Citation
Pour des raisons diverses tenant au goût de l'eau du robinet , à la défiance vis-à-vis de sa qualité, mais aussi à la mode, aux effets d'un marketing subtil mettant en avant le côté naturel du produit et d'une publicité performante, les Français plébiscitent l'eau en bouteille. Il est tout à fait clair que, pour leur boisson, de plus en plus de Français se détournent de l'eau du robinet et deviennent des consommateurs mixtes. La consommation d'eau en bouteille par habitant a été multipliée par deux en vingt ans. Elle est aujourd'hui de 130 litres par an et par habitant, derrière l'Italie.
On distingue sur ce marché florissant deux produits distincts : les eaux de source et les eaux minérales.
- Une eau de source est, en France, une eau souterraine naturellement propre à la consommation, qui ne nécessite, avant conditionnement, que des traitements physiques élémentaires (aération, décantation, filtration...).
- Une eau minérale est une eau de source qui a en outre trois caractéristiques supplémentaires : ses composants doivent être permanents, ses qualités thérapeutiques sont reconnues par l'Académie de médecine ; enfin, elle est exploitée après arrêté ministériel (un arrêté préfectoral suffit pour les eaux de source) sous forme d'une déclaration d'intérêt public -DIP-, associée à un périmètre de protection. Les teneurs en sels minéraux, très fréquentes dans les eaux minérales, ne sont pas une condition obligatoire. Il existe certaines eaux très peu minéralisées. Toutes les eaux minérales contiennent trois éléments de base : les bicarbonates, les sulfates et les chlorures, mais les éléments mineurs (brome, silicium) ou sous forme de trace (oligoéléments, tels que manganèse, sélénium...) font la particularité de chaque eau.
Il existe environ 700 eaux de source ou minérales commercialisées sous une centaine de marques. Le marché de l'eau en bouteille est de 9 milliards de litres dont 25 % sont exportés
L'eau minérale est-elle potable ?
La question est -volontairement- choquante et paradoxale, mais certaines caractéristiques de l'eau minérale doivent être rappelées :
- la réglementation de l'eau de consommation (décret n° 2001-1220 du 20 décembre 2001) ne s'applique pas aux eaux minérales. La plupart des critères contribuant à l'effet bénéfique de l'eau minérale ne figurent pas parmi les critères de potabilité de l'eau destinée à l'alimentation humaine.
- si on appliquait la réglementation de l'eau potable aux eaux minérales, de nombreuses eaux ne seraient pas conformes et seraient donc qualifiées « non potables ». Ainsi, plusieurs des critères communs à l'eau du robinet et l'eau minérale ne sont pas respectés par plusieurs eaux minérales comme indiqué ci-après.
une eau potable une eau minérale
Calcium Non listé Silice Non listé
Magnésium Non listé Sulfate 250 mg/l oui
Sodium 200 mg/l oui Bicarbonate Non listé
Potassium Non listé Chlorure 250 mg/l oui
Fluorure 1,5 mg/l oui Nitrate 50 mg/l non
Ainsi, si quelques Français se détournent de l'eau du robinet -potable, parce qu'ils craignent une dégradation, ils se tournent parfois vers des eaux ... non potables !
Par ailleurs, on pourra s'étonner des miracles du marketing, qui arrive à faire passer de l'arsenic pour un oligoélément et à vendre des bouteilles riches en calcium et des adoucisseurs d'eau pour enlever le calcaire...alors qu'il s'agit de la même chose !
Enfin, on rappellera qu'il est important de changer régulièrement d'eau minérale et que certains éléments mineurs ne sont bénéfiques pour la santé qu'à faibles doses. C'est notamment le cas des sulfates et du fluor. Le fluor, à faible dose, est bénéfique pour la santé en prévention des caries ou comme traitement de l'ostéoporose (diminution de tissus osseux). En revanche, le produit devient toxique quand il est absorbé à fortes doses (à partir de 1 mg de fluor par kilo) générant nausées, diarrhées... La présence de fluor dans l'eau (jusqu'à 9 mg/l) s'ajoute au fluor déjà présent dans le sol, le dentifrice, parfois les médicaments, au risque d'être alors en excédent.
Sources: Sénat français
Contrairement à l'usage des eaux de consommation, les eaux minérales sont pour compenser des déficits d'oligo-éléments.
