L'agriculture Biologique
#1 Guest_elodie 76_*
Posté 18 May 2004 à 18:25
je m'apelle elodie et je suis en classe de troisieme et pour les cours d'SVT on doit faire un exposé sur l' agriculture bio mais enfait j'en entend beaucoup parler a la télé mais je ne sait pas trop quoi en penser a quoi ca sert comment c'est fait et plein de chose sur ce sujet si quel'qun pouver me repondre
#2
Posté 13 November 2004 à 13:34
Vous obtiendrez les réponses, pourquoi le bio en suivant le lien ci dessous.
http://www.lesensdenosvies.org/lesite/bio/...bio-tech.html#1
Amicalement bio,
#3
Posté 14 November 2004 à 12:49
Tu peux même finir l'exposé en annoncant que le bio se fait rattrapper petit à petit par les industriels (BJORG , SOY ... etc) qui en profite pour valoriser les OGM à côté et que le futur se dirigera peut être vers le label DEMETER
#4
Posté 14 November 2004 à 14:19
Citation
OBLIGATION DE CONTRÔLE POUR QUI COMMERCIALISE DES PRODUITS BIO
Un nouveau règlement européen (Rég. CE n°392/2004 du 24/02/2004) élargit l'obligation de contrôle à TOUS les opérateurs bio (art. 8 paragraphe 1 du Règlement européen n°2092/91).
Dorénavant, toute personne qui commercialise un produit bio doit être contrôlée et ses produits doivent être certifiés par un des 5 organismes certificateurs agréés de son choix (Aclave, Agrocert, Ecocert, Qualité-France, Ulase). Cela concerne depuis plusieurs années les producteurs, transformateurs, importateurs. Dorénavant, TOUS les opérateurs doivent être contrôlés y compris les distributeurs, grossistes, négociant, sous-traitant, façonnier, ainsi que les boulangeries, restaurants, les magasins de détail avec des produits en vrac et la vente ambulante.
L'obligation de contrôle entre en vigueur le 1er juillet 2005 mais il est recommandé de prendre contact dès à présent avec un organisme certificateur pour être "sous contrôle" au plus tôt et être certifié en juillet 2005. Votre organisme professionnel (Synabio, Synadis, etc.) ou chambre consulaire (CCI) peuvent vous renseigner.
-------------
Problèmes liés à l’application du règlement (CE) 392/2004 modifiant le règlement (CEE) 2092/91 concernant le mode de production agricole biologique et la commercial de ces produits
Le règlement 2092/91 prévoyait en son article 8 § 1 :
« Tout opérateur qui produit, prépare ou importe d’un pays tiers des produits visés à l’article 1er en vue de leur commercialisation doit :
a. notifier cette activité à l’autorité compétente de l’Etat membre dans lequel cette activité est exercée ; la notification comprend les données figurant à l’annexe IV ;
b. soumettre son exploitation au régime de contrôle prévu à l’article 9
Le règlement 392/2004 remplace l’article 8 § 1 par :
« Tout opérateur qui produit, prépare, stocke ou importe d’un pays tiers des produits visés à l’article 1er en vue de leur commercialisation ultérieure ou tout opérateur qu commercialise ce type de produits doit :
a. notifier cette activité à l’autorité compétente de l’Etat membre où l’activité est exercée ; la notification comprend les données visées à l’annexe IV ;
b. soumettre son entreprise au régime de contrôle visé à l’article 9.
Les Etats membres peuvent dispenser de l’application du présent paragraphe les opérateurs qui revendent lesdits produits directement au consommateur ou à l’utilisateur final, à condition qu’ils ne produisent pas, ne préparent pas, ne stockent pas ailleurs qu’au point de vente, ou n’importent pas ces produits d’un pays tiers.
Lorsqu’un opérateur sous-traite l’une des activités visées au premier alinéa à un tiers, il est néanmoins soumis aux obligations énumérées aux points a) et b ), et les activités sous-traitées sont soumises au régime de contrôle visé à l’article 9. »
Cet article entre en application le 1er juillet 2005.
cette nouvelle règlementation qui pourrait partir "d'un bon sentiment", ou plutôt de la peur des consommateurs de n'être jamais sûrs à 100% de ne pas se faire arnaquer par les bio, suscite plusieurs interrogations :
- combien ça va coûter ?? pour un petit magasin, selon la somme, ça peut être dur à sortir, surtout en plus que là c'est obligatoire, sinon, il ne peut plus s'intituler magasin "bio" :pleur:
-les grandes surfaces seront-elles contrôlées aussi ?? :mortderire:
- qui va tirer avantage de ce nouveau "label" ? :retourné:
- et le consommateur dans tout ça ? il va y en avoir des contrôles ( et des contrôleurs ça leur fera du travail ! ) sur le dos d'un produit bio !!!
#5
Posté 14 November 2004 à 14:45
Citation
Tout d'abord, merci pour ton message de bienvenue.
En quel honneur, je devrais te faire un exposé?
Aurais tu des interrogations en suspens?
Pour moi, il n'y a aucune compétition entre les différents labels , Demeter, AB, Nature land...
Moi, je suis opérateur biologique sous le label du ministère de l'agriculture et de la fôret AB. Je ne me vante pas plus de mon label, je serais Demeter, pour moi les produits sont tout aussi bons. Je ne comprends pas le sens de tes interrogations?
Soy ils font leurs blés et moi je fais mes poissons???
A toi de me répondre pour ma plus grande compréhension.
Pour finir, je te fais remarqué, que je finis mon post par le mot amicalement.
