Et un grain de sel de plus.
Je suis d’accord avec tous ce qui est dit sur ce forum. L’action individuelle est plus convaincante qu’un beau discours j’en conviens, mais une petite phrase bien formulée peut éveiller bien des consciences, bien formulée, parce que si elle met le doigt sur la culpabilisation, c’est pire que de ne rien dire.
N’étant pas « écolo » convaincue depuis très longtemps, et de ce fait un long passé de gabegie consommatrice dans le dos j’ai beaucoup à faire.
Le déclic est venu d’une discussion avec un collègue, parce que pour famille et amis, plus on consomme plus on est heureux.
Il ne m’a jamais dit que c’était mal de consommer et donc de polluer (mais à l’époque je ne voyais pas comment je polluais), mais a abordé le sujet en me demandant pourquoi je consommais.
Que répondre ? Ca me fait plaisir. Parce que c’est citoyen, plus on consomme plus on produit, plus il y a de travail.
Ah bon ? Tu trouve ? S’ensuivit une longue explication sur, je résume : ça te fait plaisir, ok, mais pendant combien de temps, jusqu’au prochain achat ? Est-ce que ça te rend heureuse ou satisfaite ?
Si on consomme des produits locaux, ok le travail est local, mais si on consomme des produits étrangers, ce qui est le plus souvent le cas parce qu’ils sont moins chers, le travail est délocalisé. Argument qui se tient.
Mais on était encore très loin de l’écologie.
Et parce que je suis curieuse et un dotée d’un grand esprit de contradiction, j’ai voulu m’informer, ne serai-ce que pour lui montrer qu’il avait tord et moi raison. Donc haro sur internet, recherches en tous genres, et quant on ne sait pas trop bien où chercher, on trouve beaucoup plus d’infos que quant on se limite à un site en particulier.
Tout ceci m’a amené aux conclusions suivantes :
L’économie et l’écologie (mais celle qui se préoccupe de la sauvegarde de la Vie avec un grand V, parce que tout ce qui se dit écologiste ne l’est pas forcément) sont indissociables.
Les ressources naturelles de la planète sont mal barrées, et nous avec.
Si nous ne changeons pas radicalement de société, nos enfants, petits enfants au mieux arrières petits enfants n’auront plus de questions à se poser (merci papa, maman, papi, mamie)
Et j’ai réalisé qu’au lieu de passer mon temps dans une béatitude comateuse devant la télé à écouter la bonne parole, je ferai mieux de me bouger le c.bip.
Et je me suis lancée avec moultes difficultés au départ, dans la démarche «je réfléchis aux conséquences avant d’agir » et j’ai encore du boulot.
Quelques intérogations en vrac :
Est-ce si utopiste que ça de penser que sachant que les politiques vont toujours dans le sens des pressions et qu’elles sont pour l’instant dictées par les dictato-indrustrialo-impérialistes, fournisseurs de produits de consommation en tout genre dont on peut très bien se passer, ne changeront-ils pas de sens si la pression vient de nous, la France-d-en-bas ?
A part les produits manufacturés (que même rien qu’en regardant la composition on tombe malade) ne trouve-t-on pas son bonheur à côté de chez soi, et souvent du vrai bio, pas du bio importé qui a fait 3000km avant d’arriver chez nous (bonjour la pollution du transport) et pas plus cher que dans les méga-super-hyper-marchés. Sauf si on veut des tomates ou des pêches en hiver ! :??:
Si on n’achète plus de produits fabriqués ailleurs (USA, Chine…) continueront-ils à produire autant donc à polluer autant ?
Sommes-nous prêts à courir le risque de conflits pour sauver la planète ? (conflits que nous aurons de toute façon si le climat de dérègle encore plus – serait trop long à développer)
Bon j’arrête y en a trop
De toutes façons, et pour positiver un peu, il sera plus facile de faire des efforts à ceux qui auront déjà commencé à se passer du superflu qu’aux autres quant (si) le moment sera venu.
Pessimiste moi ?