Donc pour moi ce sera viande bio, mais viande. (Et priver un lyonnais de ses andouillettes c'est criminel, non mais !
Bio & Végétarisme
Commencé par Nico., 12 Mar 2005 à 22:17
91 réponses dans ce topic
#81
Posté 02 September 2005 à 14:32
Heu.... ben moi je ne conçoit pas la vie sans viande. J'aime son gout, j'aime l'idée de manger de la viande et j'en reconnais les vertus. Certe je n'en mange pas chaque jour (1 fois par semaine, voir deux parfois, en alternant les sources de viandes : poulet, boeuf, porc, etc..).
Donc pour moi ce sera viande bio, mais viande. (Et priver un lyonnais de ses andouillettes c'est criminel, non mais !
)
Donc pour moi ce sera viande bio, mais viande. (Et priver un lyonnais de ses andouillettes c'est criminel, non mais !
#82
Posté 02 September 2005 à 15:09
je reprend un post lu page 5 :
Juste pour info, il y a moins de 2,5% de la surface agricole utile en bio en France en 2004, et ça baisse tous les ans.
Je voulais réagir pour dire que c'est possible de consommer bio, végétarien et local. Nous faisons partie d'une sorte d'AMAP, le panier de légumes n'a fait que 40km. Les pommes viennent d'un producteur en bio à 30km de chez nous. Nous faisons aussi beaucoup de graines germées, pain essène...etc qui viennent de la coopérative agricole de céréales bio (en sacs de 25kg) qui est aussi à 40km d'ici. Là où on coince c'est sur les bananes et les avocats, qu'on consomme en quantité assez importante pour une famille de 5 plus des kiwis aussi parfois, qu'on prend à la Biocoop avec d'autres produits.
Je ne sais pas quel est le pourcentage de local, mais on est à plus de la moitié je pense. Donc, ne faisons pas une généralité sur les transports, là aussi je pense que c'est une question de responsabilité individuelle et de choix d'aller en GMS, ou de diversifier ses approvisionnements en consommant local.
Eric
Citation
.....que l'humain bio ecolo végé.... est responsable de 100% (tient lui aussi !!) des pollutions en mangeant des produits bio qui viennent de l'autre bout de l'europe.. (ba oui c'est pas avec a peine 10% des terres en bio que la france vas nourrir tout les bobo de paname),
Juste pour info, il y a moins de 2,5% de la surface agricole utile en bio en France en 2004, et ça baisse tous les ans.
Je voulais réagir pour dire que c'est possible de consommer bio, végétarien et local. Nous faisons partie d'une sorte d'AMAP, le panier de légumes n'a fait que 40km. Les pommes viennent d'un producteur en bio à 30km de chez nous. Nous faisons aussi beaucoup de graines germées, pain essène...etc qui viennent de la coopérative agricole de céréales bio (en sacs de 25kg) qui est aussi à 40km d'ici. Là où on coince c'est sur les bananes et les avocats, qu'on consomme en quantité assez importante pour une famille de 5 plus des kiwis aussi parfois, qu'on prend à la Biocoop avec d'autres produits.
Je ne sais pas quel est le pourcentage de local, mais on est à plus de la moitié je pense. Donc, ne faisons pas une généralité sur les transports, là aussi je pense que c'est une question de responsabilité individuelle et de choix d'aller en GMS, ou de diversifier ses approvisionnements en consommant local.
Eric
#83
Posté 20 September 2005 à 22:10
Pour relancer le sujet, voici un article trouvé sur la Toile, reprennant un thème abordé à la fin de ce topic, concernant le bio et/ou le végétar(l)isme par rapport à notre emprunte écologique...
Intéressant, non ?
Bonne nuit à tous !
Nico.
Intéressant, non ?
Bonne nuit à tous !
Nico.
#84
Posté 24 September 2005 à 10:17
J'ai lu ton article Nico (enfin une partie parce qu'il est long et que je ne suis pas un grand lecteur ^^' ).
