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Du Beurre Aux Prions Et Dioxine


5 réponses dans ce topic

#1 Mathias

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Posté 03 February 2005 à 20:30

Voici un article des plus urgent à lire pour plusieurs raisons :

- cette information est restée souvent très secrète en France et en Europe
- cette info démontre les terribles dangers encourus à consommer des produits de l’industrie agro-alimentaire.
- Cette info met en évidence que les consommateurs ont mangé des prions de la vaches folle dans des biscuits et toutes sortes de produits agro-alimentaire contenant du beurre frelaté.
- Cette info démontre aussi que la population a été exposé des produits alimentaires chargés de dioxine à forte dose.
- Enfin cette info démontre que vous avez donc peut être mangé un biscuit de grande marque qui cumulait dioxine et prions, produits qui n’ont pas été retiré du marché car l’état et l'Europe avaient trop peur d’une psychose généralisée à toute l’industrie agro-alimentaire.

Quand vous aurez lu cet article vous saurez pourquoi il ne faut plus acheter de produits alimentaires de l’industrie… sinon c’est à vos risques et périls, et la menace est réelle et cette fois bien prouvée.

La sécurité alimentaire c'est consommer localement et humainement et surtout pas industriellement. Les produits bio ne font pas exception à cette règle de base à mon sens. D'ailleurs ont peut incorporer 5% de pas bio aux produit bio tout en conservant le label AB... maintenant imaginez qu'un industriel du bio trouve à incorporer 5% de beurre très bon marché à ses petits gâteaux et vous voilà en train de déguster un biscuit bio fourré aux hydrocarbures et peut être aux prions...


Bonne lecture :D

Mathias


Un article extrait du magazine hebdomadaire Marianne n°406 du 29 janvier 2005, écrit par Jean-Claude Jaillette.



Citation

Le scandale du beurre aux hydrocarbures

On l’appelle le « beurre de la mafia italienne ». Dans sa composition, il y a le plus sordide. La France a eu droit à 80% de cette mixture. Et pourtant silence…


Voici sans doute l'histoire la plus noirede la malbouffe.
Le scandale du beurre frelaté, aussi appelé «beurre de la mafia italienne », couve depuis l'année 2000. Entre 1997 et 1999,  16 000 tonnes de beurre ont été confectionnées dans la région de Naples à partir d'un tiers de vrai beurre et de deux tiers d'huile de coco et de graisses d'équarrissage.
Le tout amalgamé à l'aide d'hydrocarbures et de divers produits chimiques utilisés dans des cosmétiques importés d'Allemagne.
    Déjà la seule composition vous met le cœur au bord des lèvres. Mais le plus sordide reste à venir. Contrairement à ce qui a été écrit jusqu'à présent, ces graisses n'étaient pas du suif, produit particulièrement raffiné de l'équarrissage, mais des graisses fabriquées à partir de déchets de bovins - cervelles, moelle épinière, colonnes vertébrales -, mis à l'écart lors de l'abattage parce que susceptibles de porter des prions responsables de la transmission de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la maladie de la vache folle. L'information figure dans le rapport de la police italienne qui a servi de base au procès de ceux qui se sont livrés à cette fraude. L'agent de transmission de la maladie étant contenu dans
les graisses, et pratiquement indestructible, même à très haute température, il y a tout lieu de penser que le faux beurre a été contaminé, si les déchets l'étaient. Or, 80 % de ce mauvais beurre ont été exportés vers la France, 20 % vers l'Allemagne et la Belgique.

