Vivre En Autarcie ?
#21
Posté 13 December 2011 à 22:31
je découvre ce site et vos réponses successives. Personnellement fortement intéressé par cette voie, je souhaiterai savoir 5 ans après ces messages le nombre d'expériences réussies ou d'échec et quelques retours d'expérience dans les grandes lignes.
Si d'aventure, une personne ayant fait ce choix était prêt à communiquer avec moi par mail pour en savoir un peu plus, je serai également très intéressé.
Merci
Steph du 83
#22
Posté 14 December 2011 à 12:53
et aussi celui là : http://lafermedesourrou.blogspot.com/ (elle intervient ici et là sur d'autres forum sous le pseudo "Hardworkinghippy"), ce sont des exemples parlants de gens qui vivent toujours comme ça depuis des années. Tu peux également contacter http://www.arche-non...fleyssiere.html pour y faire un séjour...ils vivent en quasi totales autarcie depuis...des années. J'y ai effectué un séjour.
#23
Posté 18 December 2011 à 18:49
Ce qui me gène avec derrière l'idée d'autarcie totale, c'est de se couper un peu des autres et des échanges. Les échanges de biens, produits,etc... ne sont pas forcément condamnable. Du reste, je rêve de circuit d'échanges de produits alimentaires ou autres sans notion d'argent. Du style, je te file 12 oeufs contre 10 kg de farine ou un cochon contre 10 poules,etc....La société rurale il y a 100 ans (ma grand-mère m'en parle souvent) était riche d'échanges en tous genre. Il y avait quelque fois de l'argent derrière mais pas forcément. Les semences circulaient entre paysans, les maisons s'échangaient tous et n'importe quoi. 2 jardiniers de chaque côté de la cloture, plan de choux contre plans de salades,etc....
Mon grand-père me racontait que régulièrement, il voyait passer de parfaits inconnus demandant à la porte à manger par ex. Mon grand-père embauchait la journée et l'inconnu avait couvert, nuitée et partait le lendemain avec un peu d'argent ou des denrés alimentaires,etc...
ça laisse réveur. Je suis un peu nostalgique.
Pour l'élevage, je suis bien placé pour le savoir, il y a une astreinte terrible qui est parfois dur à vivre. Une truie qu'il faut aider à mettre bas un dimanche soir à 23H à la lampe frontale. Une césarienne à 3H du mat sur une vache en février par -10. et puis il y a des "pertes" dur à vivre au début quand on a jamais eu d'élevage un peu important et que l'on a eu que des animaux de compagnie ! Par ex: ma chienne c'est cassé la jambe salement: 1000 euros d'opération. Une jambe cassé sur une vache ou une truie, ça se fini moins bien ! mais il faut voir la vie en face. Elle est parfois dur !
Pour ma part: production autonome en miel, viande, 60% environ pour les légumes, chauffage (bois).
l'api-jp
#24
Posté 19 December 2011 à 08:59
#25
Posté 10 April 2012 à 19:40
simplement-naturelle, le 17 July 2006 à 11:47, dit :
gaianarbre, le 17 July 2006 à 22:38, dit :
je pense que ces projets sont interréssant qu'ils prennent du temps et ne sont pas figés, et tout à fait possibles
j'ai vu des gens vivre cela seul, alors accompagné ça doit etre encore plus réalisable
à mon avis il faut determiné un certain nombre de regle et etre sur de ce que l'on veut/peut et que ce soit en accord avec tous les membres de l'aventure
car selon un proverbe chinois : si l'on ne partage pas la même voix, on ne peut entreprendre de projet commun.
Car même en allant dans des directions différentes, si on trouve des points communs (par exemple présence d'animaux qui nécessite une présence quotidienne), on peux tout à fait coopérer. Cela nécessite bien sûr une certain confiance, et une absence de jugement de part et d'autre.
Il s'agit plus d'un intérêt commun temporaire que d'un réel accord de réciprocité.
Et croyez moi, c'est très courant à la campagne, bien que généralement se limitant à nourrir le chat et les poissons rouges.
geispe, le 19 July 2006 à 08:19, dit :
Pour que la vache donne du lait, il faut qu'elle soit inséminés non?
Pour la remarque, pourquoi ne pas essayer d'autre élevage? Type cochon (pour le labour) et volaille (pour les oeufs et la chair)
nomade, le 19 December 2011 à 08:59, dit :
La grosse difficulté actuellement est que ces métiers ont quasiment disparu, donc l'autarcique devra tout faire par lui même ou acheter tout fait!
therese, le 19 July 2006 à 00:14, dit :
J'ai constaté qu'en milieu rural, bien qu'il soit plus facile d'être autonome (jardins, vergers, basse-cour...), les gens, surtout de ma génération, préfèrent aller en grande surface, où la nourriture est bon marché, plutôt que de faire eux même. Dommage pour eux, ils loupent quelquechose. Ce qui m'inquiète est la perte d'un certain savoir faire.
C'est d'ailleurs ce que j'ai commencé à faire (n'ayant pas l'espace pour produire les matières premières).
Je remarque aussi un autre élément, lorsque les gens ont un petit bout de jardin, la plupart du temps, il envisage de mettre des fleurs.