Il Traite principalement du fait qu'il est necessaire, voir vital pour un futur à long terme de réduire notre consommation de viande, ou mieux encore de la stopper et devenir végétarien. En effet dans ton article on voit que "Dans les 45 ans à venir, le monde aura besoin du triple de la quantité actuelle de viande, de lait et d’œufs et notre industrie sera dominée par la demande de ressources pour donner à manger aux animaux" à déclarer Roger Gilbert.
Cela ma fait rappellé un magasine que j'ai lu, le hors série du nouvel observateur de Juillet/Aout 2005. Il traitait uniquement des utopies d'aujourd'hui, et parmis son lot d'utopies figurait "un monde végétarien". Il nous explique tout d'abort que la première raison de cette utopie n'est autre que l'espoir de la fin de la barbarie sur les animaux.
Il n'est pas mentionné dans l'article un lien direct avec la santé liée au fait d'être végétarien ou encore à l'écologie. De se fait, le sujet ne porte pas seulement sur l'alimentation.
Je vais vous épargné de tout le gros de l'article (qui n'est pas si simple à lire étant écrit par un philosophe) mais je vais vous faire par de ce ce je trouve le plus interessant. L'article apporte une solution (elle même utopique) en 6 points, afin d'atteindre "le rêve végétarien".
Tout d'abort, il nous explique que si l'homme tue les animaux pour les diverses raisons que l'on connait, c'est parce que "l'espèce humaine s'est construite sur la notion de hiérarchie et non de différence". On se sent supérieure au animaux et non différent d'eux. Bref, je vous réssume vite fait les 6 points de la solution:
1/ Abolir la corrida, combat animaux, cirque d'animaux, interdir la vrai fourrure, ...
2/ l'état légifère pour interdir la chasse ainsi que la pêche de loisir. "les magasins de
chasse et pêche sont progressivement racheter par l'état"
3/ Un offre végétarienne de qualité proposé dans les restaurations collective (restaurants, cantines, ...) Fondation d'institu pour l'amélioration nutritionnelle des végétaux. -> le but est de faire réalisé que ne pas manger de viande n'apporte pas de carence.
4/ L'alimentation végétarienne commence à se faire accepter, les élevages et pécherie commence à fermer, mais sans chomage de masse en plus car la généralisation de l'agrobiologie crée de multiples emplois.
5/ arrêter les expériences sur animaux
6/ dialogue avec les représentant religieux pous arrêter les sacrifices animaux.
CertainS pointS de l'article de l'observateur sont discutables. par exemple, la chasse de loisir ne doit pas necessairement disparaitre, mais être plus encadré par des lois, nombre de pecheur, relache leur proie après les avoir péché.
Oufff j'ai fini, vraiment désolé d'avoir fait si long, mais il m'était difficile de faire plus cour. J'ai jugé que cela était interessant, même si cela dépasse un peu le cadre de l'animentation.
Il Traite principalement du fait qu'il est necessaire, voir vital pour un futur à long terme de réduire notre consommation de viande, ou mieux encore de la stopper et devenir végétarien. En effet dans ton article on voit que "Dans les 45 ans à venir, le monde aura besoin du triple de la quantité actuelle de viande, de lait et d’œufs et notre industrie sera dominée par la demande de ressources pour donner à manger aux animaux" à déclarer Roger Gilbert.
Cela ma fait rappellé un magasine que j'ai lu, le hors série du nouvel observateur de Juillet/Aout 2005. Il traitait uniquement des utopies d'aujourd'hui, et parmis son lot d'utopies figurait "un monde végétarien". Il nous explique tout d'abort que la première raison de cette utopie n'est autre que l'espoir de la fin de la barbarie sur les animaux.
Il n'est pas mentionné dans l'article un lien direct avec la santé liée au fait d'être végétarien ou encore à l'écologie. De se fait, le sujet ne porte pas seulement sur l'alimentation.
Je vais vous épargné de tout le gros de l'article (qui n'est pas si simple à lire étant écrit par un philosophe) mais je vais vous faire par de ce ce je trouve le plus interessant. L'article apporte une solution (elle même utopique) en 6 points, afin d'atteindre "le rêve végétarien".
