Waouh! quelle agressivité, mes aïlleux! ça décoiffe!
Je reprends le message d'origine pour répondre de manière perso (je suis sur la voie de la non-sco avec mes enfants...jusqu'à ce qu'ILS en décident de la suite, en connaissance de cause, ça c'est ma valeur de départ dans cette démarche

...et mon rôle de parent est bien de transmettre mes valeurs, non?)
je viens de lire un article sur l'école à la maison et la déception de parents face aux pratiques pédagogiques de certains enseignants. Il me semble que tous les enseignants n'adoptent pas les mêmes pratiques: l'éducation nationale n'impose aucune méthode...mais il y a des dérives qui débouchent sur la course aux bonnes notes ou encore l'élection des meilleurs élèves mais heureusement ce n'est pas le cas partout.
Exact! On a testé l'école pendant deux mois, on a varié les horaires pour essayer d'avoir l'instit géniale et pas l'autre folle-furieuse (deux mi-temps pour la classe)... malheureusement, il n'y avait qu'une assistante maternelle, donc pas le choix, et quand on a décidé que le dégâts causés par la "méthode pédagogique" (chantage affectif) de cette dernière étaient la goutte d'eau qui fait déborder le vase, on a arrèté les frais. Et puis à long terme, je ne vois pas bien comment on aurait pu continuer à choisir son, puis ses référents! C'est donc, effectivement, une sacré lotterie, bien d'accord avec vous!
Je m'interroge sur l'école à la maison: à quel moment les enfants peuvent-ils rencontrer d'autres enfants de leur âge?
Et bien, effectivement, pendant que la majorité des autres enfants sont assis, en silence, regardant tous dans la même direction, écoutant le seul prof et ce plus de 6H par jour, c'est difficile de les rencontrer

MAIS! dès que les scolarisés sont libérés, ils ont exactement les mêmes possibilités!

alors, en attendant, ben on se contente de rencontrer d'autres gens et c'est vachement chouette! la boulangère est plus détendue, on a le temps de discuter quand le rush est passé :biggrin: et puis ça laisse encore un peu d'énergie à consacrer aux activités extra-scolaires qui bien sûr ont toujours lieu en fin de journée (ben voui, sinon les scolarisés n'y auraient pas accès!)
Jouer( pas avec leur maman)
je ne joue presque pas avec mes enfants, ils ont une imagination débordante et son toujours en activité (c'est même épuisant!

:biggrin:)
et se faire de nouveaux copains?
Y a pas de vieux copains justement, ça change tout le temps! ceux du lundi, ceux du mercredi, ceux du samedi, ceux de la plaine de jeux, les cousines... je crois même que ma grande me trouve très ch...te de ne jamais capter de qui elle me parle, parceque je ne m'y retrouve pas du tout! :biggrin:
Et même s'ils sont inscrits à des activités extrascolaires( au mieux 1h par jour, et encore, pour ceux qui ont les moyens), le temps qu'ils passent avec d'autres enfants (en dehors des frères et soeurs) reste limité.
...et c'est valable pour les scolarisés, ces petits détails en plus qu'ils sont généralement assez crevés et énervés en arrivant aux activités extra-scolaires

et qu'ils voient nettement moins leurs frères et soeurs

(d'ailleurs ils concidèrent assez souvent qu'ils n'ont pas grand chose à partager avec "le minus" ou "le grand"

)
Enseigner à ses propres enfants part d'une bonne intention mais il ne faut pas oublier que les enfants ont besoin de respirer, de se construire et de s'épanouir aussi à l'extérieur du cocon familial.
Oh que oui! j'ajouterais que les parents ont besoin aussi de respirer, de se construire et de s'épanouir sans les enfants! :biggrin: vivement l'âge de 6-9ans, qu'il y ait encore plus d'activités disponibles et encore ensuite qu'ils puissent y aller tout seul! :biggrin:
Pas étonnant qu'ils souhaitent rester à la maison: si on vous proposait de travailler à la maison, vous diriez non? Il paraît évident que les enfant préfèrent la chaleur du foyer et les jupons de leur maman;
Je travaille à la maison! je suis mère au foyer, donc forcément! :biggrin: et il est clair que ce n'est pas un hasard, c'est effectivement un choix dans le but de m'épanouir...c'est mal de ce faire du bien? et mes enfants savent effectivement aussi quoi choisir entre un coussin et une planche de fakir, sont pas fou, c'est vrai! :biggrin:
cela ne veut pas dire qu'ils sont malheureux à l'école!
Cela ne gage pas pour autant que les enfants scolarisés le soient... perso, j'ai jamais entendu un môme sauter de joie "chouette! la rentrée!" même chez ceux qui se sont plaints pendant deux moix de "s'em...chaipakoifèr"

d'ailleurs y a vraiment que chez les scolarisés qu'on trouve le spécimen "chaipakoifèr", chez les enfants instruits à domicile, c'est toute l'anné qu'ils trouvent des idées :-)
Si, au départ, leur motivation est grande pour apprendre à la maison, je doute qu'elle le reste au fil des mois.
c'est un pronostic?

j'avoue que perso je ne suis qu'au niveau des maternelles, mais toutes les familles de plus grands n'ont (à ma connaissance) pas recourt aux hormones ou autre doppants quels qu'ils soient...? vous pensez qu'ils y a un truc?!