Amicalement,
#6
Posté 14 November 2004 à 18:22
Tout d'abord il y a le label bio europeen un rond vert et bleu avec 12 étoiles, un epis de blé et incrit agriculture biologique a l'interieur et des pointes a l'extérieur. Il est plus maléable que le label français.
Le logo français c'est le carré avec AB en vert et blanc.
Et mieux que le label AB français il y a Demeter (agriculture bio dynamique) qui lui est plus restrictif au niveau des pratiques culturales.
Bref dans le bio le pire c'est le bio europeen, et le mieux c'est Demeter!
Et si tes profs ne sont pas convaincu que le bio c'est bien pour la santé (en dehors du respect de l'environnement, de la biodiversité, ...) et bien parle leur de mes souris:
Voila j'habite dans une maison individuelle et j'ai un celier dans le garage pour garder au frais tout les aliments. Comme il fait froid les souris, campagnole et compagnie sont rentrée dans les greniers, comble et on découvert mon cellier et bien devine ou elles ont évantrer les sacs??? uniquement dans les produits bio: chocolat, pois chiche, lentille, céréale, farine et meme les bougis en cire d'abeille.
Alors deux solutions: soit les souris se sont lettrées et elles reconnaissent les logo AB et Demeter, soit elles savent d'elles meme ce qui est bon pour elles, se qui est exempt de pesticide et d'intrant de synthese.
Et les souris ne sont pas les seuls. J'ai travailler dans différents élevages bio et reconvertion, les brebis et les vaches se dirigent instinctivement vers les céréales et les fourrages bio et delaissent les aliments provenant de l'agriculture conventionnelle.
#7
Posté 14 November 2004 à 23:00
Citation
Merci, la chèvre sur ma présentation, j'ai bien précisé que j'étais agriculteur biologique, et je suis forcément convaincu, que le bio est la meilleure garantie pour notre hygiène alimentaire.
Bon revenons un peu sur les éléments de réponse, que je souhaite te transmettre concernant les différents labels bio.
Pour moi, ils se ressemblent tous car ils garantissent une agriculture sans emploi de produits phytosanitaires et des substances médicamenteuse et c’est déjà très bien.
Hors, il est vrai que dans ma profession l'hydrobiologie, on m'a enseigné, que les impacts du cycle de l'eau étaient importants sur le comportement de nos sols et les phénomènes de bioaccumulation de nos cultures ou de l'ensemble de notre chaîne alimentaire.
Je ne cache pas en sus d'être aquaculteur, je suis aussi familiarisé avec tous les types d'agricultures bovins, caprins, céréales, vins... Je tiens cela de mon patrimoine familial rural.
Alors contre toutes les variations d’écotoxique dans notre environnement air, eau et sol.
Quel Label est plus bio ?
Les pesticides sont identifiés dans les eaux de surface et les eaux souterraines. Cependant, depuis quelques années, des traces de ces produits ont été retrouvées dans les eaux de pluie. Les premières études au début des années 90, avaient montré que dans deux cas sur trois, les teneurs en pesticides dans les pluies étaient supérieures à celles constatées dans les rivières du Toutes ont confirmé l'imprégnation parfois importante des eaux de pluie en pesticides.
Le champ Demeter ou AB ou demande au ciel, plus de respect à ces cultures ?
1. Les mécanismes
Avant d'être dans la pluie, les pesticides sont présents dans l'atmosphère. « Les départs » ont lieu lors de l'application (dérive) puis dans les jours qui suivent l'épandage (transfert sol/air). Les pesticides se trouvent alors sous forme gazeuse ou particulaire, susceptibles d'être entraînés dans l'eau de pluie. Leur importance va dépendre de plusieurs facteurs :
- La nature du pesticide : les organochlorés, type DDT ou lindane, se déplacent sur longue distance et les pesticides sous forme particulaire sont plus facilement entraînés dans la pluie que les pesticides gazeux.
- Les caractéristiques des précipitations : plus les gouttelettes sont fines et plus elles rencontrent les pesticides. Les brumes, les brouillards et la rosée sont 30 à 60 fois plus chargés en pesticides que la pluie.
- Les conditions météorologiques : les pertes lors de l'application du produit restent à peu près constantes puisque les épandages ont lieu par temps sec ; en revanche, les départs post-application dépendent beaucoup de l'état du sol : plus le sol est humide ou saturé d'eau et plus les pesticides restent dans le sol, ce qui diminue d'autant les quantités qui migrent vers l'atmosphère.
2) Autre précisions, nos terres cultivables reposent sur une roche mère constituée de métaux lourd et arsenic …..En quoi une plante plus bioaccumilatrice AB ou Demeter est plus bio, sur les dangers des écotoxiques tracés métalliques contenus dans nos sols ?
La variable déterminante est le degré de solubilité du métal dans le sol . Si le métal est soluble, il va passer dans les nappes et/ou dans la plante ; s'il est insoluble, il va rester dans le sol. Cette connaissance est fondamentale car elle détermine à la fois le risque réel lié à la mobilisation dans l'eau et le remède éventuel : certaines plantes peuvent capter les métaux lourds et, par conséquent, constituer une voie de réhabilitation dans l'avenir si l'on arrive à développer des techniques adaptées.
La solubilité va dépendre de plusieurs facteurs :
Le plus important est l'acidité du sol. En règle générale, un sol acide facilite la mobilisation. Un sol calcaire contribue à l'immobilisation de certains métaux (certains éléments réagissent différemment, notamment l'arsenic, plus mobile dans un sol calcaire). La maîtrise de l'acidité (mesurée par le pH*) est un élément de contrôle de la mobilité des éléments traces métalliques ( ETM*). La présence d'argiles ou d'oxydes de fer et de manganèse va jouer le rôle de piège pour les contaminants métalliques.
