je suis à la conf et d'accord presque à 100% avec ce qui est énnoncé par andré pochon,il n'empèche que le capital nécessaire à monter une ferme qui "tient la route" actuellement est sans commune mesure avec le salariat et pour celui qui commence,c'est de façon quasi certaine 5 à 10 ans de "galère" avant de pouvoir sotir la "tête hors de l'eau" avec tous les risques que cela comporte,en particulier pour le couple pendant ces années difficiles,ce qui explique trés certainement la prudence avec laquelle les jeunes ne se jettent plus sur le métier (car,si on sur d'en "chier",on n'est pas assuré de passer,surtout si on se trouve pendant ces années fragiles au milieu d'une crise genre vache folle,grippe aviaire ou autre fièvre cattarhale ovine!) et si on ne passe pas,les dettes consécutives au projet raté,il faudra les assumer (au moins en partie)
égalité Dans Les Durées De Travail
Commencé par michel2, 12 Nov 2007 à 08:09
43 réponses dans ce topic
#41
Posté 24 November 2007 à 18:27
#42
Posté 24 November 2007 à 18:41
de toutes façons,je pense que je vais encore plus loin que lui,par ce que j'ai fait le choix depuis bientôt 28 ans de faire du bio et maintenant de la biodynamie
quand il dit du "fumier plutôt que du lisier",moi,je dis du compost plutôt que du fumier et du compost biodynamique même,ce qui est un "plus" significatif"
il pourrait aussi ajouter diminution significative du labour (que je ne pratique pas encore,mais j'y viens...)pour économiser des dépenses de fuel/ha et surtout multiplier par 3(c'est ce qui est annoncé par les promoteurs du "non-labour")la vie microbienne des solset en particulier les plus visibles,les vers de terre. je ne dis pas suppession pure et simple du labour,car je ne vois pas comment sans labour faire une rotation avec luzerne(en bio)qui est ma "tête d'assolement" favorite
quand il dit du "fumier plutôt que du lisier",moi,je dis du compost plutôt que du fumier et du compost biodynamique même,ce qui est un "plus" significatif"
il pourrait aussi ajouter diminution significative du labour (que je ne pratique pas encore,mais j'y viens...)pour économiser des dépenses de fuel/ha et surtout multiplier par 3(c'est ce qui est annoncé par les promoteurs du "non-labour")la vie microbienne des solset en particulier les plus visibles,les vers de terre. je ne dis pas suppession pure et simple du labour,car je ne vois pas comment sans labour faire une rotation avec luzerne(en bio)qui est ma "tête d'assolement" favorite
#43
Posté 25 November 2007 à 14:14
Dans ce genre de thématique (temps de travail
) il est fondamental de distinguer le travailleurs salariés des autres. Car ce sont bien des salariés dont on parle la plupart du temps.
Par définition un indépendant (quelqu'il soit agriculteur, journaliste, médecin libéral etc.) apporte son capital et tente 1- de ne pas le perdre 2- de le faire fructifier au moins pour pouvoir se payer, assurer son avenir (retraite aussi) et celui de sa famille, par définition c'est donc de l'économie capitaliste. Et je ne vois pas ce qu'on pourrait y redire car ce sont la plupart du temps des situations guère enviables. Comme l'explique bien Michel2.
En effet, un indépendant est... indépendant : il n'a pas de salaire mais est payé en fonction du travail qu'il fournit (il travail donc la plupart du temps beaucoup, beaucoup plus qu'un salarié), il a en général (selon pays) très peu de protection sociale voire pas du tout (cela est valable pour la pérénité du travail, le chômage, la sécu, la retraite etc.) Un indépendant doit donc s'occuper de cela seul (cotiser à des caisses de retraites etc.) et paye le plus souvent beaucoup plus d'impôts que les salariés (enfin je suppose que cela dépend des pays mais en Belgique c'est flash à mort). Mais il est totalement maître des contrats qu'il accepte de faire, du nombre d'heure et de jour qu'il travaille etc. Il peut par exemple en mettre un grand coup quand il est jeune, faire du 40 48h semaine, placer son argent, réinvestir, réduire progressivement, ou embaucher pour s'alléger un peu donner plus de temps à ses enfants, remettre un coup en période difficile etc.
