Bonjour à tous ! Ca fait un bail que je suis pas venue, je suis débordée en ce moment, notamment à faire progresser le vélo près de chez moi... (allez donc voir http://velo15et7.free.fr ... )
La politique et l'écologie, c'est un vaste sujet, et j'ai remarqué que le sujet des élections présidentielles occupe de plus en plus de temps, dans les soirées ou dîners entre amis. Plutôt bon signe, donc... sauf que... sauf que...
La semaine dernière, en discutant des prochaines élections, un ami s'est fait démolir parce qu'il n'avait pas de carte d'électeur. Tout le monde lui a dit "c'est mal ! Pour une fois qu'on nous demande de mettre notre grain de sel, il ne faut surtout pas louper le coche ! A cause de gens comme toi, on aura un deuxième tour avec Le Pen et Sarko !!"
J'étais assez choquée de ce consensus contre mon ami. Les gens ne voulaient rien entendre, même l'argument (pour moi un argument massue...) que le choix électoral aux présidentiel n'en est pas vraiment un et qu'on a pas la possibilité de proposer quelqu'un, que c'est la grand'messe de la politique-spectacle, etc...
Ensuite, quand j'ai demandé si quelqu'un était déjà allé à un conseil municipal ou un conseil de quartier (qu'ont Paris, Lyon et Marseille depuis 2003, je crois), personne n'a répondu par l'affirmative. Quelqu'un m'a même dit "c'est déjà difficile d'intéresser les gens aux élections présidentielles, alors la politique locale..." alors qu'en fait le processus est exactement l'inverse: quand on commence à participer à la politique locale, il est de moins en moins probable qu'on s'abstienne aux élections.
Lors de ce dîner, piersonne ne s'était rendu compte qu'en fait, on a le droit de mettre notre grain de sel à tout moment, dans beaucoup d'instances de la démocratie, mais peu de gens utilisent ce droit. Les élections présidentielles ne sont certainement pas le moment où la démocratie s'exprime le mieux.
J'ai remarqué qu'à Paris, dans les conseils de quartier, par exemple, il n'est pas trop difficile de demander à l'élu de mettre telle ou telle question à l'ordre du jour (par exemple : gestion de la consommation d'énergie, éclairage public, zones 30km/h près des écoles, rues piétonnes, pistes cyclables, jardin partagé avec bac à compost, utilisation d'eau recyclée pour la voirie, etc...)
Seulement, voilà, les conseils municipaux ou de quartier, c'est souvent la journée, ou à 19h, alors quand on est très occupé à travailler plus pour gagner plus (ou juste à travailler pour survivre) on n'a pas le temps d'y aller...
Dès aujourd'hui : s'impliquer dans la vie politique locale, écrire à son député (qui ne me répondra sans doute pas, mais ça dépend des députés...), au maire où à ses adjoints, à aller aux conseils de quartier, d'arrondissements ou aux conseils de Paris...
Tout un programme ! (pas électoral...)
Instances locales
Commencé par CecileC, 14 Apr 2007 à 23:02
1 réponse à ce topic
#1
Posté 14 April 2007 à 23:02
#2
Posté 16 April 2007 à 17:13
Bien dit Cécile. J'ai remarqué un peu le même phénomène avec l'écologie. Des gens qui, il y a peu, étaient très critiques à l'égard des gestes écologiques et qui aujourd'hui cherchent jusqu'à dicter aux autres comment être écolo-consommateurs (café Max Haavelar etc...), mais sans forcément approfondire la question. Ainsi, j'ai un collègue qui envoient pleins de mails sur le boycott de Total par ex. et qui s'est récemment acheté .. un 4x4. Notre société me semble victime d'une forme de schizophrénie; un autre collègue qui me dit "il faut aller voter" et 5 minutes après, quand je lui parle du programme écologique des candidats et du réchauffement planétaire, il me répond que ça, il n'en a "rien à foutre"(sic). Nous arrivons aujourd'hui à compartimenter nos attitudes voire à les rendre contradictoires (je suis sûre que moi aussi j'ai des attitudes paradoxales sans m'en rendre compte).
1 utilisateur(s) sur ce sujet
0 invité(s) et 1 utilisateur(s) anonyme(s)













