Bonjour Mouette,
Tu écris que tu bosses pas mal sur les dyslexies en tout genre, peux-tu expliciter un peu plus?
Merci.
SOS connaissances
Commencé par kristo, 13 Apr 2007 à 12:56
24 réponses dans ce topic
#21
Posté 24 April 2007 à 09:02
#22
Posté 24 April 2007 à 10:59
J'ai des gamins dans mes classes qui rencontrent des difficultés liées à différents dysfonctionnements de langage, le plus souvent écrit. Comme l'école n'a souvent pas fait beaucoup d'efforts pour les aider (j'enseigne dans un petit collège rural isolé), ils arrivent en 6e avec un retard énorme et une confiance en soi totalement anéantie.
L'objectif, par différents moyens adaptés à chaque enfant, est de les amener à aimer apprendre, à tenir compte de leur(s) difficulté(s) pour qu'ils avancent, à leur permettre d'accéder à des connaissances diverses.
Alors, ce n'est pas facile parce qu'il faut différencier totalement les cours, les évaluations, les barêmes... et faire comprendre et accepter aux autres ces différences. Généralement, ça passe bien auprès des gosses.
Je donne quelques exemples pour être plus claire.
- l'évaluation peut se faire à l'oral ;
- je peux écrire le devoir tel que l'enfant me le dicte ;
- les bilans sont en partie ou totalement imprimés pour ces enfants ;
- tout texte distribué est lu à haute voix pour leur permettre l'accès au sens ;
- ils ne sont jamais interrogés à l'oral sauf quand ils lèvent la main (ce qui est plus fréquent à mesure qu'il reprennent confiance) ;
- organisation d'un travail à la plume et au pinceau pour les dysgraphiques ;
- répertoire (sur le serveur du collège) de tous les termes spécifiques (et c'est difficile à étendre sur les autres matières) + répertoire papier qu'ils ont toujours sur eux ;
- mise en place de fiches bilan du primaire à la 3e (et là, c'est une vraie galère) ;
- enregistrement des romans, nouvelles, poèmes en format MP3 : accès facilité à la lecture ;
- évaluations non bornées par le temps (sur deux heures, une heure de devoir et ils peuvent dépasser).
Bon, ce ne sont que des exemples, en classe entière (et vous voyez les problèmes quand il faut écrire plusieurs devoirs en une seule heure...). Je cherche sur le Net ou dans les livres des aides efficaces, puisque les formations n'existent pas vraiment. Malheureusement, il me semble que ça reste du bricolage, puisque mes élèves ont déjà 11 ans minimum. Je manque cruellement de temps en classe.
Le biais de l'oral est primordial mais il faut absolument faire écrire, même une infime partie. Tout texte produit est repris et corrigé.
Pour le brevet, c'est pire que tout. Presque tous les dossiers montés ont été refusés (temps supplémentaire, dictée à trous...) parce que les gamins ne sont pas suivis par un orthophoniste (milieu rural, je le rappelle, très pauvre et loin de tout). Double peine. Et quand je vois l'administration reculer des deux pieds, les profs du primaire hausser les épaules, je me dis que l'école à la maison pourrait être une solution pour d'autres enfants dyslexiques, quand les parents le peuvent. Et en 3e, on ne parle que d'orientation, par défaut pour les dyslexiques évidemment...
L'objectif, par différents moyens adaptés à chaque enfant, est de les amener à aimer apprendre, à tenir compte de leur(s) difficulté(s) pour qu'ils avancent, à leur permettre d'accéder à des connaissances diverses.
Alors, ce n'est pas facile parce qu'il faut différencier totalement les cours, les évaluations, les barêmes... et faire comprendre et accepter aux autres ces différences. Généralement, ça passe bien auprès des gosses.
Je donne quelques exemples pour être plus claire.
- l'évaluation peut se faire à l'oral ;
- je peux écrire le devoir tel que l'enfant me le dicte ;
- les bilans sont en partie ou totalement imprimés pour ces enfants ;
- tout texte distribué est lu à haute voix pour leur permettre l'accès au sens ;
- ils ne sont jamais interrogés à l'oral sauf quand ils lèvent la main (ce qui est plus fréquent à mesure qu'il reprennent confiance) ;
- organisation d'un travail à la plume et au pinceau pour les dysgraphiques ;
- répertoire (sur le serveur du collège) de tous les termes spécifiques (et c'est difficile à étendre sur les autres matières) + répertoire papier qu'ils ont toujours sur eux ;
- mise en place de fiches bilan du primaire à la 3e (et là, c'est une vraie galère) ;
- enregistrement des romans, nouvelles, poèmes en format MP3 : accès facilité à la lecture ;
- évaluations non bornées par le temps (sur deux heures, une heure de devoir et ils peuvent dépasser).
Bon, ce ne sont que des exemples, en classe entière (et vous voyez les problèmes quand il faut écrire plusieurs devoirs en une seule heure...). Je cherche sur le Net ou dans les livres des aides efficaces, puisque les formations n'existent pas vraiment. Malheureusement, il me semble que ça reste du bricolage, puisque mes élèves ont déjà 11 ans minimum. Je manque cruellement de temps en classe.
Le biais de l'oral est primordial mais il faut absolument faire écrire, même une infime partie. Tout texte produit est repris et corrigé.
Pour le brevet, c'est pire que tout. Presque tous les dossiers montés ont été refusés (temps supplémentaire, dictée à trous...) parce que les gamins ne sont pas suivis par un orthophoniste (milieu rural, je le rappelle, très pauvre et loin de tout). Double peine. Et quand je vois l'administration reculer des deux pieds, les profs du primaire hausser les épaules, je me dis que l'école à la maison pourrait être une solution pour d'autres enfants dyslexiques, quand les parents le peuvent. Et en 3e, on ne parle que d'orientation, par défaut pour les dyslexiques évidemment...
#23
Posté 25 April 2007 à 08:33
Vraiment Mouette chapeau bas
Face au naufrage qui se profilait pour ma fille j'ai décider de la déscolariser, et là je vois les progrès qu'elle a fait en peu de temps déjà. Tous les enfants dys s'ils ne tombent pas face à des personnes comme toi qui cherchent des solutions pour les aider ne peuvent qu'aller droit dans le mur, perde confiance en eux et en leur potentiel. Et cela je ne voulais pas que ma fille continue à le vivre.
Ce que je trouve dommage, c'est qu'il n'y est pas beaucoup plus de personnes comme toi dans le système scolaire.
Bien à toi.
Face au naufrage qui se profilait pour ma fille j'ai décider de la déscolariser, et là je vois les progrès qu'elle a fait en peu de temps déjà. Tous les enfants dys s'ils ne tombent pas face à des personnes comme toi qui cherchent des solutions pour les aider ne peuvent qu'aller droit dans le mur, perde confiance en eux et en leur potentiel. Et cela je ne voulais pas que ma fille continue à le vivre.
Ce que je trouve dommage, c'est qu'il n'y est pas beaucoup plus de personnes comme toi dans le système scolaire.
Bien à toi.
#24
Posté 02 June 2007 à 21:15
Bonsoir!
Je suis nouvelle sur le forum, et je suis instit (en cm1 cette année), si je peux vous être utile, n'hésitez pas!
Krista
Je suis nouvelle sur le forum, et je suis instit (en cm1 cette année), si je peux vous être utile, n'hésitez pas!
Krista
#25
Posté 03 June 2007 à 07:13
Bienvenue sur ce forum Krista
Et merci pour ta proposition qui fera certainement des heureux en temps utile.
Et merci pour ta proposition qui fera certainement des heureux en temps utile.
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