Les saisonniers et travailleurs précaires vont recevoir moins d'allocation de chômage et surtout ne pourront plus en obtenir après 3 saisons.
C'est des régions entières qui sont menacées
Citation
Quatre cent mille saisonniers du tourisme et plus d’un million dans l’agriculture, employés contraints de travailler sur une période donnée et définie par des besoins extérieurs déterminés. Dans la majorité des cas, c’est le chômage dans nos régions ou notre pays d’origine qui nous contraint d’accepter des emplois saisonniers de cinq, six ou huit mois.
Nous ne sommes pas ou ne sommes plus étudiants, mais des salariés précaires en CDD saisonnier, considérés par les pouvoirs publics et certains partenaires sociaux comme un sous-CDD. Nous ne l’avons pas choisi. Il est donc anormal que nos indemnités ASSEDIC soient réduites au bout de trois années de 50 % par rapport aux autres « privés d’emploi » et qu’en 2008 elles nous soient supprimées au bout de trois contrats de 6 mois, alors que nous continuerons à cotiser.
La France est le premier pays touristique qui a reçu cette année 78 millions de visiteurs grâce à notre travail qui génère 140 milliards d’euros. Nous sommes pourtant les derniers à bénéficier de cette valeur ajoutée. Nous voudrions bien travailler plus, et surtout bénéficier des richesses considérables que nous produisons. Nous sommes vraiment les intermittents types du travail et du salaire.
Nous sommes mobiles, flexibles, adaptables à toutes les modifications d’équipes de cadres, de sites, pourtant nous sommes professionnels dans nos métiers. Après chaque contrat, c’est le parcours du combattant pour obtenir nos droits. Nous ne pouvons pas faire d’emprunts, d’achats à crédit.
Et au terme de notre contrat, nous sommes jetés à la rue sans ASSEDIC. Avec l’espoir d’une réembauche éphémère non garantie. Les règles de l’UNEDIC poussent certains d’entre nous à survivre sans hébergement décent. Ces nouvelles règles vont aussi à l’encontre de la volonté de certains employeurs qui veulent fidéliser les saisonniers qu’ils ont formés dans leurs établissements.
Notre pays doit progresser en termes de droit du travail, particulièrement pour les salariés précaires. Nous ne choisissons pas d’être quatre ou cinq mois dans l’année sans travail ni ressources. Qui est responsable de l’emploi en France ? L’État ne peut pas se comporter avec les saisonniers comme certains patrons indélicats qui nous emploient au noir sans se soucier de notre protection sociale. C’est l’ensemble de la société qui bénéficie des richesses créées par les saisonniers, c’est donc à la société tout entière d’assurer la protection sociale des saisonniers.
Avec la renégociation de la convention de l’assurance chômage de 2008, nous demandons que les règles d’ouverture des droits correspondent à la réalité de nos contrats :
- L’instauration d’une indemnité minimum journalière de 30 euros durant les périodes non travaillées ;
- L’ouverture des droits à l’indemnisation après 3 mois de travail effectués par période de 12 mois.
http://www.petitionsaisonniers.org/index.p...d=1&catid=1
(*) Pétition lancée par les 100 saisonniers réunis à Saint-Denis les 5 et 6 décembre 2007. Cette pétition doit être remise aux partenaires sociaux qui gèrent l’UNEDIC.
Nous ne sommes pas ou ne sommes plus étudiants, mais des salariés précaires en CDD saisonnier, considérés par les pouvoirs publics et certains partenaires sociaux comme un sous-CDD. Nous ne l’avons pas choisi. Il est donc anormal que nos indemnités ASSEDIC soient réduites au bout de trois années de 50 % par rapport aux autres « privés d’emploi » et qu’en 2008 elles nous soient supprimées au bout de trois contrats de 6 mois, alors que nous continuerons à cotiser.
La France est le premier pays touristique qui a reçu cette année 78 millions de visiteurs grâce à notre travail qui génère 140 milliards d’euros. Nous sommes pourtant les derniers à bénéficier de cette valeur ajoutée. Nous voudrions bien travailler plus, et surtout bénéficier des richesses considérables que nous produisons. Nous sommes vraiment les intermittents types du travail et du salaire.
Nous sommes mobiles, flexibles, adaptables à toutes les modifications d’équipes de cadres, de sites, pourtant nous sommes professionnels dans nos métiers. Après chaque contrat, c’est le parcours du combattant pour obtenir nos droits. Nous ne pouvons pas faire d’emprunts, d’achats à crédit.
