Création D'un Potager Biologique
#21
Posté 11 April 2005 à 15:29
La "mutation" est similaire mais avec des feuilles toutes vertes. Les racines font des tubes plus gros que ceux du chiendent.
Je ne sais pas dessiner. Il faudra que je poste la photo.
#22
Posté 11 April 2005 à 15:38
sinon similaire en plus gros peut-être égopode ? (s'appelle aussi podagraire - égopode des goutteux) c'est une ombellifère très courante. (goutte, rhumatismes, se mange comme les épinards :-) si c'est çà... vérifiez dans un bouquin ou google images.
pierre/geispe
#23
Posté 11 April 2005 à 19:29
Raffa le potager en carré est a mon avis une tres bonne idée pour les petits jardins et les jeunes jardiniers. Il existe un livre 'le jardin en carré' vraiment tres bien!
Pour la haie, je te conseil le noisitier, c'est pas trop gros, et les oiseaux pouront y nicher et te laisser un peu de noisette
#24
Posté 11 April 2005 à 19:39
#25
Posté 12 April 2005 à 11:33
Citation
Merci tout plein pour ces conseils. Effectivement je voulais tout sauf une haie d'une seule et même plante (c'est pour ça qu'on a arraché tous les cyprès d'ailleurs).
[list]
#26
Posté 12 April 2005 à 11:43
Citation
Quelqu'un sait si ça se trouve ailleurs ?
Ben oui chez semailles voyons
dans le même genre pisque t belge tu as aussi ecoflora http://www.ecoflora.be/ qui vendent des semences chouettes et bio ;-)
#27
Posté 12 April 2005 à 13:44
T'es une vraie encyclopédie du web :retourné:
Perso j'avais acheté quelques semences bio chez biocap.
#28
Posté 14 May 2006 à 07:12
le labour ralentit un peu la pousse des adventices,mais il n'est pas indispensable,parfois nocif,mais souvent non,ne faites pas une religion des conseilleurs,travaillez et prenez de la peine ce sera toujours mieux que l'oisiveté déprimante
bon courage
#29
Posté 14 May 2006 à 10:20
#30
Posté 14 May 2006 à 23:46
4) pour les allées je voulais faire des pas japonais (morceau de carrelage, bois de chaises, caillasses, ect...) je les mets juste sur la terre et that's all ou il faut mettre qqchose dessous genre sable ? Z'avez d'autres idées pour une allée sympa ?
Si c'est pour les pas japonais, il est préférable de creuser un tantinet la terre, puis de rajouter du sable ou des petits cailloux. Poser les pas par la suite. Ils doivent arriver au même niveau de ton sol.
Le fait de ne pas laisser la terre juste sous les pas évite qu'ils ne s'enfoncent. (ou que la fange ne se devellope en temps de pluie)
Des amis ont mis des cailloux tout autour de leurs pas pour éviter de désherber trop fréquement et faire allée zen.... Bon, c'est vrai aussi qu'avec 75 ares de terrain, ils pouvaient le faire sans trop empiéter sur le potager.
La première fois, on a du mal à estimer la "profondeur". Je m'y suis reprise à plusieurs fois.
Bonne allée!
#31
Posté 15 May 2006 à 11:04
#32
Posté 21 May 2007 à 11:49
Raffa, le 11 Apr 2005, 16:19, dit :
L'acidité n'est pas toujours un problème, par exemple l'oseille aime bien. Et pour basifier, tu peux saupoudrer (léger) de la chaux, ou de la chaux magnésienne (encore mieux, le magnésium, c'est bien).
Enterrer l'engrais vert n'est pas une obligation. Tu devrais choisir le type de travail de sol qui convient selon si c'est une terre lourde (argile) ou légère et ensuite incorporer ce que tu veux en fonction du type de travail du sol. Je dirais à première vue, un coup de grelinette, un coup de rateau, et le broyat incorporé en surface, mais, pas si tu vas semer des graines fines juste après... question pratique.