La teneur d'un sol en métaux lourds est une donnée relativement accessoire si ce n'est pour déterminer le danger global (concentration maximale mobilisable). L'important est de déterminer la fraction biodisponible, c'est-à-dire la partie accessible au végétal ou à la mobilisation vers les ressources en eau. La biodisponibilité est l'aptitude d'un élément trace à être transférée à la plante. Les plantes, comme les invertébrés, réagissent de façon différente selon les variétés. Certaines sont peu ou pas tolérantes et meurent au contact des métaux lourds. D'autres ont des réactions de défense, et freinent l'absorption en sécrétant des enzimes qui vont augmenter le pH et par conséquent réduire la mobilité des éléments traces. D'autres enfin, sont tolérantes aux métaux, et même les accumulent, les concentrent. Ces plantes sont dites " hyperaccumulatrices " et métallophiles.
Les éléments traces sont absorbés par les racines, et y demeurent le plus souvent. Le passage dans les parties aériennes (tiges, feuilles) varient selon les métaux et sont les signes d'un accroissement de la concentration des métaux dans le sol, le plomb reste dans les racines. Le cadmium passe plus facilement dans les parties aériennes.
Les études de ces phénomènes sont encore peu avancées et semblent pourtant prometteuses. Les plantes offrent deux opportunités :
Ces plantes contaminées, a fortiori les plantes accumulatrices -type patates, carottes ou certaines avoines- ne peuvent et ne doivent pas servir à l'alimentation humaine ou animale. On se préoccupe malheureusement peu de savoir si les plantes fortement accumulatrices ne sont pas utilisées pour certains animaux et génèrent ainsi (volontairement ou non) une contamination de la chaîne alimentaire. Comment contrôler alors la propagation ? Des recherches doivent être menées dans ce domaine. C'est à ce stade que des contrôles doivent s'exercer dans l’agriculture biologique, sous la biovigilance des organismes certificateurs.
On observera que l'agriculture biologique est définie notamment par les apports aux sols et aux animaux : les agriculteurs bio s'interdisent d'utiliser des pesticides et engrais chimiques de synthèse. En revanche, aucune condition n'est mise sur les sols eux-mêmes. On pourrait même imaginer une production biologique ou prétendument biologique sur un sol pollué...
Une hypothèse qui pourrait ne pas être qu'une pure hypothèse d'école.
L'analyse des transferts de métaux lourds vers les plantes est très complexe et demande un examen extrêmement fin. Il y a plusieurs stades d'analyse.
Néanmoins, la plupart des sols exploités sont de PH acide et donc un transfert est possible des métaux vert les plantes. Peut on être certain dans ces conditions, que le Label Demeter soit meilleur au label AB, malgré qu’en France réside une législation d’amender les sols pour les rendre impérativement supérieur à un PH de 6 et cette législation est bien loin d’être appliqué sur le terrain.
Voilà la Chèvre, je te laisse méditer sur ces deux réflexions pour que tu me démontres, qu’il y a un label plus bio, que les autres.
Si tu arrives à me convaincre, que l’un des labels est plus respectueux que l’autre par rapport à ces écotoxiques, j’ai par avance une bonne cinquantaine d’autres points à te démontrer, qu’il n'y a pas de plus bio ou moins bio. Tous les bios se valent face à notre environnement agressif et la mobilité des métalloïdes.
Bon comme , je suis nouveau venu sur le forum, j’essai de ne pas charger trop mes posts pour une meilleure compréhension de vous tous.
Bonnes réflèxions la chèvre !
Amicalement,
#8
Posté 15 November 2004 à 01:02
Et tu te trouves ou ? surement dans un endroit assez saint ne serait ce que par l'eau dans lequel tu installes tes (plutot l'entreprise pour laquelle tu bosses) poissons (c'est que c'est fragile des salmonidés )
#9
Posté 15 November 2004 à 10:42
Bien content, que tu sois de notre cru.
Salmobio est la dénomination d'un groupement de petits exploitants salmonicoles des Pyrénées. En effet Salmo pour salmonidés et bio pour notre respect aux enjeux du bio et notre engagement.
Nos établissements se trouvent un à Oô en Haute Garonne au dessus de Luchon et mon exploitation se situe sur le piedmont Pyrénéens dans les Pyrénées atlantiques.
Respectivement, nos cours d'eau sont classées en catégorie 1A pour promouvoir des truites diploïdes conformes au cahier de charges biologiques.
Comme tu vois mes connaissances portent sur tous le cycle de l'eau, qui comprend tous nos éléments naturels air, eau et sol.
Et j'apporte un peu de matière à réflexion à notre amie la chèvre.
J'ai été également administrateur du GDSAA Aquitain. Je travaille sous le couvert d'une autre société sur les études d'impactes des écotoxiques et physico-chimique des bassins versants et je participe à des actions de sauvegardes de milieux piscicoles ( vidange de barrages et pêche électrique...)
Et toi, que deviens tu, après ces études piscicoles?