Leur consommation en vue de thérapie médicale, doit obéir à de nombreuses règles suivant votre équilibre alimentaire et vos activités.
L’eau, même minérale est recommandée en cure dans les stations thermales, mais n’est pas reconnue comme un remède à elle seule.
Consommer 1,5l de liquide en dehors des sources alimentaires, revient à faire passer un certain nombre de corps étrangers dans l’organisme.
Au fil du temps l’accumulation de minéraux non assimilables et de substances polluantes peut devenir dangereuse. Il faut consommer son eau minérale à bon escient. Problème de bioaccumulation de certains minéraux dans notre organisme.
Citation
http://nutrisite.fre...x-minerales.htm
Une eau trop concentrée, trop chargée en sels minéraux stables, ou une eau mélangée aux aliments augmente la pression osmotique du plasma sanguin au lieu de la diffuser vers le milieu extra cellulaire.
Il faut donc éviter de boire au cours des repas et choisir la concentration de son eau minérale en fonction de ses desideratas.
Une eau peu concentrée, en quantité régulière pour maintenir l’isotonie* des liquides organiques, favorise au contraire la pénétration des liquides extra cellulaires dans les cellules.
Pour la consommation courante il vaut mieux préférer une eau peu ou très peu minéralisé, soit moins de 300mg/l de résidus secs. A consommer à distance des repas, dont deux verres le matin à jeûn, et à raison de 1,5 à 2,5l /j selon la température extérieure, et plus en cas d’effort physique important, effectué en atmosphère chaude et sèche.
Les eaux moyennement ou très minéralisées seront destinées à des cures en fonction des besoins organiques et métaboliques, dont la fréquence peut varier de quelques prises hebdomadaires à une cure de plusieurs mois en continu. Les sportifs trouveront dans ses eaux, un formidable moyen naturel pour recharger leur organisme en précieux minéraux (calcium, magnésium, sodium…) .
Dans le domaine de la pathologie, les eaux minérales magnésiennes (Hépar, Badoit) sont conseillées contre certains troubles digestifs et en cas de spasmophilie, tandis que les eaux calciques (Contrex, San Pelegrino) sont préconisées pour réduire ou prévenir les calculs rénaux.
D’autres eaux comme Miers Alvignac ont des vertus thérapeutiques peu nombreuses et très puissantes (constipation, apport en magnésium, ...)
Tactique hydrique chez le sportif
Boire pour compenser les pertes mais surtout pour éliminer les toxines, assurer une bonne hydratation de la peau tout en évitant une concentration excessive des urines (qui pourrait entraîner la formation de calculs).
Dés le lever et ¼ d’heure avant le petit déjeuner, le bon réflexe c’est de boire 1 grand verre d’eau plate ou très faiblement minéralisée. Cette habitude permet d’évacuer les déchets stagnant après une nuit de repos et réhydrater au plus tôt l’organisme.
Boire au cours des repas retarde d’autant la digestion des aliments en diluant les sucs digestifs, prévoyez donc de vous abstenir d’eau si votre séance de sport à lieu prés d’un repas.
Sportifs : Émettre des urines claires le plus tôt possible dans la journée est le signe d’une bonne hydratation.
Buvez éliminez !
Nous éliminons en moyenne, par les voies naturelles (urine, selle, transpiration, évaporation…) 2.5 litres d’eau par jour et avec elle de précieux minéraux et oligo éléments qu’il faut restaurer pour le bien être de nos cellules en restaurant le principe dit d’osmolarité.
Voici à titre d’ex. ce qui compose la sueur :
Composition de la sueur en mg/litre
- sodium 1200
- potassium 300
- calcium 160
- magnésium 36
- zinc 1,2
- fer 1,2
- manganèse 0.06
- vitamine C 50
L’évaporation de chaque litre de sueur permet l’évacuation de 580 kilocalories. En cas de surchauffe de l’organisme à cause d’une déshydratation la température corporelle dérive dangereusement.
Il n’est pas rare de relever des températures corporelles grimper jusqu’à 40° chez les marathoniens !