:biggrin: ...et quid de la motivation des scolarisés tiens, au fait?
Les enfants ne risquent-ils pas de se sentir enfermés?
Bon, je vous avoue que, parfois, l'idée m'effleure de les f...tre dans la cave

quand j'aurais besoin d'un peu de silence alors qu'ils ne pensent qu'à jouer

et que je suis ra-vie quand ils dégagent dans le jardin, je suis carrément aux anges quand la grande est partie à ses activités :biggrin: et en ce moment même, je me fout é-per-du-ment de toutes les cochonneries que sa mamie va lui faire ingurgiter pendant quatre jours et je ne préfère même pas savoir où elle va la "traîner", ni même si elle va dormir un peu de temps en temps

(parceque, faut que je vous précise un truc: en plus on est des barges qui ne mangent que bio, qui n'ont pas le câble et qui refusent certains jeux

de vraies brutes! :biggrin: ) parceque pour moi c'est ça la vraie expérimentation: faire avec conscience des choses différentes, plutôt que d'être noyé dans des habitudes quotidiennes au point de ne plus se poser de question (ma grande à l'occasion de me demander "pourquoi c'est comme ça à la maison?" "pourquoi c'est comme ça chez mamie?" "pourquoi c'est comme ça chez bidule?", parcontre, bidule ne se demande pas pourquoi il va à l'école, pourquoi il peut bouffer des chips au ptit dej ni pourquoi il est inscrit au foot, il le fait c'est tout...

) je ne peut pas vous dire à leur place s'ils se sente(iro)nt enfermé (un jour), tout ce que je peux vous dire c'est que les mômes "renfermés" que je croise, et bien disons que, serte, ils doivent être nettement plus reposants (je sais pas si j'ai envie de mettre :biggrin: ou

sur ce coup tiens...)
Il y a également des risques de dérive
Vrai! comme dans tout! ...et les dérives de l'école sont bien malheureusement pléthore
des parents qui "couvent" leurs enfants et les empêchent d'être confrontés aux difficultés de la vie.
Personnellement, j'ai pas fait des enfants dans l'optique d'alimenter les rings de boxe, je me vois mal les pousser à l'eau pour leur apprendre à nager, et à mon humble avis ce qui permet d'affronter les difficultés extérieures, c'est avant tout la stabilité intérieure, la confiance et l'estime de soi. Ce qui permet d'affronter les foutteurs de baffes, c'est pas de se prendre des baffes pour savoir que ça fait mal et s'habituer à la douleur, mais de savoir qu'on a le droit et les moyens de refuser les baffes...
Comment les enfants vont-ils réagir plus tard lorsqu'ils seront confrontés au monde du travail???
peut-être moins partis-perdants? moins craintif? la tête moins rentrée dans les épaules? moins vulnérabilisés par les sentiments de peur, de honte, d'échecs, de découragement, de lassitude, d'être jugé pour tout et pour rien, d'être mal classé, mauvais en ci, pas assez diplômé en ça, pas assez méritant? sans l'envie d'écrabouiller son rival? sans crever d'envie d'avoir le beurre et l'argent du beurre? bref, sans avoir besoin de compulser grâce à un gros salaire, sans à avoir besoin de son job pour se sentir vivant, sans oublier qui ils sont et que la vie est courte...?
...enfin, peut-être qu'ils travailleront en "free-lance"...à la maison.
peut-être... peut-être aussi qu'ils seront aide-soignants dans les services psy des hopitaux submergés par les consommateurs d'anxiolitiques? peut-être qu'ils choisiront volontairement d'être "techniciens de surface" pour être sûrs d'avoir du temps à passer avec leurs enfants, plutôt que manager pour leur offrir à chacun une télé? peut-être qu'ils choisiront en toute conscience de faire des études universitaires, pas pour le prestige, mais parcequ'ils auront envie d'être des médecins différents et pensants? peut-être même qu'ils s'autoriseront à se demander si un travail salarié est indispensable, s'il n'y a pas d'autres choix...?
...que feront demain les enfants scolarisés aujourd'hui? ça non plus, personne ne le sait...