Amicalement,
#10 Guest_Manue_*
Posté 15 November 2004 à 12:41
Salmobio, j'ai lu avec intérêt ton exposé? Pour ce qui est des divers labels, je pense que c'est une "garantie" non pas forcément de qualité en termes gustatifs, mais de qualité sur la fabrication de base que l'on propose au client. Ce qui me dérange actuellement, c'est le non-sens du bio :
- pour quelle raison multiplier à l'infini les logos : AB, demeter, nature & progrès, max havelaar, un logo italien dont je ne me souviens + du nom, etc, etc.... je pense que cela créée la pagaille et la confusion dans beaucoup d'esprits dont le mien d'ailleurs,
- j'ai été fortement choquée, lorsque je me suis rendue au salon "Marjolaine" la semaine dernière, de la dérive que connaît actuellement la bio ; je ne m'attendais pas du tout à cela, c'était le supermarché du bio à des prix d'ailleurs excessifs pratiqués par la plupart des agriculteurs (et autres) présents ; un exemple la cire d'abeille était 2 fois plus chère qu'à mon commerce habituel. J'ai vu un artisan de fromages "Bio" laisser tourner pendant un temps infini son camion hyper polluant qui crachait une fumée noire ; alors quelle éthique : il fabrique du Bio, mais pollue et ça, cela ne le dérange à priori pas !
- que veut-on promouvoir avec le bio ? c'est être égoïste en pensant que manger bio sera meilleur pour notre petite santé et prendre son super 4x4 pour aller acheter les produits car on a les moyens financiers de le faire et peu importe que cela soit commercialisé par de grandes multinationales et laisser de côté toutes les valeurs que la Bio normalement doit véhiculer : respect de soi bien sûr, de la terre et de tous ses habitants, respect du travail, échange, partage, écologie quotidienne, etc... bref une certaine éthique de la vie !
Franchement, je pense que la filière Bio est entraint de se fourvoyer et lorgner du côté de la marchandisation à outrance, Bio certes ! mon passage à Marjolaine n'a fait que me confirmer, en tant que consommatrice ce que je pressentais déjà . Personnellement cela m'a beaucoup, énormément déçue. Ce que la Bio dénonçait il y a une dizaine d'années elle est entrain de rejouer la même scène.
Ce salon a eu le mérite au moins de m'ouvrir un peu les yeux !!!!
:sorcier:
#11
Posté 15 November 2004 à 12:51
J'avais suivi l'evolution du cahier BIO depuis 1997 et j'ai fait une formation pour installation en Bio l'année où le cahier des charges Bio fut enfin adopté (il y a quelques années) , mais je me suis vite apercu que les chiffres était mauvais .
je me suis relancé avec un pote pour l'installation de vente d'aquarium .... final : impossible a réaliser : aucune entreprise n'était capable de faire ce que l'on demandais .
Par contre je me suis vite apercu que la chambre d'agriculture ouvre leur portes plus facilement que celle du commerce et de l'industrie , sans parler qu'il ne te regarde pas de haut si tu n'a pas le costard cravate et qu'il ne font pas les gens qui savent tout .
Cela reste une bonne experience ... je serais que si je retourne à la chambre du commerce et de l'industrie c'est avec les bracelets à clou pour 2 ou 3 branlés ... mais bon passons ... par contre c'est plutot avec des fleurs que je retournerais à la chambre d'agriculture .
Maintenant, je recherche un boulot qui me plait et je pense avoir en partie trouvé , mais j'ai encore des soucis : nous sommes l'envie de nos parents , alors comment faire pour choisir sois même ... certe ce n'est pas concret , car vue mon âge il y aurait un soucis , mais c'est beaucoup plus isinueu et je m'en suis rendu compte lorsque mon amie m'en a parlé .... mais bon je vais en parlé sur un autre thread afin de ne pas coupé ce sujet sur le bio
#12
Posté 15 November 2004 à 14:34
Malgré que les cahiers de charges bio autorisent, l'adduction de chromosome par traitement pression-choc ou thermiques pour obtenir des sujets tous triploïdes, sur nos élevages non condamnons fermement la triploïde. Aucunes hormones exogènes, pas de Néo Male hermaphrodite…
Nous sommes fermes, nos sélections de sujets sont tous diploïdes, donc naturel. Aucune manipulation des ovules, sauf la fécondation artificielle.
Mais, je ne sais pas si l'ensemble des lecteurs de ce forum où je suis nouveau est familiarisé avec notre langage ?? N’hésitez pas à me demandez des précisions, si le sujet vous intéresse.
Apparemment, il n'y a pas trop de question dans l’immédiat, donc je présume, qu'on nous suit dans nos propos.
J'ai pratiqué pendant 8 ans de la pisciculture d'étang dans mon département et j'allais pêcher en Brenne avec d'autres collègues.
Tirer sur la drisse et la ralingue des sennes, dur métier, cela fait les bras.
Pour le reste, afin de respecter un peu ce topic, je me propose de te répondre directement par messagerie si tu souhaites connaître mon avis.
J’attends toujours avec impatience les réponses de la chèvre. Merci.
Amitiés,
#13
Posté 15 November 2004 à 15:04
Excuse moi, je n'avais pas fait attention à ton post.
Citation
- pour quelle raison multiplier à l'infini les logos : AB, demeter, nature & progrès, max havelaar, un logo italien dont je ne me souviens + du nom, etc, etc.... je pense que cela créée la pagaille et la confusion dans beaucoup d'esprits dont le mien d'ailleurs,
Lors de mes dernières communications avec le président de la commission bio Européen, un allemand, parlant couramment le Français, j'ai parfaitement demandé une harmonisation des logos biologiques, car les consommateurs vont se perdre. Effectivement, le président était favorable à cette harmonisation, mais les bio dynamistes, sans nommer le label, trône une autre agriculture. Donc, en mon sens un effort serait bienvenu de la part des principaux courants d'agriculture biologique, pour harmoniser tout cela. Mais, ce pouvoir ne m'appartient pas. Hors tous, nous partageons les mêmes enjeux, pas de produits phytosanitaires chimiques et pas de substances médicales.