Tout d'abort, il nous explique que si l'homme tue les animaux pour les diverses raisons que l'on connait, c'est parce que "l'espèce humaine s'est construite sur la notion de hiérarchie et non de différence". On se sent supérieure au animaux et non différent d'eux. Bref, je vous réssume vite fait les 6 points de la solution:
1/ Abolir la corrida, combat animaux, cirque d'animaux, interdir la vrai fourrure, ...
2/ l'état légifère pour interdir la chasse ainsi que la pêche de loisir. "les magasins de
chasse et pêche sont progressivement racheter par l'état"
3/ Un offre végétarienne de qualité proposé dans les restaurations collective (restaurants, cantines, ...) Fondation d'institu pour l'amélioration nutritionnelle des végétaux. -> le but est de faire réalisé que ne pas manger de viande n'apporte pas de carence.
4/ L'alimentation végétarienne commence à se faire accepter, les élevages et pécherie commence à fermer, mais sans chomage de masse en plus car la généralisation de l'agrobiologie crée de multiples emplois.
5/ arrêter les expériences sur animaux
6/ dialogue avec les représentant religieux pous arrêter les sacrifices animaux.
CertainS pointS de l'article de l'observateur sont discutables. par exemple, la chasse de loisir ne doit pas necessairement disparaitre, mais être plus encadré par des lois, nombre de pecheur, relache leur proie après les avoir péché.
Oufff j'ai fini, vraiment désolé d'avoir fait si long, mais il m'était difficile de faire plus cour. J'ai jugé que cela était interessant, même si cela dépasse un peu le cadre de l'animentation.
#85
Posté 24 September 2005 à 11:02
Citation
3/ Un offre végétarienne de qualité proposé dans les restaurations collective (restaurants, cantines, ...) Fondation d'institu pour l'amélioration nutritionnelle des végétaux. -> le but est de faire réalisé que ne pas manger de viande n'apporte pas de carence.
Carrences d'accord mais la notion de plaisir ? Tu en fait quoi ? Car entre ne plus manger de viande et limiter à une prise par semaine, y'a une sacré marge ! Et puis ça ressemble à une sorte de dictature alimentaire : on impose le végétarisme ?
Citation
4/ L'alimentation végétarienne commence à se faire accepter, les élevages et pécherie commence à fermer, mais sans chomage de masse en plus car la généralisation de l'agrobiologie crée de multiples emplois.
Ben va falloir m'expliquer comment tu vas arriver à cultiver plus de terre, importer plus de choses, sans impact sur l'environnement et l'emploi.....
Citation
5/ arrêter les expériences sur animaux
Que l'on arrète les expérimentations inutiles, ok. Mais tu vas faire comment pour étudier le vivant ? Comment tu pourras endiguer une pendémie sans test préalables ? Lutter contre le paludisme par exemple ?
Que l'on mette en place une réglementation éthique avec des règles strictes, ok. Que l'on fasse attention à ce que l'on expérimente et pourquoi (but) ok. Mais sans expériementation animale, on rique de galérer un max pour faire avancer certaine chose (SIDA, Palu, etc...).
Citation
6/ dialogue avec les représentant religieux pous arrêter les sacrifices animaux.
Ben là tu me fait un peu froid dans le dos : tu es prèt à imposer les choses dans les catines et autres, mais tu "dialogue" avec les religieux......
De plus, si la consomation de viande est limitée, pourquoi ne pas laisser le libre accès.
Et sache que les sacrifices religieux sont bien souvznt moins dur que l'abattage selon les règles en vigueurs actuellement.
#86
Posté 24 September 2005 à 13:27
Tout d'abort, j'avais bien présisé que certain point était fortement discutable et que ces idées sont extraite de l'article. Aussi, j'ai présisé que cette solution était à mon gout utopique. Je suis donc en partie d'accord avec toi. Cependant, je vais tout de même essayer de défendre certains points.
Tu parles de "dictature alimentaire", je trouve que tu vas loins. Pour toi manger des animaux c'est normale, perso, j'en mange aussi. Mais il est vrai que les animaux sont vivants, et que si on peut éviter d'en manger, faut faire un p'tit effort. Et puis ce ne sera pas une dictature vu que l'on ne forcera pas les gents. C'est eux même qui finissent par choisir d'éviter la viande parce que ça ne peut venir que d'eux même.