Citation
Regardes ce qui pousse dans ta région, dans les forêts, et récupères des petits arbustes venant juste de sortir de leur graine.(Tu peux les planter en petits bouquets un peu espacés, ou en quinconce, en laissant de la place entre eux pour pousser).
Citation
Je crois que je vais avoir encore plein de question
gravier puis sable puis... tu peux niveler le sable au râteau (résultat irrégulier plus "naturel") ou avec une planche posée sur des planches:
un peu comme ça
_____
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(vue en coupe).
#33
Posté 27 March 2009 à 17:19
Edit modération : On s'en fiche !
Lien commercial supprimé, pas de pub sur ce forum, merci !
#34
Posté 29 March 2010 à 11:05
Je découvre aujourd'hui ce message écrit il y a 5 ans... et je le trouve parfait : clair, complet... Ma fille, 30 ans, souhaite démarrer un premier jardin : je lui envoie cette lecture! Merci:applaus:.
dynamis09, le 01 April 2005 à 17:45, dit :
Si vous disposez d'un terrain a l'abandon, prairie négligée ou parcelle embroussaillée, sa reprise exige un certain nombre d'opérations qui convenablement appliquées, vous permettront de pratiquer un jardinage biologique presque immédiatement et spontanément productif .Il est bien entendu qu'il est nécessaire de nettoyer un tel terrain, mais cela doit se faire sans barbarie et sans hâte.
S'il s'agit d'une prairie, surtout si elle est envahie par de hautes herbes, graminées pour la plupart, dont les chaumes ancien forment un matelas sur le sol, le mieux est de faucher assez haut afin de dégager les branches mortes, les souches qui pourraient joncher le sol et risqueraient d'endommager les lames d'outils. Il faut ensuite effectuer un véritable cardage du terrain à l'aide d'un solide râteau faneur ou d'un croc a fumier a 4 dents pour démêler le feutrage végétal qui cuirasse le sol. Faîtes en un tas sur le pourtour du terrain, de préférence à l'ombre en prévision du compost. Arrachez ensuite à la houe les grosses touffes d'herbe et les plaques que forment le tissu des racines superficielles. Ce travail sera aisé s'il est effectué à reculons5bien que la houe , s'utilise habituellement en avançant ; il faut éviter de marcher sur le sol ainsi décroûté car la plupart des herbes s'y enracineraient à nouveau aussitôt). Tranchez d'un coup sec et précis des plaques d'une vingtaine de cm de large environ et de 5 cm d'épaisseur la lame vient sectionner les plantes juste au dessous du collet, dons a bonne profondeur. Soulevez légèrement pour arracher uniformément les bandes de terre obtenue et déposez les devant vous, ou vous les laisserez sécher quelques jours. Pour les touffes les plus volumineuses le mieux est de les secouer fortement en les heurtant contre le fer de l'outil pour les débarrasser au max. de leurs terre afin qu'elles dessèchent plus rapidement. Lorsque l'herbe sera fanée, vous pourrez dégager votre terrain à la griffe ou au râteau et disposerez alors d'un volume appréciable pour votre compost. Ainsi décapé , le sol est prêt a être travaillé selon les techniques du labour bio .
Ce travail peut sembler pénible et superflu à certains , il est cependant absolument nécessaire à la constitution d'un sol sain et propre Il vaut mieux consacré un peu plus de temps et de labeur lors de la création de votre jardin et être durablement débarrassé d'un grand nombre de mauvaises herbes que de retourner rapidement un terrain en friche car, enfouie en profondeur, la couverture végétale se décomposerait mal, formant un obstacle infranchissable aux racines des légumes et contrecarrant pour longtemps la fertilité du sol, ce qui favorise le parasitisme, tant animal que végétal.