Mais selon, la position de la lune, les bio dynamistes ne semblent pas partager l'avis avec les autres labels. Donc, pour l'instant, l'harmonisation n'est pas d'actualité à cause de la lune. ( je disproportionne un peu, mais c'est la cause évidente, je suppose).
Par contre, si je suis convaincu de la qualité des produits bio , je le suis également pour leurs valeurs olfactives.
Pour les autres points, je te répondrai en fin de journée, je dois m'absenter pour nourrir les animaux. Sois patient et excuses moi.
Amicalement,
#14
Posté 15 November 2004 à 17:30
Citation
Hello Manue, dire que Marjolaine au début était organisée par Nature et progrès justement pour défendre certaines valeurs qu'il faudrait bien chercher maintenant !
les stands y sont très chers, mais comme il y vient beaucoup de monde, les exposants n'hésitent pas à se serrer la ceinture pour y être, les grosses bôites elles n'ont pas ce pb...
Citation
c'est pourtant la voie qu'elle a choisie et crois-moi elle n'est pas prête à la lâcher !
un exemple tout bête et récent : dans les supermarchés "classiques", on est le 15/11/04 il y a déjà depuis quelques jours les chocolats et toutes les cochonneries de Noël, eh bien en bio il faut que ce soit pareil aussi !!! j'ai voulu créer une "coop bio" pour des consommateurs responsables, il y en a quand même un tout petit groupe
#15
Posté 15 November 2004 à 20:31
Tout d'abord Salmobio je ne savais pas que tu étais agriculture enfin éleveur de poisson, et comme c'est une miss de 3e qui a lancer le sujet ma reponse lui etait plustot destiné, mais bon c'est pas grave...!!
Je suis désoler j'ai pas trop de temps ce soir alors j'ai pas tout lu mais je comprend très bien que les consommateurs soient perdu avec tout les logo, marques que ce soit en bio ou non (principalement pour les viandes d'ailleur) et il y a encore des personnes qui ne savent pas ce que c'est que le bio et qui se demande si c'est bon pour la santé, si si je vous assure je l'ai vu de mes propres yeux et c'était pas une blague la dame étai vraiment serieux (y'a encore du boulot).
Le probleme du bio est assez complexe. Si il y a des arnaques au bio ou des personnes qui disent que c'est pas rentable (pour un agri) c'est parceque beaucoup (trop) de personne pense que le bio est un bon filon et hop je labour, je seme , j'attent et je recolte et forcement ils font des rendements minable. La bien evidement c'est la logo AB qui s'y colle. Mais pour quelqu'un qui est vraiment bio dans sa tete, dans son corps, qui vie bio alors il comprendra que le bio n'est pas une agriculture du moyen age mais une agriculture qui demande des techniques, des recherches, une presence sur le terrain, il faut etre eleveur et technicien. La pluspart dérive gentiment vers la bio dyn avec le logo Demeter, nature et progres ou juste en travaillant avec la lune et quelque bouilli made in Steiner.
Le must serais d'avoir des terres uniquement en bio dynamie mais si il y a plusieur voie dans le bio c'est la meme chose en agriculture "normale": conventionnelle, raisonnée, 3e voie.
Quelque part j'ai envis de dire temps pis pour les consommateurs si ils se perdent dans les labels mais il y une agriculture pour chaque agriculteur et on ne le changera pas, il en faut pour le tout le monde, selon ses convictions, ses capacités l'important c'est qu'il y ai une reglementation pour le bio est c'est deja une tres bonne chose.
Comme une poule je vais me coucher , bonne nuit! :dort:
#16
Posté 15 November 2004 à 21:51
Pourtant surmon post de présentation, j'avais précisé, quej'étais un producteur biologique. A mon grand regret, seulement, Mireille, m'a dit un bonjour.
Bon je souhaite poursuivre les réponses avec Manue.
Bonsoir Manue,
Mireille t'a partiellement répondue à deux autres de tes interrogations, dont je partage son avis, les places sont chères dans ces foires.
Bref, je vais te répondre sur ce point d’interrogation.
Citation
Donc en argumentation, je te rappelle la législation applicable aux produits conventionnelles.
Les limites définis des résidus de pesticides dans notre alimentation
On considère que l'eau de boisson ne représente que 10 % des apports de pesticides dans l'alimentation, 90 % proviennent de fruits et légumes ingérés.
L'utilisation des pesticides dans les produits d'alimentation est étroitement réglementée. Les résidus de pesticides dans l'eau, les fruits et légumes et les autres produits d'origine végétale ne doivent pas excéder certaines teneurs fixées par des textes réglementaires.
En ce qui concerne l'eau, les limites (exprimées en microgrammes par litre -g/litre) sont fixées par le décret n° 2001-1220 du 20 décembre 2001 relatif aux eaux destinées à la consommation humaine, à l'exception des eaux minérales (JO du 22 décembre 2001). La limite, unique pour tous les pesticides (sauf quatre molécules) est de 0,1 g/litre. Le total, c'est-à-dire la somme de tous les pesticides détectés, ne peut excéder 0,5 g/litre.
En ce qui concerne les fruits et légumes, les « teneurs maximales de résidus » sont fixées par l'arrêté du 5 août 1992 (JO du 22 septembre 1992)modifié par l'arrêté du 18 septembre 2002 (JO du 21 septembre 2002). Contrairement au régime unique précédent, les limites (exprimées en milligrammes par kilo) sont fixées par produit et par catégorie, voire par type de fruit (avec notamment des limites spécifiques pour les pommes et le raisin de table...). Les limites ainsi fixées sont considérablement plus élevées que les limites correspondantes pour l'eau. Le facteur d'écart varie, selon les produits, entre 100 et 500 000 fois. En d'autres termes, la teneur en résidus de pesticides tolérée dans les fruits est de 100 à 500 000 fois plus élevée qu'elle n'est dans l'eau potable...
