Contreventement à L'interieur
#1
Posté 22 June 2006 à 15:16
Donc afin de faire le plus économique possible, j'ai entendu dire que le contreventement en OSB pouvait etre placé a l'interieur et ainsi faire l'économie du placo interieur ou autre.
Est-ce une vrai bonne idée ou l'économie réalisée n'est pas réelle?
D'autre part dans ce cas, ou passer les gaines électrique et la plomberie?, le contreventement peut-il etre percé?, que est la composition du mur? A l'exterieur faut-il mettre une épaisseur de quelque chose et quoi?
Merci d'éclairer ma lanterne.
#2
Posté 22 June 2006 à 17:34
Citation
Donc afin de faire le plus économique possible, j'ai entendu dire que le contreventement en OSB pouvait etre placé a l'interieur et ainsi faire l'économie du placo interieur ou autre.
Est-ce une vrai bonne idée ou l'économie réalisée n'est pas réelle?
D'autre part dans ce cas, ou passer les gaines électrique et la plomberie?, le contreventement peut-il etre percé?, que est la composition du mur? A l'exterieur faut-il mettre une épaisseur de quelque chose et quoi?
Merci d'éclairer ma lanterne.
Bonjour,
Oui, le contreventement peut être placé à l'intéreiur, c'est même une façon de faire très répandue chez nos voisins Allemands, notamment pour la création de murs respirants.
Cependant, l'OSB3 peut être remplacé par de l'OSB1 (milieu sec), et même par du DWD Agepan, voire du Fermacell HD, tous 2 plus perméant à la vapeur d'eau que l'OSB (+ cher aussi, mais isolant mieux)
Puis isolation, pare-pluie respirant (faisant office de pare-vent) et bardage. Mais cette façon de procéder est peu répandue en France.
La difficulté du système est bien sûr les réseaux. On peut passer l'électricité en plafond, dalles, etc... et bien étudier le plan pour créer par endroits des doubles cloisons techniques. Pas de miracle à ce niveau.
150 K€ semble pourtant un budget correct pour 60 m²* 2 niv.
Mais tout dépend aussi du terrain, des contraintes et des prestations demandées.
#3
Posté 22 June 2006 à 19:54
Il n'y a pas de paroi à l'exterieur (un simple par pluie) l'étenchéité à l'eau et a l'air est-elle bien assurée?
Du fermacell peut suffir comme contreventement (ca fait pas un peu léger)?
Peut-on percer ce contreventement pour les prises électriques par exemples?
Merci
#4
Posté 22 June 2006 à 21:10
Pour un isolation correcte => DWD + isolant entre ossature (cellulose si possible, eviter les laines minérales qui se comportent mal dans le temps et à l'humidité)+pare-pluie, qui peut être rigide (fibre de bois 18 mm résistante à l'eau, voir Pavat*x, par ex)
Un contreventement ne va pas s'effondrer parce qu'on a percé un trou pour faire passer un gaine. Cela dit, c'est toujours problématique à cause de l'isolant qui est derrière notamment. A noter que cette solution est surtout avantageuse en terme de respiration des murs, à condition d'utiliser des matériaux adaptés. Elle permet notamment une évacuation naturelle des polluants et humidité, et donc de limiter la ventilation.
Bon, tout ça a un coût, bien sûr.
Sinon, il existe plein d'autres solutions qui ne sont pas "dans le manuel", souvent bien plus performantes, mais pas prescriptibles par un architecte, sauf éventuellement pour un autoconstructeur, car faisant appel a des techniques et des matériaux sans avis technique.
#5
Posté 22 June 2006 à 21:57
#6
Posté 23 June 2006 à 07:12
Citation
Pour un isolation correcte => DWD + isolant entre ossature (cellulose si possible, eviter les laines minérales qui se comportent mal dans le temps et à l'humidité)+pare-pluie, qui peut être rigide (fibre de bois 18 mm résistante à l'eau, voir Pavat*x, par ex)
Un contreventement ne va pas s'effondrer parce qu'on a percé un trou pour faire passer un gaine. Cela dit, c'est toujours problématique à cause de l'isolant qui est derrière notamment. A noter que cette solution est surtout avantageuse en terme de respiration des murs, à condition d'utiliser des matériaux adaptés. Elle permet notamment une évacuation naturelle des polluants et humidité, et donc de limiter la ventilation.
Bon, tout ça a un coût, bien sûr.
Sinon, il existe plein d'autres solutions qui ne sont pas "dans le manuel", souvent bien plus performantes, mais pas prescriptibles par un architecte, sauf éventuellement pour un autoconstructeur, car faisant appel a des techniques et des matériaux sans avis technique.
Merci pour ces indications tres interressantes.
Donc placer le contreventement a l'interieur ne permet pas vraiment de faire des économies c'est surtout interessant rapport à l'aération.
Sinon, nous sommes, comme beaucoup je pense, prenneur de toutes les "solutions qui ne sont pas dans le manuel" et qui sont plus performantes.