Une fois le sol bien dégagé, il faudra encore, avant de procéder au labour, que vous pensiez votre jardin, savoir dés le départ vers quels productions vont vos préférences et définir clairement ses limites de temps, en espace et en travail, préférez la variété à la quantité, n'hésitez pas à mêler, , au potager, un grand nombres de plantes d'utilisation et de vertus complémentaires. La plupart des aromates et des plantes médicinales se cultivent très bien en bordure des planches et favorisent par leurs présence (sécrétions racinaires, piégeage d'insectes, abris d'auxiliaires…) la croissance des légumes .On considère qu'il faut au moins 100 m2 par personne et par an pour l'approvisionnement en légumes d'une famille.
Le travail du sol
Son but consiste en l'approfondissement de la couche utilement explorée par les racines, afin de permettre la libre circulation de l'eau et de l'air et par conséquent le développement des êtres vivants du sol. Une des propriétés de l'air étant de se réchauffer environ 3000 fois plus vite que l'eau, on jugera de l'importance que peut revêtir l'opération de l'ameublissement, particulièrement au printemps ou les jeunes plantules ont à la fois besoin de chaleur, d'humidité et d'une structure de sol ni trop compacte ni trop lâche. Dans une terre normale on évalue aux 12 premiers cm l'épaisseur de la couche vivante, lieu d'activités des micro-organismes aérobies indispensable à la nutrition des plantes. Dans la plupart des cas il suffira de travailler que sur une profondeur de 15 à 20 cm, c'est à dire légèrement moins que la longueur du fer de bêche, et surtout de ne pas inverser par le retournement l'ordre des couches, de ne pas « mettre la cave au grenier et vice versa ».
Dans un sol lourd, compact et glaiseux il pourra être utile d'augmenter la profondeur d'ameublissement, ne serait-ce que pour assurer un drainage partiel ( augmenter ainsi les vitesses de ressuyage et de réchauffement en surface). Les labours très profond ne se justifient que pour des plantations très spéciales comme une vigne ou un verger, en aucun cas pour un potager. Vous vous apercevrez d'ailleurs rapidement que le biojardinage et la fertilisation organique en particulier améliorent de façon étonnante la qualité physique du sol, lequel devient vite plus léger, plus doux moins collant au toucher et sur le fer de l'outil. Au bout de quelques années de pratique la bêche devient inutile, un seul passage de griffe, immédiatement avant le semis, suffit largement Cela s'explique par le fait qu'attirés par un milieu favorable, riche en éléments végétaux décomposés, les vers de terre y ont accompli leur phénoménal travail de labour, facilitant ainsi la pénétration des racines et soufflant la terre comme une pate levée. Leur technique étant en tous points parfaite , il serait vain de vouloir faire mieux et bien peu sage de prétendre s 'en passer…
Au jardin familial les opérations doivent être simples, rapides, efficaces et peu fatigantes, le labour est de leur nombre, beaucoup de jardiniers le redoute à tort, considérant qu'il s'agit d'une épreuve de force. En biojardinage, 'impératif est de ne pas enfouir la couche superficiel du sol, le bêchage est simplifié d'autant que l'on as pas à soulever ces énormes mottes de terre fort lourdes qui font de bien des week end un cauchemar. L'outillage de labour est simple, léger et maniable, et peut se réduire à trois ustensiles : la houe, la bêche, la grelinette…²
La fourche bêche est préférable à la bêche classique, afin de na pas blesser les vers de terre. Le basculement de la motte n'ayant pas à être effectué, l'utilisation de cet outil est au début assez déroutante, mais le tour de main se prend très vite, si l'on procède la manière suivante : enfoncez votre fourche bêche verticalement et poussez la devant vous aussi loin que le permet la longueur de votre bras puis tirez la vers vous et, tout en reculant, inclinez la vers le plus bas possible sans vous baisser. Dégagez l'outil et recommencez à coté en veillant de travailler de façon rectiligne et régulière ; si la motte ainsi dégagée est de dimensions un peu trop importante, fendez la verticalement d'un léger coup donné avec le coté du fer, vous vous rendrez bien vite compte qu'en faisant des mottes pas trop grosses on avance bien plus rapidement .