Voir la suite de l’article ????
Donc, si tu renies le bio, tu acceptes de consommer chimie au détriment de ta santé. La suite de cet article, est dans un forum, que je ne peux parler.
L’agrobiologie respecte-t-elle l’environnement ?
Depuis son apparition, l’agrobiologie est considérée comme une pratique qui a un impact positif sur l’environnement, et dans l’arsenal des Mesures Agro-Environnementales (MAE), elle connaît un succès certain. Si cette idée relève du bon sens, très peu d’études ont été menées de façon systématique et renouvelable pour évaluer cet impact. Une telle étude vient d’être conduite au Cemagref dans le cadre de l’évaluation.
La conversion des exploitations en agriculture biologique est une des mesures agro-environnementales qui a rencontré le plus de succès. La non utilisation de produits phytosanitaires ou de fertilisants de synthèse ait pour conséquence une diminution de la pollution du sol et des eaux en matières actives par rapport à des cultures conventionnelles paraît évident a priori avec des teneurs de contaminants moindre pour les aliments issues de l'agriculture biologique.
Si le cahier des charges en agriculture biologique est très contraignant (l’absence de produits de synthèse est la règle et la rotation des cultures sur les parcelles une nécessité technique…), certains aspects ne sont pas pris en considération dans la réglementation. Le maintien des haies par exemple est une pratique reconnue par la majorité des agriculteurs « bio ». Pour eux, l’agriculture biologique forme un tout et ne se limite pas à des contraintes administratives, considérées avant tout comme des garde-fous. Cette position « globalisante » se maintiendra-t-elle à l’avenir ?
L’agriculture traditionnelle est de son côté en pleine évolution. Les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux considérations environnementales. Les objectifs de protection de la nature prennent une place de plus en plus importante et l’orientation vers une agriculture de plus en plus raisonnée et maîtrisée se fait jour. Sur ce plan, les agriculteurs bio ont été, et sont toujours, des précurseurs. L'agriculture biologique, par les contraintes fortes qu'elle impose, devrait demeurer encore longtemps un "prototype" pour la mise au point de solutions alternatives utiles à l'agriculture conventionnelle. ( clein d'oeil pour la permaculure).
Suite de l'article idem
Prendre son 4*4
Effectivement, nos véhicules engendrent des impacts des émissions d’éléments tracés métalloïdes et des organiques, qui sont des écotoxique à notre environnement.
Avant de fournir des explications plus larges sur ce forum, ou je connais seulement Cerise, pardon Mireille et Raffa. Bref des personnes, qui savent que mes écrits sont parfois très long, je ne connais absolument pas la tolérance de l’administrateur et je leur prie de m’orienter autrement, si ils jugent que mes propos ne cadrent pas avec leur forums.
Juste deux mots sur les émissions de carbone, relatif aux véhicules. Les CTO et ETM, j’en parlerai que si vous justifié l’envie de partager nos connaissances.
Le recours aux énergies fossiles est évidemment le premier responsable de ces émissions excessives. On estime que le système terrestre ne peut absorber que 3 milliards de tonnes de carbone par an. Or l’humanité en produit le double, sous forme de gaz carbonique; dans 30 ans, ce
sera plus du triple si les tendances actuelles se poursuivent.
Pour ramener les choses dans l'ordre, chacun des 6 milliards d’habitants de la planète devrait donc, dans une répartition équitable, limiter sa production de CO2 pour se chauffer, pour se déplacer, pour s'alimenter, à 500 kg d'équivalent carbone par an. Or 500 kg d'émission de carbone, c'est ce que l'on produit en roulant 5000 km en zone urbaine avec une voiture modeste. C'est l'effet d'un aller-retour Paris-New-York. C'est quelques mois de chauffage au gaz d'une maison, c'est la production de 2 tonnes de béton alors qu'une maison moyenne en nécessite 17, c'est aussi la conséquence de la production de 70 kg de viande de bœuf…
Suite idem
Voici, quelques propos que je vous remets en guise de réflèxion.
ET VIVE LE BIO
Amicalement bio,
#17
Posté 15 November 2004 à 22:00
Faut dire que si le Bio se fait rattrapper (et va refaire les même erreur) c'est qu'au dessus ce sont les même multinationales qui prone les OGMS Novartis par exemple (un petit rappel : http://www.monde-diplomatique.fr/1999/03/L...E_NOALLEC/11755 ) et le même systeme actuelle rendement + thune ... bientot le bio intensif !
Pour les marques je n'ai pas de soucis : je sais que je tenterais plus d'acheter nature & progrès qui depuis les années 60s prône pour ce genre d'agriculture et ont annoncé leur regret quant à un label surveillé, par l'etat et non une surveillance par une boite independante : on en voit aujourd'hui le soucis : agriculteur qui se convertisse en un an par exemple ...
Je prefere le label N&P (même si on le trouve pas partout) voir DEMETER pour une rigueur plus importante que le AB , quant un Novartis peut mettre 5 % d'autre chose que du Bio dans leur produits (SOY) y a quelque par un soucis ....