Où les trouver?
Merci
#7
Posté 23 June 2006 à 08:07
Comme je l'ai dit plus haut, les solutions alternatives sont souvent plus performantes que les solutions faisant appel à des produits industriels, mais demandent de l'autoconstruction en général, et une conception différente. C'est souvent plus compliqué qu'une simple adaptation : par exemple, on est souvent amené à isoler sur de plus grosse épaisseurs, ce qui demande d'adapter l'ossature de la maison, voire une double ossature, etc...
La botte de paille est évidemment une très bonne solution en terme d'isolation. Suivant les techniques de mise en oeuvre, on peut arriver à un R de 6 pour les murs, contre un petit 3 pour les MOB classiques. On peut aussi envisager des remplissages en vrac dans des caissons préformés avec divers isolants (liège, chenevotte, etc..)
Pour les autoconstructeurs, l'économie est alors réalisée surtout sur la main d'oeuvre. Mais il ne faut pas perdre de vue que si les économies sont réelles, le temps passé aussi, et une maîtrise correcte des techniques employées est primordiale. Il faut donc se documenter, visiter ou participer à des chantiers... On est loin de la maison clé en main.
Un bel exemple ici :
http://www.areso.ass...?id_rubrique=48
#8
Posté 26 June 2006 à 08:11
D'après mes infos, le DWD à un mu de 11 et ne peux donc pas être considéré comme frein vapeur, au contraire il est prévu pour être posé en contreventement extérieur , puisqu'il assure aussi la fonction pare-pluie.
Les couches successivent depuis l'extérieur peuvent être :
Bardage (première couche de protection) / lame d'air (assure l'évacuation de l'humidité) / DWD = Pare-pluie + contreventement + étanchéité à l'air (très important pour une bonne isolation) / Isolation entre les montants de l'ossature (min 12 cm) / frein vapeur / contrelatage sur montant d'ossature pour supporter le parement final Fermacell ou lambris ou ... et pour permettre le passage des gaines techniques (cette espace de qq cm peux aussi être isolé par des fibres de bois semi rigide).
Dans les isolant manufacturés (donc en dehors de la paille, laine de mouton brute ou autre produits récupérés) le meilleur rapport écologique/prix est atteind avec de la cellulose en vrac insufflée entre le DWD le frein vapeur et les montant de l'ossature. Une MOB est particulièrement adaptée à cette technique. A titre indicatif il est possible de trouver pour environ 20 € le m2 de la ouate de cellulose avec la pose pour 15 cm d'épaisseur.
Avec 15 cm de ouate la résistance thermique de l'isolant est de 3,75 (supérieur au monomur en brique) L'ajout d'une couche de fibre de bois de 3 ou 4 cm dans l'espace technique permet d'approcher un R de 5 et de parfaire l'isolation.
Peu d'architecte maîtrise les techniques de construction et encore moins les coûts. Il faut recouper les informations et faire fonctionner ses neurones et si possible voir des réalisations en cours et terminées.
Dans quelle région la construction est-elle prévue ?
Alain
#9
Posté 26 June 2006 à 10:08
Oui, c'est son utilisation première. Si on l'associe à de la cellulose, qui a un mu de 1, on rajoute toujours un freine vapeur costaud dedans. Utilisé en INTERIEUR, ce qui n'est pas son usage classique je suis d'accord, il jouera le rôle de freine vapeur et de couche de finition. L'isolant est alors placé entre un pare-pluie respirant et le DWD. De plus en plus de chantiers montent comme ça en Allemagne, ce qui donne au final des murs très respirants, souvent montés en atelier, et moins chers puisqu'on gagne le parement et pas mal de MO. Un enduit fin hydraulique sur treillis peut être appliqué en intérieur.
Evidemment, ce n'est pas l'usage habituel, mais il semblerait qu'Isor*y se prépare à sortir un panneau de contreventement intérieur avant la fin de l'année (non confirmé pour le moment) correspondant à ce type de demande.
Pavat*x propose aussi un panneau contreventant intérieur, mais trop peu perméable à mon goût (mu de 60), prévu pour être pleinement compatible avec leur gamme de matériaux isolants.
Si on veut se faire l'avocat du diable, il est cependant à noter que ces matériaux utilisent des colles (polyuréthanes pour le dwd) qui bien qu'en faibles quantités seraient peut-être plus à leur place à l'extérieur
Bon, de toute façon, on en est toujours à l'OSB ext + laine de verre en France dans 90 % des cas.
#10
Posté 26 June 2006 à 11:14
Plusieurs options sont effectivement possibles et je suis d'accord qu'il est urgent de sortir en France des solutions OSB laine minéral pour les MOB.
Cependant pour la fonction frein vapeur le DWD ne me semble pas suffisant surtout pour les pièces d'eau. Un "vrai" frein vapeur aura un Sd d'environ 2 (= mu x épaisseur = épaisseur d'air équivalente en ce qui concerne la perméabilité à la vapeur d'eau)
Pour le DWD cela donne 11 x 0,016 = 0,176 : il en manque !