Et au terme de notre contrat, nous sommes jetés à la rue sans ASSEDIC. Avec l’espoir d’une réembauche éphémère non garantie. Les règles de l’UNEDIC poussent certains d’entre nous à survivre sans hébergement décent. Ces nouvelles règles vont aussi à l’encontre de la volonté de certains employeurs qui veulent fidéliser les saisonniers qu’ils ont formés dans leurs établissements.
Notre pays doit progresser en termes de droit du travail, particulièrement pour les salariés précaires. Nous ne choisissons pas d’être quatre ou cinq mois dans l’année sans travail ni ressources. Qui est responsable de l’emploi en France ? L’État ne peut pas se comporter avec les saisonniers comme certains patrons indélicats qui nous emploient au noir sans se soucier de notre protection sociale. C’est l’ensemble de la société qui bénéficie des richesses créées par les saisonniers, c’est donc à la société tout entière d’assurer la protection sociale des saisonniers.
Avec la renégociation de la convention de l’assurance chômage de 2008, nous demandons que les règles d’ouverture des droits correspondent à la réalité de nos contrats :
- L’instauration d’une indemnité minimum journalière de 30 euros durant les périodes non travaillées ;
- L’ouverture des droits à l’indemnisation après 3 mois de travail effectués par période de 12 mois.
http://www.petitionsaisonniers.org/index.p...d=1&catid=1
(*) Pétition lancée par les 100 saisonniers réunis à Saint-Denis les 5 et 6 décembre 2007. Cette pétition doit être remise aux partenaires sociaux qui gèrent l’UNEDIC.
Sur ce site il explique bien
http://www.tripalium...7/rpge23/24.asp
Citation
Droits au chômage
Deux catégories de personnes sont concernées par le "chômage saisonnier" :
les personnes travaillant dans un secteur saisonnier, et celles ayant
régulièrement des périodes d’inactivité à la même époque de l’année.
Le "chômage saisonnier" donne lieu à une allocation réduite.
Depuis le 18 janvier 2006, l’indemnisation du chômage saisonnier est limitée
dans le temps à trois périodes successives. Au-delà, le chômage saisonnier
ne donne pas lieu à une indemnisation.
Indemnisations réduites
Le chômage saisonnier donne lieu à une indemnisation réduite et limitée dans
le temps.
Les indemnités sont versées pendant une durée calculée selon la ou les
périodes de travail précédant le chômage (suivant le même régime que le
chômage "classique").
Mais le montant de l’indemnité est réduit par application d’un coefficient
"chômage saisonnier". Ce coefficient est proportionnel au nombre de jours de
travail effectués pendant les 12 mois précédant l’arrêt d’activité.
Une personne ayant travaillé 4 mois pendant les 12 mois précédant le
chômage, perçoit une indemnité égale aux 4/12èmes de l’indemnité de base.
La minoration n’est pas appliquée dans certains cas particuliers :
-
demandeurs d’emploi qui perçoivent les allocations chômage pour la première
fois ;
-
demandeurs d’emploi pouvant bénéficier du reliquat d’un dossier précédent
sur lequel le chômage saisonnier n’a pas été appliqué.
Deux catégories de personnes sont concernées par le "chômage saisonnier" :
les personnes travaillant dans un secteur saisonnier, et celles ayant
régulièrement des périodes d’inactivité à la même époque de l’année.
Le "chômage saisonnier" donne lieu à une allocation réduite.
Depuis le 18 janvier 2006, l’indemnisation du chômage saisonnier est limitée
dans le temps à trois périodes successives. Au-delà, le chômage saisonnier
ne donne pas lieu à une indemnisation.
Indemnisations réduites
Le chômage saisonnier donne lieu à une indemnisation réduite et limitée dans
le temps.
Les indemnités sont versées pendant une durée calculée selon la ou les
périodes de travail précédant le chômage (suivant le même régime que le
chômage "classique").
Mais le montant de l’indemnité est réduit par application d’un coefficient
"chômage saisonnier". Ce coefficient est proportionnel au nombre de jours de
travail effectués pendant les 12 mois précédant l’arrêt d’activité.
Une personne ayant travaillé 4 mois pendant les 12 mois précédant le
chômage, perçoit une indemnité égale aux 4/12èmes de l’indemnité de base.
La minoration n’est pas appliquée dans certains cas particuliers :
-
demandeurs d’emploi qui perçoivent les allocations chômage pour la première
fois ;
-
demandeurs d’emploi pouvant bénéficier du reliquat d’un dossier précédent
sur lequel le chômage saisonnier n’a pas été appliqué.