Perte liquidienne en litre pour footing de 12 à 15 km/h :
5km : 0,5 à 0,7
8km : 0,6 à 0,9
10km : 0,8 à 1
15km : 1,1 à 1,2
30km : 1,2 à 2
50km : 2,5 à 3,5
Dans certaines situations l’eau pure peut suffire pour rétablir l’hydratation et assurer une bonne sudation pour les heures à venir. Pour des efforts long de surcroît pratiqués sous la chaleur d’un été ou d’une salle surchauffée, il existe maintenant des boissons très bien adaptées aux sportifs qui bénéficie de propriétés « isotoniques »* qui accélèrent le passage de l’énergie et des minéraux dans la circulation sanguine et les muscles. Leur composition est la même que celle du plasma sanguin, ce qui diminue les temps de stagnation dans l’estomac et l’intestin. La plupart sont enrichies en minéraux ce qui dans le cadre d’une alimentation permet de compenser les pertes qui peuvent être énormes dans certaines conditions.
Comment lire les étiquettes
La 1ère chose à examiner sur l’étiquette est le résidus à sec. Il ne doit excéder 300mg/litre pour une eau de consommation courante.
Ensuite on vérifie que le PH soit bien compris entre 6.5 et 8 en choisissant un PH proche de 7.
Enfin, obligation moderne il est conseillé de vérifier que le taux de nitrate n’excède pas 5mg/litre.
Certaine affiche un taux de 0 nitrate mais qui ne doit pas occulter la teneur des résidus secs.
Si vous recherchez un effet thérapeutique la concentration en minéraux chlorure, calcium, magnésium est important dans votre choix…Ensuite qu’elle soit plate, semi-gazeuse, ou gazeuse, c’est une affaire de goût et de plaisir.
Les eaux de source possèdent une faible minéralisation et malgré des mentions eaux minérales accordées à certaines, cela ne change en rien leur faible composition.
Les classes minérales
On distingue 3 critères de classification :
- La teneur en gaz carbonique
- Le degré de minéralisation
- La composition physicochimique
Une eau est plate quand elle ne contient pas de gaz carbonique. Elle est dite gazeuse ou carbogazeuse si elle contient plus de 250mg/l de co2 libre et gazeuse forte si cette teneur dépasse 1.000mg/l.
Une eau est très faiblement minéralisée si le résidu à sec est inférieur à 50mg/l.
Oligo minérale ou faiblement minéralisée entre 50mg et 500mg/l, moyennement minéralisé entre 500mg et 1.500mg/l fortement minéralisé ou riche en sels minéraux pour plus de 1.500mg/l.
Les eaux minérales naturelles plates très faiblement minéralisées (Mont Roucous) ou faiblement minéralisée (Volvic, Valvert) peuvent être consommés quotidiennement par tous et sont recommandées aux nourrissons.
Les eaux minérales moyennement minéralisée (Vittel, Wattwiller…) ou riches en sels minéraux (Contrex, Hépar) sont consommées en cures, selon les cas régimes, grossesse, allaitement, entraînement sportif.
Conclusion
Avant d'être disponibles au grand public, les eaux minérales ont d'abords été vendues strictement en pharmacie dans le cadre de thérapie médicale. Elles restent donc des produits alimentaires qu'il faut consommer pour des besoins précis (cures reminéralisante).
L’eau, même minérale, n’apporte aucune énergie mais peut en bien des circonstances soulager de façon saine les sportifs !
Règle d’or chez tous les sportifs « boire avant d’avoir soif», avant, pendant et après l’effort.
Je vous apporte ces infos, car malheureusement j'ai trop souvent vu des femmes boire des eaux minérales comme une banale eau de consommation courante, mais la plupart bien mal avisées, ont trop concentrées certains métalloïdes dans leurs tissus avec un cancer au bout.
Attention Mesdames, si vous n'êtes pas de grandes sportives n'abusait pas des eaux minérales et parlez en à votre médecin traitant.
Le sodium ou le sel a une action de purification et curative contre la plupart des bactéries, microbes et parasites. Le sodium en aquaculture est souvent prescrit pour ces actions destructrices sur différents ravageurs.
Donc, une eau forte en sodium, est fortement assainie sur ce plan sanitaire et entraîne de plus forte solubilité des métaux.
Il n'y a que regarder de près l'eau de mer.
Je vous invite à réagir à ces articles.
Cordialement,