Pour cultiver plus de terre, c'est simple, les terres d'évelevage sont transpormées en champs par exemple. Et pour l'emploi il y aura un déversement sectoriel, et les éleveurs pourront devenir agriculteur. Mais là, il est vrai que celà aura un impact sur l'environnement si on ne change pas les techniques d'agricultures. D'où la necessité de généralisé l'agrobiologie.
Pour les expériences animales tu as entiérement raison.
Pour les cantines il n'est pas dit d'interdir la viande mais de proposé une "offre végétarienne de qualité". Et sinon, l'état doit dialogue avec les religieux, car interdir la pratique d'un rituel peu engendrer des tensions sociales au sein de la société.
Pour finir, je suis d'accord avec toi, je doute que cette solution en 6 points puissent marcher. D'ou le fait d'appeller "le monde végétarien" une utopie.
Citation
puis ça ressemble à une sorte de dictature alimentaire : on impose le végétarisme ?
Tu parles de "dictature alimentaire", je trouve que tu vas loins. Pour toi manger des animaux c'est normale, perso, j'en mange aussi. Mais il est vrai que les animaux sont vivants, et que si on peut éviter d'en manger, faut faire un p'tit effort. Et puis ce ne sera pas une dictature vu que l'on ne forcera pas les gents. C'est eux même qui finissent par choisir d'éviter la viande parce que ça ne peut venir que d'eux même.
Citation
Ben va falloir m'expliquer comment tu vas arriver à cultiver plus de terre, importer plus de choses, sans impact sur l'environnement et l'emploi.....
Pour cultiver plus de terre, c'est simple, les terres d'évelevage sont transpormées en champs par exemple. Et pour l'emploi il y aura un déversement sectoriel, et les éleveurs pourront devenir agriculteur. Mais là, il est vrai que celà aura un impact sur l'environnement si on ne change pas les techniques d'agricultures. D'où la necessité de généralisé l'agrobiologie.
Pour les expériences animales tu as entiérement raison.
Pour les cantines il n'est pas dit d'interdir la viande mais de proposé une "offre végétarienne de qualité". Et sinon, l'état doit dialogue avec les religieux, car interdir la pratique d'un rituel peu engendrer des tensions sociales au sein de la société.
Pour finir, je suis d'accord avec toi, je doute que cette solution en 6 points puissent marcher. D'ou le fait d'appeller "le monde végétarien" une utopie.
#87
Posté 24 September 2005 à 14:22
Citation
Tu parles de "dictature alimentaire", je trouve que tu vas loins. Pour toi manger des animaux c'est normale, perso, j'en mange aussi. Mais il est vrai que les animaux sont vivants, et que si on peut éviter d'en manger, faut faire un p'tit effort. Et puis ce ne sera pas une dictature vu que l'on ne forcera pas les gents. C'est eux même qui finissent par choisir d'éviter la viande parce que ça ne peut venir que d'eux même.
Ben disons que pour avoir participer à des débats concernant ce sujet, je sais que d'incitation on passe vite à dictatoriale dans la tête de certains.
Citation
Pour cultiver plus de terre, c'est simple, les terres d'évelevage sont transpormées en champs par exemple. Et pour l'emploi il y aura un déversement sectoriel, et les éleveurs pourront devenir agriculteur. Mais là, il est vrai que celà aura un impact sur l'environnement si on ne change pas les techniques d'agricultures. D'où la necessité de généralisé l'agrobiologie.
Avec 2.6 % des terres bio et le reste en "phyto"....... va falloir un moment avant de pouvoir inverser la balance.
#88
Posté 24 September 2005 à 18:59
Je suis toujours étonné quand on cherche à améliorer ou changer un système qui va finir tout seul droit dans le mur... ?
çà me donne un peu l'impression que nous sommes sur le Titanic et qu'on se demande s'il faudrait faire des repas végétariens ou pas.
mais peut-être aussi que j'ai tout faux :-)
çà me donne un peu l'impression que nous sommes sur le Titanic et qu'on se demande s'il faudrait faire des repas végétariens ou pas.
mais peut-être aussi que j'ai tout faux :-)
#89
Posté 24 September 2005 à 22:11
Nan, ta comparaison avec le Titanic est bonne, mais ne colle pas assez bien au sujet.
