Rhub-rhub, le 9 Apr 2009, 13:17, dit :
Bonjour,
mon grand-père est atteint par la maladie de Crohn depuis quelques années.
Il a mal supporté ses traitements du début, il avait perdu beaucoup de poids.
Il avait perdu la possibilité de se déplacer en voiture, chose qu'il aimait beaucoup auparavant, il en a pas mal souffert.
Il n'avait plus beaucoup d'énergie non plus.
A présent il a bien récupéré et est très rigoureux dans son alimentation.
Il n'est pas du tout sensible à tout ce qui est bio/naturel mais il a lu "L'alimentation la 3eme Médecine".
Je sais qu'il évite absolument les fibres.
Il consomme beaucoup de lait de soja en revanche.
Je pensais que la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique était la même chose...
Ce n'est donc pas le cas ?
Le curcuma pourrait-il être aussi efficace dans son cas ?
En tout cas bon courage, ce n'est pas évident de trouver son équilibre.
Salut Rhub-rhub!
La maladie de Crohn touche tout le système digestif avec manifestations externes, la RCH s'en tient au colon , avec trois formes reconnues suivant l'étendue des ulcérations (continues, sur crohn elles sont discontinues)
Bon bref, j'ai coutume de dire que la RCH est la petite soeur de Crohn, aussi chiante mais moins méchante , bien qu'elle soit dans certains cas aussi invalidante
En fait, ton grand père, en supprimant les fibres met "juste" son intestin au repos, en principe, l'alimentation doit être normale hors crise:
Pris sur le site de l'AFA:
Faut-il suivre un régime spécial dans la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique?
Il n'y a pas un régime de la maladie de Crohn ou de la recto-colite hémorragique comme il existe par exemple un régime amaigrissant dans le traitement de l'obésité. En revanche, des régimes restrictifs sont trop souvent suivis inutilement avec parfois des conséquences plutôt néfastes.
La démarche entreprise par le malade est d'ordinaire la suivante : quelques heures après un repas une gêne abdominale apparaît, on supprime alors un des aliments que l'on met en cause : est-ce la viande ou la sauce ou les pommes de terre ou... le hasard? C'est ainsi que, de proche en proche, on en arrive à des régimes appauvris et à une perte de poids supplémentaire, sans amélioration. A côté de ces régimes restrictifs, institués à la suite d'interprétations trop rapides d'expériences malheureuses, l'adoption de régimes aberrants peut être une autre source de déséquilibre. Tel est le cas d'un certain nombre de régimes séduisants par leur présentation théorique et leurs titres ronflants : ne manger que des aliments crus plus riches en vitamines, ou bien se traiter par des cures de jeûne pour mettre l'intestin au repos (cette dernière mesure n'est valable que si on est nourri par voie veineuse) !
Une enquête alimentaire, portant sur l'alimentation de la semaine, permet à une diététicienne ou à un médecin entraîné d'évaluer approximativement le régime suivi, et c'est sur cette base que peuvent être faites des propositions raisonnables, sur mesure et non pas "confection".
La recommandation diététique essentielle est de suivre un régime équilibré en vue d'assurer un apport nutritif adéquat, et de ne pas perdre du poids par restrictions inutiles. Il y a déjà suffisamment de causes de dénutrition : la diminution de l'appétit par suite de l'état inflammatoire, les besoins accrus par la maladie, par le jeune âge et enfin par la malabsorption des aliments ingérés.
En l'absence de symptômes trop gênants, la première mesure valable, à la fois pour ménager le tube digestif et conserver le plaisir de manger, sera de remplacer les gros repas par des repas plus fréquents et moins abondants, la tolérance à un aliment donné variant avec la quantité que l'on consomme en une fois. Cette mesure, sous son apparente simplicité, demande déjà un certain effort.
La deuxième mesure, si on peut employer ce terme dans cette acception, est de ne pas vouloir suivre un régime équilibré à la lettre. Le type d'alimentation normale proposé souvent est celui recommandé à des personnes qui n'ont pas de problème digestif et dont la tendance serait plutôt de trop manger. Les malades atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin n'ont en général pas de problème de cholestérol, ni de tendance au surpoids (sauf lors de corticothérapie importante). Le régime n'a pas besoin d'être équilibré à tous les repas, l'équilibre s'établissant plutôt sur la semaine. La frustration d'un plaisir est parfois, elle aussi, mal tolérée.
J'emettrais malgré tout un "mais" (la théorie d'intolérances alimentaire comme tu le lis n'est pas pas reconnue) , ton grand père sait mieux que les toubis ce qui lui fait du mal!!
Je suis moins pointue sur Crohn, mais je dirais que le curcuma pourrait bien soulager car c'est un anti-inflammatoire et un antiseptique naturel!
Je te donne le site de l'AFA, c'est une asso qui concerne les maladies chroniques intestinale (au au même titre que MICI VIDI VICI que je connais moins bien)
http://www.afa.asso.fr
Autre site auquel je me suis intéressée:
http://www.regimegs.com
Le dernier site s'inspire directement des travaux d'Elaine Gotschall qui a mis au point un régime qui fonctionne très bien et qui élimine de l'alimentation tout ce qui est "sucres complexes" . J'ai acheté le bouquin , malheureusement pas traduit en français...
J'ai testé, mais j'étais trop malade à l'époque et j'ai par manque d'infos , foiré mon régime... Et comme j'ai un homme et deux enfants, je ne pouvais pas leur imposer un tel régime, qui était pour moi déjà, hyper dur...
Je connais également le régime Kousmine, moins adapté quand même que Le régime Seignalet, qui, je crois, fonctionne pas mal pour Crohn...
Voilou!
Merci pour tes encouragements Rhub-rhub, bon courage également à ton grand-père, c'est sûrement beaucoup plus dur pour lui :-)