Réharmoniser les labels : non cela risquerais de tomber et de finir sous un seul label et l'on continuerais dans le même systeme que l'intensif ... Plus de de rigueur : oui : une convertion pour les agriculteurs plus long (je pense a ceux qui ont eu la possibilité de le faire en un an , car à la base elle est de 3 à 5 ans en fonction des cas) et l'interdiction totale de vendre des produits fabriqué par des groupes qui pronent autre que l'agriculture bio qui puisse produire, promouvoir ou transformer du bio .
#18
Posté 15 November 2004 à 23:41
Ah! Je t'assure que la triploïde est autorisée.
On considère que pour l'adduction d'un chromosome en plus sur l'ovule, par pression choc, par méthode on introduit l'ovule dans un caisson bar pour pousser la pression progressivement à 700 bars, pour enfin réussir à obtenir un troisième chromosome.
Le législateur et ses services ont définis, que l'utilisation de l'air pour la montée en pression, on pouvait considérer que l'air étant naturel, ce procédé été respectueux et validé dans le cahier de charge. Pauvre, c'est comme cela.
Mais, sur les sept opérateurs biologiques en poissons, aucuns n'utilisent de sujets triploïdes.
Vivier de France, Aqualand et truites de Bretagne ne sont pas parmi ces opérateurs. Seulement que des petits exploitants.
Truite de Bretagne ont construit récemment une pisciculture vouée au bio toute neuve, investissent 300 millions de centimes de Frs. Ils ont passé leur première année de conversion, puis finis le bio, problème de qualité d'eau.
Pour l apisciculture d’étang, étant situé dans les Pyrénées Atlantiques, je montais pêché avec Christophe Vergnaud, j'ai rencontré Gérard Noury, Claire Zabou, Couturier et les autres.
Mais, je travaillais avec Vergnaud. Je pense, que ces personnes ne doivent pas être inconnu. En principe, on se connaît tous entre pisciculteur.
Pour en revenir au bio en général et ses labels. Ce message ne s’adresse pas à toi Corpse Grinder 666 personnellement.
Comment, je vois l’éco citoyen ?
En France l’agriculture biologique est la moins subventionnée de l’Europe.
Donc, savoir pour l’an prochain, si les allemands ne nous viennent pas trop nous envahir à des prix discount en bio grâce aux aides financières de leurs états, on ne sait vraiment pas, ou l’on va dans l’agriculture biologique. Si l’on regarde de prés, les statistiques de déclassement de produit bio en conventionnel, en France nous sommes les champions, car nous avons pas l’aide financière pour rivaliser contre les autres pays.
Peut être comprenez vous mieux mes persévérances et mon ardeur à défendre notre logo AB, qui nous est plus coûteux, mais qui défends pour les années avenirs le respect de notre environnement français. Alors, si demain le bio n’est plus commercialisé français, et bien vos enfants respireront un peu plus de produits phytosanitaires, car l’Agriculture conventionnelle marchera toujours.
Donc, là question que je pose aux consommateurs, souhaitez vous tant consommé bio étranger au détriment du développement du bio français, ou alors souhaitez vous par l’exemple préserver l’environnement allemand, que l’environnement Français?
Moi, je puis vous affirmer, que le logo AB, en Allemagne ou autres pays, est très mal perçu pour la simple raison, que chaque pays, que chaque consommateur préfère préserver et développer cette agriculture respectueuse de l’environnement dans son pays.
Alors, Français, faites un peu plus d’efforts sur le logo AB, c’est l’enjeu de l’amélioration de notre environnement pour demain et l’hygiène de vos enfants.
Achetez bio localement, si vous avez des incertitudes, il existe un plan national recensant tous les écotoxiques à notre chaîne alimentaire répertoriez par commune, vous pouvez consulter ce site web on line, il se nomme Basol, il vous suffit de le chercher avec google.
Un éco citoyen se doit d’acheter au plus proche de chez lui et de privilégier ses relations commerciales avec si possibles les producteurs les plus proches de chez lui.
Voici mes véritables fonds de pensées. Je suis pour l’harmonisation des labels avec les mêmes enjeux, mais je ne puis cautionné des labels, qui trônent du bio exploité et cultivé sur des régions riches en plomb ou arsenic, car il faut harmoniser les règles pour tous ces labels pour inspirer confiance et respect aux consommateurs.
Mais, l’enjeu c’est effectivement de privilégier le bio de chez nous, vous n’en avez pas marre de boire des produits phytosanitaires et autres dans vos eaux potables ?
J’au quelques centaines de posts à vous réserver pour mieux comprendre les enjeux du bio.
Pour te répondre Corse, évidemment, je condamne les semenciers, qui produisent 1% de bio et vendent à côté du transgénique.
Evidemment, je condamne les lois sur les brevets du vivant, instaurant la monopolisation des choix de semences et la mise en place du catalogue officiel.
Bref, ce sujet étant si vaste, je vous apporterai des renseignements progressivement.
Je serais absent, durant quelques jours et soyez patient si vous attendez mes réponses.
En vous remerciant de votre compréhension.
Amicalement bio,
#19 Guest_Manue_*
Posté 16 November 2004 à 11:05
Merci pour toutes ces précisions techniques intéressantes.
Bien sûr, que je suis consciente que si je n'achète pas "AB" je cuisine ma soupe du soir aux résidus de pesticides. Mais ce que je déplore, et comme l'a souligné Mireille avec l'histoire des chocolats, c'est la dérive éthique que connaît cette filière et c'est cela qui me dérange, parce que en tant que consommatrice "responsable" de mes achats cela me gêne beaucoup de donner mon argent, même à la filière Bio, a des pratiques commerciales que par ailleurs je dénonce pour la grande distribution et voilà que mon commerce Biocoop s'y met, le salon Marjolaine aussi, les grandes surfaces également.