Parce que si tout le monde serait végétariens ça pourrait améliorer le monde (je pense), bien que ça m'arrangera pas tout ces autres et nombreux problème qui va comme tu as l'air de le penser, l'amener "tout droit dans le mur"... De tout façon tant qu'on a pas atteint le mur, on peu toujours essayer, s'efforcer de changer de trajectoire...
Parce que si tout le monde serait végétariens ça pourrait améliorer le monde (je pense), bien que ça m'arrangera pas tout ces autres et nombreux problème qui va comme tu as l'air de le penser, l'amener "tout droit dans le mur"... De tout façon tant qu'on a pas atteint le mur, on peu toujours essayer, s'efforcer de changer de trajectoire...
#90
Posté 24 September 2005 à 23:10
Il est vrai que le mode d'alimentation peut améliorer le monde en influençant le type d'agriculture et d'échange. Mais je ne crois pas que le tout végétarien soit une solution réaliste.
D'abord parce que les habitudes alimentaires sont aussi une question de culture, de tradition, de terroir, de plaisir...
Ensuite parce que l'élevage fait partie aussi des écosystèmes. Il est difficile d'envisager de convertir des régions herbagères en régions légumières. Il y a des contraintes naturelles, des savoirs faire...
Un exemple concret: sur notre ferme, plus de la moitié des terres sont des prairies naturelles, difficilement cultivables. Elles servent donc aux vaches, qui en plus de donner du lait et de la viande, fournissent du bon compost pour entretenir les terres cultivées. Une ferme bio est un mini écosystème où les animaux ont leur place. Cela n'a bien sûr rien à voir avec l'élevage intensif.
Alors comment s'alimenter pour préserver notre santé et celle de la planète?
Sans se prendre la tête, un peu de bon sens:
- manger de tout ce dont on dispose avec modération
- privilégier les fruits et légumes mais ne pas se priver des céréales et produits animaux si on en a besoin
- choisir des produits bio et frais, si possible locaux
donc l'idéal serait de faire son jardin et / ou de s'approvionner dans une ferme bio voisine, et d'aller chercher ce qu'on ne trouve pas sur place dans le commerce (bio et équitable si possible).
Chacun a ses habitudes, son cheminement, ses contraintes... On ne peut pas tout changer. Mais si tout le monde évoluait un peu vers une alimentation plus équilibrée, plus bio, plus locale, l'impact serait énorme: santé, environnement...
Tout le monde en est convaincu ici. Mais pour sensibiliser le plus grand nombre, si on avait les mêmes moyens pour communiquer que les grands groupes agroalimentaires, on ferait des miracles.
D'abord parce que les habitudes alimentaires sont aussi une question de culture, de tradition, de terroir, de plaisir...
Ensuite parce que l'élevage fait partie aussi des écosystèmes. Il est difficile d'envisager de convertir des régions herbagères en régions légumières. Il y a des contraintes naturelles, des savoirs faire...
Un exemple concret: sur notre ferme, plus de la moitié des terres sont des prairies naturelles, difficilement cultivables. Elles servent donc aux vaches, qui en plus de donner du lait et de la viande, fournissent du bon compost pour entretenir les terres cultivées. Une ferme bio est un mini écosystème où les animaux ont leur place. Cela n'a bien sûr rien à voir avec l'élevage intensif.
Alors comment s'alimenter pour préserver notre santé et celle de la planète?
Sans se prendre la tête, un peu de bon sens:
- manger de tout ce dont on dispose avec modération
- privilégier les fruits et légumes mais ne pas se priver des céréales et produits animaux si on en a besoin
- choisir des produits bio et frais, si possible locaux
donc l'idéal serait de faire son jardin et / ou de s'approvionner dans une ferme bio voisine, et d'aller chercher ce qu'on ne trouve pas sur place dans le commerce (bio et équitable si possible).
Chacun a ses habitudes, son cheminement, ses contraintes... On ne peut pas tout changer. Mais si tout le monde évoluait un peu vers une alimentation plus équilibrée, plus bio, plus locale, l'impact serait énorme: santé, environnement...