Généralement on trouve dans les indépendants des personnes qui ont fait le choix de l'être (qui savent donc très bien ce qu'ils perdent par rapport au salariat, et les très grand risques qu'ils prennent) et qui essayent à toute force de le rester.
Il est inconcevable de vouloir ramener la durée de travail des salariés équivalent à celui de certains indépendants et inversément, même si la pénibilité est identique. Ce ne sont pas des situations comparables. Celui qui est devenu cheminot au lieu de chauffeur poids-lourds indépendant par exemple a fait un choix de vie en fonction des avantages/inconvénients des 2 boulots. Quand il a signé pour cheminot, il a signé pour les avantages des cheminots. S'il avait su que ces avantages seraient remis en cause 5 ou 10 ans avant sa retraite, il aurait peut être (en fait certainement) préféré être indépendant... ou salarié ailleurs. Celui qui est devenu agriculteur au lieu de fonctionnaire de la fonction publique savait aussi à quoi s'attendre. Les revendications de ces 2 mondes du travail là ne sont pas sur le même niveau.
Par définition un indépendant (quelqu'il soit agriculteur, journaliste, médecin libéral etc.) apporte son capital et tente 1- de ne pas le perdre 2- de le faire fructifier au moins pour pouvoir se payer, assurer son avenir (retraite aussi) et celui de sa famille, par définition c'est donc de l'économie capitaliste. Et je ne vois pas ce qu'on pourrait y redire car ce sont la plupart du temps des situations guère enviables. Comme l'explique bien Michel2.
En effet, un indépendant est... indépendant : il n'a pas de salaire mais est payé en fonction du travail qu'il fournit (il travail donc la plupart du temps beaucoup, beaucoup plus qu'un salarié), il a en général (selon pays) très peu de protection sociale voire pas du tout (cela est valable pour la pérénité du travail, le chômage, la sécu, la retraite etc.) Un indépendant doit donc s'occuper de cela seul (cotiser à des caisses de retraites etc.) et paye le plus souvent beaucoup plus d'impôts que les salariés (enfin je suppose que cela dépend des pays mais en Belgique c'est flash à mort). Mais il est totalement maître des contrats qu'il accepte de faire, du nombre d'heure et de jour qu'il travaille etc. Il peut par exemple en mettre un grand coup quand il est jeune, faire du 40 48h semaine, placer son argent, réinvestir, réduire progressivement, ou embaucher pour s'alléger un peu donner plus de temps à ses enfants, remettre un coup en période difficile etc.
Généralement on trouve dans les indépendants des personnes qui ont fait le choix de l'être (qui savent donc très bien ce qu'ils perdent par rapport au salariat, et les très grand risques qu'ils prennent) et qui essayent à toute force de le rester.
Il est inconcevable de vouloir ramener la durée de travail des salariés équivalent à celui de certains indépendants et inversément, même si la pénibilité est identique. Ce ne sont pas des situations comparables. Celui qui est devenu cheminot au lieu de chauffeur poids-lourds indépendant par exemple a fait un choix de vie en fonction des avantages/inconvénients des 2 boulots. Quand il a signé pour cheminot, il a signé pour les avantages des cheminots. S'il avait su que ces avantages seraient remis en cause 5 ou 10 ans avant sa retraite, il aurait peut être (en fait certainement) préféré être indépendant... ou salarié ailleurs. Celui qui est devenu agriculteur au lieu de fonctionnaire de la fonction publique savait aussi à quoi s'attendre. Les revendications de ces 2 mondes du travail là ne sont pas sur le même niveau.
#44
Posté 25 November 2007 à 18:33
hé bien,moi,je revendique une égalité dans les durées de cotisations (pas dans les durées hebdomadaires de travail),ça me semble tellement évident que ça doit être normal,mais comme je l'ai déja dit certains sont peut être plus égaux que d'autres....moi,non!
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