Un dossier énorme
Enquêtant sur une série de meurtres dans une fabrique de beurre, la police italienne finit par obtenir les confessions d'un repenti : il révèle qu'une vaste fraude aux subventions européennes a été organisée dans la région de Naples avec le soutien très actif de la Camorra, la branche napolitaine de la Mafia. Il s'agissait de fabriquer une marchandise à prix cassé tout en touchant des subventions réservées à l'exportation de produits laitiers composés à 99 % de beurre. Le repenti a tout balancé : le nom du scientifique italien, expert reconnu en produits laitiers, qui a mis au point la formule chimique, puis certifié le « vrai-faux » beurre ; les noms des fonctionnaires de la police, des douanes et de la répression des fraudes, achetés pour qu'ils ferment les yeux... Puis sont venus les noms des entreprises clientes, françaises notamment. La plus grande partie de la marchandise a transité par un petit courtier, Sodepral (Val-de-Marne), missionné par une entreprise de l'Orne, Fléchard SA, spécialisée dans le beurre destiné à la pâtisserie industrielle et à la biscuiterie, mais aussi en butterghee, ces beurres mous réputés pauvres en cholestérol, et en produits laitiers gras destinés à la reconstitution de lait à partir de poudre. Fléchard
fournit de grands groupes laitiers comme Socliaal (Yoplait,  Candia) et exporte ses productions vers le Moyen-Orient
et l'Afrique. Lorsqu'il exporte hors de l'Europe ou fournit la pâtisserie, Fléchard obtient des subventions de l'Union européenne ... pour des produits authentiques.
    La quasi-totalité des grands groupes laitiers ont été cités par le repenti que plus rien ne semblait pouvoir arrêter. A la suite de l'enquête italienne et après une plainte de l'Office européen de lutte antifraude (Olaf) de l'Union européenne, la justice française a été saisie. Une instruction a été ouverte en 2000. Seuls les dirigeants de Sodepral et de Fléchard ont été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée et fraude sur la qualité substantielle». Aucune charge n'a
été retenue contre les autres entreprises.
Depuis, deux autres juges d'instruction se sont succédé, laissant penser que la justice française traînait les pieds. «Faux, répond-on au tribunal de Créteil, chargé de l'affaire.
Le dossier est énorme, des commissions rogaBtoires internationales ont été lancées, en Italie notamment, pour connaître le volume et le montant des fraudes.


•Vache folle ou pas ?
              Evidemment, Fléchard comme Sodepral plaident la bonne foi. «Et, d'ailleurs, 700 analyses commandées  par l'Onilait [Office national interprofessionnel du lait et des produits
laitiers] ont été effectuées, 4 seulement sont  douteuses. » Certes, mais les prélèvements ont été effectués sur des échantillons témoins de la production conservée par l'industriel lui-même. De plus, des écoutes téléphoniques figurent dans le dossier d'enquête italien qui laissent à penser que Fléchard et Sodepral protestaient auprès de leur fournisseur italien de la mauvaise qualité des livraisons. Avaient-ils décelé,
par l'analyse, la présence de graisses d'équarrissage dans le beurre? Ont-ils importé en connaissance de cause ? L'instruction tente de démêler le vrai du faux.
    Depuis le début de l'affaire, une eurodéputée allemande, Gabriele Stauner (PPE), n'a eu de cesse d'interroger la Commission européenne sur les risques sanitaires liés à la consommation des biscuits confectionnés à l'aide de ces beurres frelatés. Risques cancérigènes liés aux hydrocarbures ? Vache folle ou pas ? Convenant de l'existence des dangers potentiels, la Commission a renvoyé la responsabilité de l'alerte aux Etats membres qui connaissaient le dossier grâce aux instructions judiciaires.
    Quel Etat a organisé le rappel des produits dès 2000 ? Aucun. «Aucun n'a voulu prendre le risque d'une nouvelle psychose liée à l'ESB », affirme Paulo Casaca, eurodéputé (PSE) desAçores. Le ministère de la Santé allemand vient tout juste de reconnaître la réalité du risque. «Ily a trois scandales dans cette affaire,\cf1 }VL'ge Jean-Louis Thillier, expert en santé publique auprès de la Commission européenne. La fraude aux subventions, la mise en danger de la santé publique et la passivité des Etats. »
    Un détail encore : Gabriele Stauner, l'empêcheuse de baratter en rond, n'a pas été réélue. Elle était en position inéligible sur la liste de son parti. L'entreprise allemande mise en cause dans cette affaire et condamnée à rembourser les subventions indues est installée sur sa circonscription.


#2 talane

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Posté 18 May 2005 à 19:43

C'est vraiment dégueu.... :o

Mais bon j'ai recommencé à manger du beurre en prenant du bio, je le trouvait plus goûteux, moins dur et maintenant je l'achète en boutique bio et c'est un vrai régal, dès que je le sors il se tartine super bien. Il n'y a pas de comparaison à faire surtout que le lait concentre tous les résidus d'insecticides et autres.