Tout le monde en est convaincu ici. Mais pour sensibiliser le plus grand nombre, si on avait les mêmes moyens pour communiquer que les grands groupes agroalimentaires, on ferait des miracles.
#91
Posté 25 September 2005 à 09:57
Quelques idées en vrac...
Entre "proposer" et "imposer", il y a une marche assez importante, me semble-t-il...
Et, d'ailleurs, c'est l'inverse de ce que tu dis, Lord, qui se passe aujourd'hui, puisqu'aucune offre végé est proposée en resto U et Cie, on "impose" un style d'allimentation à tous.
Il semble clair que si on transforme la surface actuellement cultivée pour nourir les animaux en culture vivrières, il ne faudra pas plus de terres, mais plutôt moins, puisqu'il y a beaucoup de pertes en nourrissant d'abord les annimaux.
On rétorquera, comme je l'ai lu ici, que ça forme un tout, puisque le fumier animal peut être mis à contribution pour produire les aliments. Mais on oublie l'énorme pollution due aux excédents de ce fumier (Bretagne...). Et on oublie qu'il faudrait moins de surfaces cultivées, si on ne mangeait plus les animaux. On peut donc se permettre une productivité moindre.
Je pense aussi qu'il faut "dialoguer" avec les religieux, afin de ne rien imposer, mais uniquement proposer, faire comprendre...
Je rappelle que dans les cantines, il n'a jamais été proposé d'"imposer"...
C'est vrai, mais comme il faudrait moins de cultures, ça ferait aussi moins de "phyto", puisque la plupart des cultures destinées à nourrir les animaux ne sont pas bio, il me semble !
La notion de "plaisir" est une notion abstraite, c'est comme les couleurs... Pour certains, elle est présente, pour d'autres non.
Mais je vais peut-être te faire bondir en te disant qu'il faut savoir moduler ses désirs par rapport au "correct"...
Je vais prendre des exemple extrèmes... Si mon plaisir est de tuer mion voisin, je sais que je ne dois pas le faire. Si mon plaisir est de rouler à 200 avec ma dernière BMW, je sais que je risque de me faire "réprimander"...
S'il devient acquis, par la suite, que manger des animaux ne se fait pas plus que de manger des hommes, il faudra savoir se retenir, malgré son "plaisir".
Attention, j'ai bien précisé qu'il s'agissait d'exemples extrèmes. Je ne compare pas le fait de manger des animaux avec un crime, comme certains le font.
Et je ne crois ni ne souhaite absoluement pas en la contrainte, en l'obligation d'un monde végé. Là, je te rejoins, Lord. Ca serait un extrémisme absolu et de toute façon, ça ne marcherait pas. Heureusement : je suis contre tout absolutisme.
Je pense juste qu'il faut petit à petit que la consommation de viande diminue naturellement, et pour ça, il faudrait des informations claires et objectives sur les méfaits d'une consommation abusive, sur les problèmes écologiques liés à la viande... Il faudrait aussi une alternative proposée en restauration collective...
Bref : proposer, informer, evéntuellement inciter (comme a été incitée la consommation de lait dans les écoles quand j'étais gamin...), mais ne pas contraindre.
La LIBERTE, qui fait partie de notre devise, doit être respectée. Mais l'information doit en faire partie.
Bien à tous,
Nico.
Citation
Une offre végétarienne de qualité proposé dans les restaurations collective (restaurants, cantines, ...)
Citation
Et puis ça ressemble à une sorte de dictature alimentaire : on impose le végétarisme ?
Entre "proposer" et "imposer", il y a une marche assez importante, me semble-t-il...
Et, d'ailleurs, c'est l'inverse de ce que tu dis, Lord, qui se passe aujourd'hui, puisqu'aucune offre végé est proposée en resto U et Cie, on "impose" un style d'allimentation à tous.
Citation
Ben va falloir m'expliquer comment tu vas arriver à cultiver plus de terre, importer plus de choses, sans impact sur l'environnement et l'emploi.....