De plus si on veux respecter la règle d'un facteur 5 entre chaque matériau en décroissant de l'intérieur vers l'extérieur de la maison (Cf Oliva) en partant de 11 cela ne laisse pas beaucoup de marge.
Enfin les enduits sur supports bois restent délicats et nécessitent encore trop souvent des ajouts peu naturels. Mais je suis preneur de toutes solutions efficaces et propres.
Alain
#11
Posté 26 June 2006 à 13:24
J'ai lu, je ne sais plus où ni qui, une solution qui me parraisait interressante et réfléchie. C'était d'utiliser à l'interieur l'OSB comme parement interieur, contreventement et frein-vapeur puis l'isolant (ouate de cellulose insuflée), ensuite un isorel (10mm) et enfin pare pluie, lamme d'air et bardage.
Qu'en pensez-vous?
Ca me parrait pas mal tant du point de vu hygrométrie qu'économique.
#12
Posté 26 June 2006 à 15:13
Reste le problème des gaines électriques.
Une autre possiblité :
contreventement en écharpe (structure autocontreventée)
Panneau pare-pluie en exter
Fermacell en inter
Et surtout laine de cellulose projetée au lieu d'insufflée, ainsi vous pouvez passer les gaines dans les caissons et ensuite bien les enrober au moment de la projection.
Autre avantage, le parement Fermacell est plus sympa à finir que l'OSB.
#13
Posté 26 June 2006 à 15:32
La question qui me vient a l'esprit c'est: n'est-il pas difficile de trouver des artisans qui utilisent, qui maitrisent cette technique?
#14
Posté 26 June 2006 à 18:36
La cellulose projetée à un lambda moins bon que l'insufflée car elle sera beaucoup plus tassée.
Je ne connais pas bien l'OSB, le mu varie-t-il en fonction du fabricant et de la classe (OSB2, 3 ou 4) ?
Dans quelle région ce projet ?
#15
Posté 26 June 2006 à 20:28
Citation
En Normandie, et plus précisément à Hyenville dans la Manche.
#16
Posté 27 June 2006 à 18:41
Je pense que la permeabilité diminue avec la tenue à l'humidité, mais pas dans de grande proportions. Je n'ai pas mon PC avec moi pour vérifier les pérméances, mais je jetterai un oeil aux specs.
A propos, de la règle des 5/1: J'aurais bien aimé avoir un peu plus de temps pour creuser le sujet. DAns notre application, de caisson de toiture, le ratio de perméabilité est plutot à 10/ 1 qu'a 5/1.
En effet j'ai choisi un OSB 3 en intérieur et un isorel mou ultra perméable en exterieur (fermeture de caisson), sous un pare pluie ventilé.
Je pense que cette règle défini surtout un optimum plutot qu'un minimum et nous aurions donc pu faire plus respirant avec un autre type de panneau int.
... Mais nous avons eu l'OSB 3 9 mm E1 KRONOPLY à 3.28€HT/m2. J'avais trouvé du panneau 0 formaldéhyde plus respirant, mais ça faisait une grosse plus value. Après discussion : nous avons décidés de ne pas être trop extrême, CAD faire le plus écolo possible, mais à un prix raisonnable.
a+
#17
Posté 02 July 2006 à 21:38
#18
Posté 02 July 2006 à 22:05
Oui, donc en fait c'est plutot trop, puisque cela nous donne pour un panneau de 15 mm d'épaisseur : Sd = 200 x 0,015 = 3 c'est à dire 3 métres d'équivalent en épaisseur d'air. Le risque est de voir la condensation se former sur la face intérieur de l'OSB surtout dans les pièces d'eau.
Cette valeur de 200 est-elle pour de l'OSB 2 ou 3 ou 4 (classification à la résistance à l'humidité) ?
#19
Posté 04 July 2006 à 11:38
Le panneau int est en 9 mm. Je ne pensais pas que le mu d'un OSB était si élevé.
Je vais vérifier si il s'agit bien d'un OSB3.
Pour la salle de bain, cette fonction frein vapeur est un plus. je n'ai pas encore décidé si je collait juste une toile de verre + peinture directement sur l'OSB3 ou si je faisais un habillage lambris avec une lame d'air ventilée
#20
Posté 04 July 2006 à 12:39
L'OSB 3 est en principe réservé aux zones humides, pas nécessaire pour un contreventement intérieur.
Le mu de l'OSB1 est plus faible (environ 60 je crois)
Au delà de 100, on s'approche de l'étanchéité , en tout cas pas assez de perméance pour évacuer correctement la vapeur d'eau dégagée par une famille.
Il existe d'autres panneaux bcp plus perméants (mu de moins de 35) : les PXD, sans colle qui plus est.
Pour en revenir à la règle des 5/1 plus haut : le but n'est pas d'avoir ce rapport entre chaque couche de matériau mais entre la couche externe et la couche interne. On doit cependant conserver un gradient constant d'un côté à l'autre.
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