10
Posté 12 July 2010 à 20:56
gba, le 12 July 2010 à 11:44, dit :
Pour ta santé, c'est sûr qu'une pomme bio importée de Nouvelle Zélande sera meilleure que celle de ton voisin qui cultive en "traditionnel"...
Pour celle de la Terre, c'est pas sûr. (ce qui ne veut pas dire que la réponse est non. Ce que je veux dire, c'est que je ne connais pas la réponse...)
Mais pour moi, un fruit venu de Corse, d'Espagne ou de Nouvelle Zélande reste un fruit qui a fait des centaines et même des milliers de km (souvent même pour la Corse : Corse - Rungis / Rungis - chez moi, ça commence à faire...), et donc à éviter au maximum, même si je ne suis pas 100% intransigeant...
Cet après-midi, j'ai ramassé 2 kg de cassis...
Bien à toi,
Nico.
#11
Posté 14 November 2010 à 11:31
#12
Posté 14 November 2010 à 19:26
Cécilepsa, le 14 November 2010 à 11:31, dit :
Ta réflexion est tout à fait pertinente...
Dans le même ordre d'idée, on peut se demander si l'avion n'est pas néfaste pour le monde aérien (oiseaux, insectes), mais aussi sur le climat : effet de serre dû aux trainées blanches de vapeur d'eau, qui retiennent les rayons du soleil, modification des précipitations par ces mêmes trainées... (sans parler, bien évidemment, du rejet du CO2).
Il y avait eu une étude intéressante, que j'avais vue je ne sais plus où, à propos des jours qui suivirent le 11 septembre 2001, aux USA, lorsque les avions étaient restés cloués au sol plusieurs jours durant...
La meilleure solution, de toute façon, ce n'est pas de voyager d'une façon plutôt que d'une autre, mais plutôt de réduire ses déplacements (j'ai pas dit supprimer, hein !) Mais de nombreux voyages d'affaires pourraient être remplacés par des vidéo-conférences, et les voyages "touristiques" pourraient être moins nombreux et moins lointains.
Bien à toi,
Nico.
#13
Posté 14 November 2010 à 19:52
Faudrait voir l'étude complète mais d'après mes souvenirs, l'étude a été faite (ou du moins grandement utilisée) par les amateurs des chemtrails
Ce qui ne veut absolument pas dire que les avions n'ont pas d'influence. Mais qu'à mon avis la réponse ne sera pas chez les adeptes de la théorie du complot.
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