Il semble clair que si on transforme la surface actuellement cultivée pour nourir les animaux en culture vivrières, il ne faudra pas plus de terres, mais plutôt moins, puisqu'il y a beaucoup de pertes en nourrissant d'abord les annimaux.
On rétorquera, comme je l'ai lu ici, que ça forme un tout, puisque le fumier animal peut être mis à contribution pour produire les aliments. Mais on oublie l'énorme pollution due aux excédents de ce fumier (Bretagne...). Et on oublie qu'il faudrait moins de surfaces cultivées, si on ne mangeait plus les animaux. On peut donc se permettre une productivité moindre.
Citation
Ben là tu me fait un peu froid dans le dos : tu es prèt à imposer les choses dans les catines et autres, mais tu "dialogues" avec les religieux......
Je pense aussi qu'il faut "dialoguer" avec les religieux, afin de ne rien imposer, mais uniquement proposer, faire comprendre...
Je rappelle que dans les cantines, il n'a jamais été proposé d'"imposer"...
Citation
Avec 2.6 % des terres bio et le reste en "phyto"....... va falloir un moment avant de pouvoir inverser la balance.
C'est vrai, mais comme il faudrait moins de cultures, ça ferait aussi moins de "phyto", puisque la plupart des cultures destinées à nourrir les animaux ne sont pas bio, il me semble !
Citation
Carrences d'accord mais la notion de plaisir ? Tu en fait quoi ?
La notion de "plaisir" est une notion abstraite, c'est comme les couleurs... Pour certains, elle est présente, pour d'autres non.
Mais je vais peut-être te faire bondir en te disant qu'il faut savoir moduler ses désirs par rapport au "correct"...
Je vais prendre des exemple extrèmes... Si mon plaisir est de tuer mion voisin, je sais que je ne dois pas le faire. Si mon plaisir est de rouler à 200 avec ma dernière BMW, je sais que je risque de me faire "réprimander"...
S'il devient acquis, par la suite, que manger des animaux ne se fait pas plus que de manger des hommes, il faudra savoir se retenir, malgré son "plaisir".
Attention, j'ai bien précisé qu'il s'agissait d'exemples extrèmes. Je ne compare pas le fait de manger des animaux avec un crime, comme certains le font.
Et je ne crois ni ne souhaite absoluement pas en la contrainte, en l'obligation d'un monde végé. Là, je te rejoins, Lord. Ca serait un extrémisme absolu et de toute façon, ça ne marcherait pas. Heureusement : je suis contre tout absolutisme.
Je pense juste qu'il faut petit à petit que la consommation de viande diminue naturellement, et pour ça, il faudrait des informations claires et objectives sur les méfaits d'une consommation abusive, sur les problèmes écologiques liés à la viande... Il faudrait aussi une alternative proposée en restauration collective...
Bref : proposer, informer, evéntuellement inciter (comme a été incitée la consommation de lait dans les écoles quand j'étais gamin...), mais ne pas contraindre.
La LIBERTE, qui fait partie de notre devise, doit être respectée. Mais l'information doit en faire partie.
Bien à tous,
Nico.
#92
Posté 25 September 2005 à 17:16
On s'est mal compris : ce que je voulais dire c'est que ce genre de proposition vire vite aux extrèmes (ce que tu me prouve nico par tes exemple
)
Mais je ne suis pas pour un monde entièrement végétarien : tout simplement parce que pour moi c'est un dénis d'humanité. De ce qu'est l'être humain , de son coté homnivore. C'est une vision. Mais je ne dis pas qu'il faut s'empiffre de tout et tout le temps non plus.
et juste pour clarifier ma vision : par rapport au religion, on ne peut pas dialoguer avec un dogme, on ne peut que le contraindre. Car par définition un dogme n'est pas voué à évoluer.
Mais je ne suis pas pour un monde entièrement végétarien : tout simplement parce que pour moi c'est un dénis d'humanité. De ce qu'est l'être humain , de son coté homnivore. C'est une vision. Mais je ne dis pas qu'il faut s'empiffre de tout et tout le temps non plus.
et juste pour clarifier ma vision : par rapport au religion, on ne peut pas dialoguer avec un dogme, on ne peut que le contraindre. Car par définition un dogme n'est pas voué à évoluer.
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