#3 maya46

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Posté 02 June 2005 à 21:12

:pleur: POUAAAAAAAA non mais vraiment c'est pas possible tout ca mais tout acheter bio c'est cher surtout quand on a 8 enfants comme moi à nourrir!!!!

t'as pas un plan bio pas cher?????? :rougit:
maya

#4 talane

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Posté 03 June 2005 à 11:55

Perso, j'en achète pas toute les semaines, je laisse une ou deux semaine sans en racheter. J'adopte le principe du bon mais moins souvent si le prix du produit est cher.
L'avantage est que tu varies en alternant même si après c'est toujours les mêmes aliments. Ainsi lorsque tu en mange de nouveau, tu le goûte et le déguste, bref la notion de plaisir est là.

Alors je vais me remémorer ce que j'ai pu lire sur ce forum et d'autres pour acheter bio en moins cher:

- acheter en grosses quantités (5kg de riz, farine, légumineuses... etc, idem pour les purées, bon ça je trouve cher).

- pour les purées ou autre quand tu prends un carton entier, tu as une réduction(5%) sur le carton entier. Demande au magasin bio s'il pratique cela. Je connais aussi un magasin bio, qui lorsque tu achète pour beaucoup d'euros, te fais une réduction de 5% sur le montant de ta facture. Biens sûr ce jour là, tu dépenses beaucoup mais cela tu ne le fais pas tous les mois.
Si cela fait trop de quantitiés, tu cherches une ou des familles et vous commandez à plusieurs.

- trouver une base bio. Expliquer ici

- acheter directement aux producteurs. Quelques pistes d'adresses ici

- faire son pain, yaourt(une recette parmi d'autres), graines germées ici

- je vais commencer à faire du kéfir comme boisson et aussi du yaourt au kéfir. Explication et adresses ici

- avoir ses plantes aromatiques, son jardin (ça tu as déjà peut-être) et sinon il y a aussi cette solution quand on a un balcon : la tour à pommes de terre

Voilà je laisse la place à d'autres personnes .....

#5 la chevre

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Posté 03 June 2005 à 14:26

On a le meme probleme que toi Maya... mais on est un peu moins ... juste 6 (en tout ;) )

Donc la bio coop on evite, on evite aussi les plats tout preparer bio, pour reduire ta facture il faut acheter les matiere premiere.

Legumes, viande, lait, oeuf..... tu peux facilement te fournir chez un eleveur bio par chez toi... ou un gars qui nourris avec ses céreales et qui ne ressemble encore a une ferme et pas une entreprise agricole :wacko:

Ensuite pour la farine, patte, et tout les autres produit bio que tu peux pas trouver dans une ferme.. le plus simple c'est de se regrouper a plusieur famille.. et d'acheter en gros....

Nous c'est ce qu'on fait... en plus d'un p'tit potager :wub: ... et du coup ça coute pas trop chere.... :innocent:

#6 Galia

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Posté 04 June 2005 à 10:37

Bonjour,
J'ai envie de partager aussi deux-trois trucs que j'ai mis en place pour 1. jetre moins et 2. faires des économies. Je pense que certains d'entre vous conaissent déjà, mais pour les autres, ça pourrais être utile.

1. recycler les zestes des agrumes. Avant d'utiliser un agrume, je prélève le zeste avec un couteau économe. Ce zeste peut servir dans la cuisine ou pour parfumer les placards. Pour la cuisine, je coupe le zeste en fines lamelles et je place dans un bocal. Je recouvre de sucre et place au frigo. Ca se conserve parfaitement bien et sert pour parfimer les plats, les patisseries, à la place des fruits confits (onéreux et souvent de qualité médiocre). Le sirop qui se forme dans le bocal peut être utiliser pour faire des boissons d'été par exemple.
Pour parfumer les placards, je sèche les zestes des agrumes et je les place dans des sachets avec eventuellement de la cannelle et des clous de girofle.

oups, il faut que je vous quitte, je reviens plus tard pour finir :unsure:





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