Pommes Bio ?
#1
Posté 09 October 2008 à 14:10
Au hasard de mes balades dans la campagne, je suis arrivée dans un ancien verger abandonné.
En fait, les fermiers voisins m'ont dit que la propriétaire a mis ce verger en vente, mais que depuis des années, personne n'y vient plus.
J'ai pris quelques pommes, elles sont délicieuses à manger.
Est-ce que ces pommes sont à considérer comme "bio" ?
J'ai bien envie d'y retourner ce week-end pour y faire mes provisions !
#2
Posté 09 October 2008 à 15:23
Elles sont bio puisqu'elles n'ont reçu aucun traitement non-bio.
Bon appétit !
#3
Posté 09 October 2008 à 16:32
J'imaginais que d'autres critères intervenaient pour qualifier un fruit de "bio"
#4
Posté 09 October 2008 à 16:52
Tu peux payer pour avoir le label bio.
#5
Posté 09 October 2008 à 17:24
Mais comme je ne mange pas exclusivement bio certifié, je ne m'inquiétais pas vraiment
Elles vont passer au déshydrateur, et ensuite les lamelles plongées dans le chocolat noir me feront un excellent dessert.
#6
Posté 10 October 2008 à 08:38
Sinon dans tout les cas, si ce qui t'intéresse c'est d'avoir des pommes sans traitement, il faut se poser la question des terres alentour, les pesticides/insecticides/engrais et autre produit volatil du à l'homme et à ces machines ne s'arrêtant pas à la frontière du terrain
#7
Posté 10 October 2008 à 09:46
#8
Posté 10 October 2008 à 15:29
Selon la loi, si on peut prouver qu’aucun produit chimique n’a été épandu ni pulvérisé sur le sol ou les fruits depuis au moins deux ans…
Bah oui, c’est du vrai ! Les pommes et même les greffons qui serviraient à multiplier les anciennes variétés peuvent être labellisées bio si le propriétaire le demande.
#9
Posté 10 October 2008 à 15:37
Si on ne peut le prouver, les produits issus du verger seront vendus en conversion bio deux ans maximum, à condition que le propriétaire veuille en faire commerce, évidemment.
#10
Posté 10 October 2008 à 19:02
Avant cela, je ne sais pas
Et comme il n'y a pas de terres cultivées aux alentours proches, mais un bois et des pâtures, je suppose que les fruits sont sains.
Quoiqu'il en soit, la propriétaire est bien trop âgée de s'occuper des fruits, et si personne ne vient prendre ces pommes, elles finiront dans mon estomac
Cela se situe dans la province de Namur en Belgique, au cas où quelqu'un souhaite partager quelques pommes, je lui donnerai l'adresse en MP.
#11
Posté 11 October 2008 à 16:10
#12
Posté 12 October 2008 à 17:38
Nous avons récolté un peu plus de 25 kgs de pommes !
Il y en a déjà un petite partie en train de sécher en lamelles.
Je penserai à vous en les dégustant.
S'il y en a parmi vous qui passent prochainement par Philippeville, qu'ils me fassent signe !
On partagera
#13
Posté 26 October 2008 à 05:59
pensez aussi à ceux qui viendront aprés vous et plantez des fruitiers,d'abord pour conserver ces anciennes variétés capables de produire de bons fruits sans soins,mais aussi pour que vos petits enfants puissent eux aussi ramasser des pommes,mais ça c'est du travail et de la prévoyance qui ne sont pas les vertus dominantes des citadins (si autrefois statistiquement la plupart était d'origine rurale,maintenant c'est le contraire!) dont l'atavisme leur a apris plus a attendre les aides de l'état qu'à planter des arbres pour leurs descendants,malheureusement...........
#14
Posté 26 October 2008 à 08:27
michel2, le 26 Oct 2008, 06:59, dit :
C'est certain que c'est "profiter" de leur investissement.
Et j'espère que d'autres, plus tard, profiteront aussi des fruitiers que j'ai plantés (pruniers, pommiers, cerisiers, noyers,...).
Mais en fait, beaucoup en profitent déjà quand on partage nos récoltes, plutôt que de les vendre.
Quant au travail, il m'est plus facile de planter quelques arbres que de faire la récolte de fruits (qui prend beaucoup plus de temps que d'aller en acheter dans un magasin).
Ce sont les légumes, les céréales qui demandent plus de boulot.
Et dans ce cas-là aussi, nous profitons des autres, autant que nous les faisons profiter de notre potager, car nous troquons énormément.
Le mot "profit" a cependant une connotation négative, et ta réponse ressemble fort à une critique.