Motorisation du jardin
Vous pouvez être tenté, si vous avez un terrain de grandes dimension, d'utiliser un motoculteur, sachez que pour les méthodes biologique cet appareil présente un certains nombres d'inconvénients. Prenez garde à la vitesse de rotation , la vitesse des fraises est toujours trop élevé , ce qui a pour résultat de pulvériser la terre et de détruire sa structure, parfois jusqu'au colmatage. L'ordre naturel des couches n'est plus respecté par le brassage rotatif des outils, la forme en équerre des couteaux détermine à l'usage et à la profondeur du travail une semelle de labour, surtout si le sol est argileux, cette sorte de croûte souterraine très gênante s'oppose à la fois à l'évacuation de l'eau en excès lorsque le terrain est très mouillé et à la remonté de l'humidité profonde en cas de sécheresse , bloquant la mise en place des racines, elle compromet gravement la croissance des légumes. Son emploi signe a coup sur l'arrêt de mort des vers de terre de surface, qui sont les plus nombreux et les plus actifs.
Pour limiter les dégâts : faire tourner lentement les fraises pour ne pas échauffer et battre le sol, ne travailler qu'a faible profondeur 12 cm au plus, faire suivre le travail superficiel par le travail d'un outil manuel, fourche bêche , grelinette, afin de casser la semelle de labour .
Voilà votre terrain de prêt bon semis, et bonne récolte
#35
Posté 03 February 2011 à 08:48
C'est pas l'moment de s'tourner les pouces !!!
Site de Terre Vivante - éditeur du magazine "Les 4 saisons du Jardinage Bio" - référence en la matière:
http://www.terrevivante.org/
#36
Posté 03 February 2011 à 14:08
marie1219, le 29 March 2010 à 11:05, dit :
Je découvre aujourd'hui ce message écrit il y a 5 ans... et je le trouve parfait : clair, complet... Ma fille, 30 ans, souhaite démarrer un premier jardin : je lui envoie cette lecture! Merci:applaus:.
Complet, non, je ne dirais pas ça. Il existe d'autres techniques pour mettre en culture un prairie ou un gazon, en particulier le paillage, que ce soit avec une bâche géo-textile (pas étanche, donc) ou, mieux encore avec des cartons, de la paille, du compost, des feuilles mortes, du fumier, du BRF, bref, de la matière organique. Les techniques bio privilégient souvent le non travail du sol, ou un travail minimum, là, on est complètemnet à rebours. Pour l'instant, je suis moi-même beaucoup plus proche des techniques préconisées ici (décapage à la houe, bêchage du sol... où il faut bien retourner les mottes de terre si on veut extirper les racines), mais je commence à pratiquer le paillage de parcelles enherbées, j'ai suffisamment de témoignages de jardiniers qui m'ont convaincue de la méthode (sans compter Fukuoka).
#37
Posté 04 February 2011 à 06:08
Des carrés dans la prairie, qui deviennent des massifs, de fleurs ou de persil, tomates, poireaux...
Dans un milieu "naturel", j'ai vu qu'il vaut mieux planter groupé plutôt que de laisser des cultures qui vont être dévorées par les grandes herbes.
Les techniques du jardin en carrés me vont bien (en simplifiant encore, sans toutes les bordures).
Utile quand même de marquer les lieux, avec des bâtons bien visibles.
Une année, une belle récolte s'est produite à l'emplacement d'une caravane enlevée, où j'avais débarrassé là toutes mes vieilles graines (salade, aneth, poireaux).
De ce que je vois, beaucoup de techniques fonctionnent : terre nue, labourée, paillée, non labourée... C'est encourageant !
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