La question véritable est de savoir ce que la Bio veut promouvoir ? juste du business en vendant, + cher, des produits et en imitant ce qu'elle dénonçait il y a environ 10 ans, vendre le produit sans aucune information au consommateur : info. sur le circuit, parce que mon primeur Bio, va à Rungis se fournir pour prendre des kiwi bio de Nouvelle Zélande et qu'elle vendra sans se poser beaucoup de questions parce qu' au bout : pognon, mais également infos. sur des gestes écolos. que l'on peut donner à la ménagère arrivée avec sa super voiture, qui effectivement consomme pour sa petite santé du Bio, mais au final, va acheter la dernière marque de vêtements à la mode pour ses enfants et tant pis si ce mêmes vêtements ont été fabriqués à l'autre bout du monde par d'autres enfants, qui sont nés du mauvais côté de la barrière.
La Bio à l'époque se voulait une courant alternatif à nos façons de vivre et de penser, qu'en reste-t-il de cet esprit, de cette âme ? pas grand chose à mon avis, elle profite de la demande croissante du consommateur et raffle l'argent au passage, en faisant tout pareil que la grande distribution. Alors oui, manger Bio, et vive le Bio
Pour ce qui est des logos, en toute sincérité, en tant que consommatrice lambda, je m'y perds un peu et j'ai du mal à savoir quel est le message véhiculé ?
Et pour finir, j'ai peur que la Bio au final ne soit un phénomène de mode et que les consommateurs au bout d'un certain temps ne s'en détournent (exemple récent, le saumon, suite à une émission de télé, les ventes ont chutées de façon dramatique et une fois les esprits apaisés et bien les personnes ont consommé de + belle) et c'est ce qui risque d'arriver si un autre message que celui de vendre n'est pas donné.
Bonne journée à tous.
#20
Posté 18 November 2004 à 00:04
Je comprends tes inquiétudes sur la dérive de certains produits bio.
Je suis situé en milieu rural et étant exploitant bio, je me nourrie essentiellement de mes productions. Je ne fréquente pas de bioccop ou d'autres magasins bios et en ce sens, je ne puis m'exprimer sur la dérive des produits bio.
Mireille parle d'affreux chocolats ou de vêtements bio, qui en m'ont sens ne sont pas officieusement connu.
N'étant pas le commercial de nos structures bio, mais seulement le garant de notre service assurance qualité, je ne puis t'aider à dénigrer tous les bons ou mauvais produits.
Certes, nous avons un commercial, qui fréquente et livre beaucoup de boutique, une foi, il m'a rapporté, qu'il avait vu dans des bioccoops des filets de truites triploïdes roses sur les étalages. Hors, il faut savoir que la substance pour saumoniser ce poisson est une substance synthétique chimique nommée la canthaxatine interdit d’utilisation en bio, j'ai fait le nécessaire pour le faire retirer du commerce bio, avec le soutien de organismes certificateurs. Car là, c'était bien de la tromperie.
Mais, dans ses magasins et supermarchés du bio, ils adoptent la même politique que la grande distribution, en autre ils peuvent commercialiser un certain pourcentage de produit non bio. A ma dernière connaissance, c'était 35 % sur l'ensemble des produits non bio.
Ces chocolats, Mireille ne semble pas les apprécier. Je ne les ai pas vu, sont ils garanties bio, seule Mireille peut nous le justifier.
Des vêtements de cotons bio, comme dans de nombreux forums, j'en ai parlé, il n'existe pas de cahier de charges de cotons bio dans l'immédiat. Donc, je puis te répondre que ces cotons ne sont pas bio, mais il vaut mieux favoriser ces agriculteurs qui utilises moins de produits phytosanitaires, surtout lorsque on sait que la production conventionnelle de coton est la plus polluante au monde, a elle seule elle consomme 25% de la production mondiale des produits pesticides.
Il y a juste la notion de privilégier le moins pire.
Par contre pour le lin et le chanvre, enfin nous aurons des cultures locales pour confectionner prochainement des véritables textiles bio et les cahiers de charges viennent récemment d'être finalisés. Il faudra attendre le temps de conversion des terres minimum 2 ans.
Donc, si tu ne peux te fournir directement chez des producteurs locaux, à toi d'être biovigilante sur les produits, que tu achètes. Préfères des produits, qui ont le moins voyagé, donc généré le moins de pollutions.
Mais moi, je ne puis rien pour faire bannir ces 35% de produits, que ces boutiques commercialisent en non bio.
Bon courage, tu trouveras rapidement tes repères.
Si, tu es convaincu que l'on t'arnaque sur un des produits, n’hésites pas à contacter le service de la répression de fraudes de ton département.
Au pire essaie d'exposer tes convictions auprès de ce distributeur douteux.
J'ai entendu, dire, maintenant que les magasins bio, devaient organiser leurs rayons différemment et donc mettre dans un rayon appart des produits non bio, qu'ils ont le droit de commercialiser.
Voilà pour répondre rapidement et partiellement à tes interrogations.
PS: Mireille si tu disposes de renseignements plus concrets, sur les faits, que je viens de dénoncer, merci t'apporter ta lumière.
Autres précisions, j’ai connu tout d’abord une association loi 1901, nommé Bioccop, qui était sollicitée pour la réalisation de cahiers de charges avec le ministère de l’agriculture et les différent services et partenaires sociaux. Peu de temps cette association Bioccop s’est lancée dans le commerce, vous devez certainement la connaître, elle fait énormément de commerce actuellement et disposes d’une importante chaîne de magasins ?
Amicalement à tous et toutes,
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