Concernant les arbres, c'est généralement des arbres pour faire jolis. Par exemple chez mois, il y avait un sumac, un conifère (connais pas la race), un cerisier non greffé (donc probablement sauvage), un olivier, et un pêcher tellement malade qu'il perdait ses feuilles fin juillet. En sachant que l'olivier, le cerisier et le pêcher était mal placé (trop proche de la maison, des égouts sortant ou du voisin).
Au final, j'ai arraché sumac, cerisier et prunier (ils sont en séchage pour faire les barbecues). L'olivier a été donné, reste le conifère d'origine.
En remplacement, j'ai déjà planté groseilliers, cassis, un noisettier et un pommier (le tout local). Sont encore prévu un laurier sauce à planter et un murier (les 2 premiers ont pas repris).
lycopode01, le 24 July 2006 à 08:53, dit :
Pourquoi pas en russie ou la pression démographique et faible et en voie de s'abaisser d'ou moins de pressions sur les terrains.
Je ne suis pas du tout préparé aux climats russes, et je ne connais absolument rien à l'agriculture locale, donc cela me semble déjà assez difficile en connaissant l'agriculture et les saisons locales, alors, se rajouter des difficultés me semble un peu osé!
Siene, le 20 July 2006 à 13:34, dit :
Voila la question, pourquoi pas maintenant? A la retraite, on aura effectivement beaucoup d'argent mais est ce vraiment a la retraite qu'on en profite vraiment?
Moi, c'est maintenant que jai cette envie et surtout, c'est maintenant qu'il faut agir car les reserves de laplanette diminuent.
Alors bien sur c'est risqué. Moi meme je ne sais pas comment je vais faire (je suis locataire, je n'ai pas encore de maison a moi et meme si j'en ai une un jour il faudra bien que je rembourse lepret meme si je decide de faire le maximum de mes propres mains. L'argent, il faudra bien le trouver quelque part)
JE me trouve donc dans une impasse. Sans doute aurais-je du moi aussi travailler comme un forcenais avant de me lancer dans la decroissance. Mais la, on n'est plus coherent avec soi meme?!!
C'est pour cela qu'avec ma femme nous avons prévu de faire le saut dans 5 ans (date de début de recherche de notre future habitation).
En attendant, on économise pour pouvoir acheter à ce moment là, et on place à plus long (très long terme) pour faire face aux charges inévitables (les impôts fonciers par exemple)
Je pense que dans les premiers temps, il y aura pas mal de travail extérieurs pour complèter les financements manquants, mais qu'a la longue, cela ne devrait plus être nécessaire.
En attendant je me sert de ces 5 ans pour apprendre et essayer : j'apprend les basiques (mécanique, agriculture, ...) et je teste les cultures dans mon petit potager.
La première année, la culture classique issu de l'héritage paternel fut un échec.
Donc la seconde année, pas de bêchage, mise en place de plantes permanentes, et paillage à outrance (enfin dés que j'aurais trouvé des fournisseurs! )
Et je pense qu'en 5 ans, j'aurais acquis un certain bagage pour faire face ultérieurement.
#26
Posté 12 April 2012 à 09:47
Citation
pas beaucoup plus que deux trois jours alors, parce que c'est l'eau qui risque alors de manquer. Les cochons, tu nourris comment sans leur porter la pitance matin et soir ?
Citation
Au final, j'ai arraché sumac, cerisier et prunier (ils sont en séchage pour faire les barbecues). L'olivier a été donné, reste le conifère d'origine.
ça c'est vraiment un drôle de choix que tu as fait. Moi j'aurai viré le connifère qui est quasiement inutile pour la faune locale, et coservé les vieux fruitiers qui ont un grand intérêt pour les insectes pollénisateurs et les oiseaux ! d'autant que ça ne fait pas des racines suffisament importantes pour saccager un habitat, contrairement aux frênes par exemple...les pêchers malades, ça se traite très bien avec des purins de plantes.
#27
Posté 13 April 2012 à 08:42
nomade, le 12 April 2012 à 09:47, dit :
nomade, le 12 April 2012 à 09:47, dit :
Pour les autres arbres, il ne faisait guère plus de 3 ou 4 cm de diamètre, donc c'était des jeunes arbres.
Pour le pêcher, il était totalement malade et n'arrivais plus à pousser, de plus il était mal situé (à 1m du voisin, 1m d'une canalisation souterraine et au milieu de mon potager).
Dernier point, dans la famille, on ne fait pousser qu'une race de pêcher : la pêche de vigne (enfin c'est le nom qu'on leur donne, je connais pas la race exact). Ca fait des fruits moche, mais ça fait des fruits tout les ans, et c'est peu malade (comparé aux pêchers acheté dans le commerce).
#28
Posté 13 April 2012 à 13:27
#29
Posté 13 April 2012 à 15:07
nomade, le 13 April 2012 à 13:27, dit :
C'est quand même un gout un peu particulier!
Mais le gros avantage est une production a peu près stable.
L'arbre se rapproche un peu des prunelles et des griottes : les fruits sont moins bons que les grands frères, mais la production est beaucoup plus fiable!
Sans compter que ses fruits étant moins sucrés, il y a moins de concurrence (en particulier aérienne), car celle ci préfère les fruits du voisin!
En quelques sortes des arbres idéaux pour l'autarcie
#30
Posté 15 April 2012 à 09:44
1 utilisateur(s) sur ce sujet
0 invité(s) et 1 utilisateur(s) anonyme(s)