Mais sans doute avec le temps et l'expérience de la vie à la campagne, réaliseras-tu que ceux qui cultivent de petites surfaces (moins d'un hectare) sont beaucoup plus généreux que les gros producteurs.
Et puisque tu parles des citadins, dis moi comment ils peuvent planter des fruitiers dans leur appartement ?
Il est dommage que tu ne connaissent que des citadins qui attendent les aides de l'état.
Nous ne connaissons vraisemblablement pas les mêmes
Tu devrais peut-être côtoyer d'autres milieux, tu rencontrerais de ces citadins qui s'investissent dans des associations militantes, qui s'"éco-investissent", sans attendre de primes de l'état.
#15
Posté 02 November 2008 à 13:25
J'ai taillé l'hiver dernier un vieux pommier à cidre (pommes très sucrées) et il m'a remercié en me faisant une belle récolte. Compotes, confitures et pommes séchées (déja mangées car si bonne, en + je suis en train d'arrêter de fumer alors je mange pour compenser!). J'avais aussi récupéré 25 kilos de pommes chez des amis, de la belle pomme à couteau rouge et jaune, mais là je n'en profiterai pas car les chèvres ont réussi à ouvrir la porte de la réserve et ont tout manger (environ la même quantité de tomates, des courges et d'autres légumes). Dommage pour nous mais cela m'a quand même fait bien rire car elles ont bien préparé leur coup et attendu que nous ne soyons pas là. Ceci-dit nous avons du faire un sacré ménage parce que quatre chèvres, une oie et quatre poules dans une petite pièce ça fou un bordel incroyable!
Cet automne je compte planter d'autres arbres fruitiers régionaux (j'ai trouvé un producteur) car l'an passé j'ai planté des fruitiers achetés dans une pépinière près de chez nous mais ce sont des variétés modernes et ils n'ont pas su me dire quels étaient les portes greffe (je pense des francs). Or je voudrai faire quelques formes palissées et des pleins vent. Connaitre les portes greffe m'est donc indispensable!
#16
Posté 02 November 2008 à 19:50
ils ont forcé une fenètre pour entrer ces cons là,alors que la porte était ouverte.....
ça nous servira de leçon,la prochaine fois ce sera moins facile à trouver,grand bien leur fasse à ces pauvres gens les voleurs c'est eux....
#17
Posté 08 November 2008 à 15:16
Les porte-greffes… T’as du temps devant toi ?
Car aujourd’hui les porte-greffes, ils ont des numéros. Si tu veux, commence par les affinités. Après, mais peut être sais tu déjà, tu coordonnes les essences à multiplier et l’époque à laquelle il convient de le faire puis, tu t’entraînes un peu sur les greffons, demi-fente, incrustation, couronne, écusson…
Les portes greffes, ça vient après.
Le mieux à pratiquer je pense, c’est de fournir des indications précises au pépiniériste éleveur de jeunes plants du coin (c’est un métier, faut pas oublier) quant à la structure du sol puis sur le climat qui définira la vigueur pour l’utilisation que tu en auras.
Il te vendra des baliveaux si tu greffes toi même ou des scions, c’est des jeunes arbres de 18 mois, après une greffe au collet.
Quant à la forme, elle dépend de la taille de formation, ça n’a rien à voir !
C’est une bonne idée de planter des anciennes variétés de fruitiers, mais qui va savoir comment multiplier les variétés ?
Je me demande bien pourquoi les paysans qui ont un peu de terrain ne s’investissent pas un peu plus dans la production de porte-greffes de semi et l’élevage de jeunes plants ligneux pleine terre ?
Je me suis même dit un jour que c’est parce q’il n’y avait pas de primes au quota à l’Ha puisque la SMI de cette culture n’est que d’un hectare !
En quelques mots, c’est peut être bien pour la biodiversité mais c’est dur et ça ne rapporte pas assez de rond !
Lien pour trouver un ouvrier agricole spécialisé:
http://www.apecita.com/
Un petit mot sur la prévoyance… Ici en ville, il y a des gens qui bossent !
En zone urbaine et périurbaines des grandes agglomérations, chez les citadins, il y a des végétaux ornementaux.
Se sont des fruitiers, mais l’homme ne consomme pas les fruits.
Ici, il y a la haie composite. Ici en ville, il y a une faune sauvage et beaucoup plus de diversité des espèces vivantes qu’à la campagne, chez les régulateurs.
Ici, les abeilles survivent, elles ont de la nourriture toute l’année et ça ne c’est pas fait tout seul.
http://www.parti-poetique.org/
http://www.biennaledeparis.org/fr/telechar...s/mielbeton.pdf
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